du 26 juin 2020
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Reconnaissance faciale : un afro-américain arrêté à tort

C'est la première erreur de ce type documentée aux États-Unis, rapporte l'AFP. Un afro-américain a été arrêté à tort à cause de l'usage par la police de la technologie de reconnaissance faciale. Début janvier, Robert Williams a passé trente heures en détention parce qu'un logiciel avait jugé identique la photo de son permis de conduire à l'image d'un voleur de montres capturée par des caméras de surveillance.

Après une nuit en cellule, des agents lui ont demandé s'il était déjà allé dans une bijouterie de Detroit, et lui ont montré deux photos floues d'un homme noir, écrit-il dans une tribune publiée par le Washington Post. « J'ai pris le papier et je l'ai mis près de mon visage en disant : J'espère que vous ne pensez pas que tous les hommes noirs se ressemblent. Les policiers se sont regardés et l'un d'eux a dit : l'ordinateur a dû se tromper », raconte-t-il.

Selon une étude du Massachusetts Institute of Technology, le taux d’erreur est de 35 % pour les femmes noires. Si ce biais ethnique lié à des bases de données comprenant plus de modèles blancs que noirs est connu, aucun cas précis d’erreur n’avait jusque-là été documenté.

Mercredi, le conseil municipal de Boston, sur la côte atlantique, a voté l’interdiction pour les agents municipaux d’utiliser la reconnaissance faciale, devenant la deuxième plus grosse ville au monde, après San Francisco à prendre cette décision. Dans la plainte administrative déposée à Détroit, l'association de défense des droits civiques ACLU demande à la ville de renoncer à son tour à cette technologie, mais aussi que le casier judiciaire de Robert Williams soit purgé de toute référence à cet incident.

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