du 29 janvier 2018
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Quand Strava permet de connaître l'emplacement des bases militaires et des rondes

Strava est une application mobile bien connue des sportifs. Elle permet d'enregistrer son parcours en exploitant le GPS de son smartphone, et ainsi obtenir des données sur votre entrainement. L'éditeur propose également une carte mondiale regroupant des données de ses utilisateurs.

Problème, en y regardant de plus près il est possible d'obtenir des informations sensibles, comme l'emplacement des rondes autour de bases militaires. En effet, si dans certaines portions du globe comme les États-Unis et l'Europe, les parcours sont très nombreux, rendant difficile une exploitation, dans d'autres cas (l'Irak par exemple), ils le sont beaucoup moins, permettant d'identifier des trajets récurrents.

C'est notamment le cas des « bases de Taji, au nord de Bagdad, de Qayyarah au sud de Mossoul, de Speicher près de Tikrit et de Al-Asad dans la province d'Al-Anbar » explique l'AFP. Tobias Schneider, un de ceux à l'origine de cette découverte, explique qu'en « Syrie, les bases de la coalition (des États-Unis) sont de vrais phares dans la nuit. Quelques points lumineux au-dessus de positions russes connues, pas de signes notables pour les bases iraniennes ».

La carte comprend également des données sur la base militaire française Madama au Niger. « Beaucoup de gens vont devoir assister à des conférences lundi matin » ajoute-t-il en guise de conclusion. Nos confrères de l'AFP ont obtenu une déclaration d'Audricia Harris, porte-parole du Pentagone : « La récente divulgation de données souligne l'importance d'une sensibilisation aux différentes situations quand des militaires partagent des données personnelles ».

Elle ajoute que « le département de la Défense prend très au sérieux ce genre de questions, et est en train d'évaluer la situation pour déterminer si des formations additionnelles sont nécessaires et si des politiques supplémentaires doivent être développées afin d'assurer la sécurité du personnel du département sur le territoire comme à l'étranger ».

Enfin, cette histoire aurait facilement pu être évitée puisqu'il suffit que les utilisateurs de Strava configurent leurs données en « privé » pour que les informations ne soient pas affichées sur la carte globale, précise l'éditeur.

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À découvrir dans #LeBrief
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La Commodity Futures Trading Commission (CFTC) a remporté un procès contre le créateur d'une pyramide de Ponzi promettant monts et merveilles à quiconque lui confierait quelques bitcoins. Le système aurait fait 80 victimes pour un préjudice total de 600 000 dollars.

Le principe de l'arnaque était vieux comme le monde. Nicholas Gelfman, PDG de Gelfman Blueprint, proposait à ses clients d'investir dans le bitcoin et de faire confiance à ses algorithmes de trading pour réaliser de gros bénéfices. Problème, l'argent des nouveaux clients servait à payer les profits des anciens…

La CFTC a reconnu l'homme et son entreprise coupables d'escroquerie. Ils ont été condamnés conjointement à rembourser 2,8 millions de dollars aux clients lésés. L'agence américaine précise cependant qu'il y a peu d'espoir que les victimes touchent bien cette somme au vu des liquidités dont dispose le coupable.

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Oregon Live indique que la société aurait annoncé à ses employés dans une note interne que cette entité allait désormais être scindée en trois. Sohail Ahmed, à sa tête depuis 2016, serait ainsi sur le départ.

Selon nos confrères, l'actuel CTO Mike Mayberry prendrait la tête du développement technologique. Ann Kelleher serait en charge de tout ce qui touche à la fonderie (Manufacturing and operations), alors que la chaîne d'approvisionnement serait gérée par Randhir Thakur.

Tous seraient dès lors sous la direction de Venkata (Murthy) Renduchintala, qui était pressenti par certains pour prendre la tête d'Intel, qui se cherche toujours un PDG. Si cela se confirme, ce ne sera donc pas le cas.

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La distribution elementary OS est disponible depuis deux jours en version 5. Le système fait le grand saut, puisque Juno – petit nom de cette mouture – aurait en effet dû être la version… 0.5. Elle reste basée sur Ubuntu, la 18.04 LTS en l’occurrence.

Juno garde son orientation très grand public et la renforce avec une ergonomie toujours plus inspirée de macOS, avec Dock et barre de menus en haut de l’écran. Suivant les traces de Mojave, Juno propose même un mode sombre pour plusieurs applications, dont Code et Photos.

Outre certaines nouveautés bienvenues comme l’intégration de Firefox Sync dans le navigateur Epiphany et le mode Picture-in-picture pour les vidéos, Juno propose surtout un App Center remanié. La philosophie de la distribution est en effet particulière dans ce domaine.

La totalité des applications proposées est ainsi open source. À l’inverse toutefois des autres, l’utilisateur n’y trouvera que des logiciels spécialement adaptés à elementary OS et son ergonomie.

Certaines applications sont payantes, avec un tarif suggéré par l’éditeur. Mais, autre spécificité de cet App Center, l’utilisateur choisit en dernier recours ce qu’il souhaite payer, en fonction de ce qu’il estime être juste (de quoi faire appel aux bonnes consciences).

Même chose finalement pour la distribution elle-même. Par défaut, la page de téléchargement propose de payer Juno, mais ceux qui ne veulent rien savoir pourront toujours indiquer « 0 euro ».

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Un an après son lancement aux États-Unis, de nouvelles fonctionnalités arrivent en France, dans la rubrique « Enfants et Famille » pour « pour écouter des histoires, jouer et apprendre en s’amusant ». Un lancement juste avant le retour des enfants à la maison pendant les deux semaines des vacances de la Toussaint...

Bayard Jeunesse, Lunii, Petit Bateau et Souffleur de Rêves sont partenaires pour ce lancement. Voici quelques exemples : « Ok Google, parler à Lunii » ou « à Souffleur de Rêves » pour écouter des histoires, « Ok Google, mets la radio Pomme d’Api », « Ok Google, parler avec Les Animaux de la ferme », etc.

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L'institut Gartner s'est livré à quelques prédictions sur les changements qui pourraient être observés dans le domaine du numérique dans les cinq prochaines années.

L'intelligence artificielle y figure en bonne place, Gartner estimant par exemple que les services d'urgence médicale aux États-Unis pourraient économiser 20 millions de déplacements en plaçant les malades chroniques sous des soins gérés par une IA.

Côté blockchain, l'institut estime que d'ici 2021 que 75 % des blockchains publiques seront « empoisonnées » avec des données personnelles, ce qui les mettrait en violation des lois sur la vie privée. Les analystes insistent : ces éventuels problèmes doivent être pris en compte dès la création du système afin de permettre l'effacement de ces données sans compromettre l'intégrité de la chaîne.

Le RGPD et ePrivacy sont également au centre des préoccupations de Gartner qui estime que d'ici cinq ans, ces lois sur la vie privée vont remettre en question le modèle publicitaire sur Internet. A contrario, en 2021, les scandales liés à des brèches de sécurité sur les réseaux sociaux ne devraient plus avoir le moindre impact durable sur la présence de leurs utilisateurs, principalement en raison du manque de concurrence dans le secteur.