du 07 avril 2020
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Quand Facebook voulait utiliser le logiciel espion qu'il accuse depuis d'avoir piraté WhatsApp

En 2017, deux représentants de Facebook avaient demandé à la société israélienne NSO de leur fournir une technologie susceptible de permettre au réseau social de mieux pouvoir surveiller les utilisateurs de terminaux Apple, révèle Motherboard.

Ironie de l'histoire, Facebook a depuis porté plainte contre NSO pour avoir permis à ce même logiciel espion, Pegasus, d'être utilisé par des services de renseignement pour espionner les comptes WhatsApp de plus de 100 militants des droits de l'homme et journalistes à travers le monde.

À l'époque, Facebook surveillait en effet l'utilisation faite par son VPN Onavo Protect, à l'insu de ses utilisateurs, pour voir quelles applications ils utilisaient. Or, la surveillance fonctionnait moins bien sur les terminaux Apple qu'Android. NSO avait alors refusé la vente au motif qu'elle ne fournissait que des gouvernements ou agences gouvernementales à des fins de sécurité nationale ou d'application de la loi. 

Double ironie de l'histoire, explique Steven Levy dans son livre Facebook, The Inside Story (non traduit), c'est précisément Onavo qui avait permis à Facebook de découvrir que « WhatsApp était en train de devenir une puissance mondiale, qui pouvait potentiellement bloquer le développement des services de messagerie de Facebook dans le monde ».

En outre, « dans certains pays, WhatsApp détenait les deux-tiers du marché ». Ce qui avait alors incité Facebook à le racheter... avant qu'Onavo, accusé d'être un spyware, ne soit lui-même finalement bouté hors du store d'Apple.

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