du 03 septembre 2019
Date

Choisir une autre édition

Publicités adressées, fusion Hadopi-CSA, les grandes lignes la future loi audiovisuelle

Suite à une rencontre entre les dirigeants des chaînes et le ministère de la Culture, on en sait désormais plus sur le fameux projet de loi.  Le texte autoriserait la publicité adressée qui permettra de cibler les messages commerciaux auprès des téléspectateurs, à l’instar de ce qui existe sur Internet. 

Un décret du 27 mars 1992 « fixant les principes généraux définissant les obligations des éditeurs de services en matière de publicité, de parrainage et de télé-achat » interdit à ce jour ce type de publicités. Son article 13 expose en effet que « les messages publicitaires doivent être diffusés simultanément dans l'ensemble de la zone de service », prohibant toute granularité. 

Autre réforme en piste, relevé par Les Échos, les télévisions vont pouvoir s’écarter d’un autre interdit : la publicité pour le cinéma. Le texte en gestation promet « des quotas réservés aux films européens et d'art et d'essai » avancent nos confrères.

De même, les jours interdits vont disparaître. Il sera ainsi possible aux chaînes de diffuser des films pour rattraper leur retard sur Netflix et consorts. Concomitamment, ces plateformes en ligne vont être soumises à des obligations d’investissements dans les œuvres européennes et françaises.

La fusion Hadopi-CSA est elle aussi au programme. Serpent de mer depuis 2010, le sujet viendrait sur la table parlementaire dans le cadre du projet de loi, avec des questions épineuses pour assurer le passage de relais. La Hadopi vient à ce titre de réclamer 9 millions d’euros de subventions. Une demande qui ne tient pas compte de cette possible fusion.

Autre confirmation : l’inclusion d’un volet anti-piratage. Un texte est sur la rampe. Nous l’avions dévoilé fin juillet. Il prévoit différentes mesures notamment pour protéger les compétitions sportives ou encore lutter contre les sites miroirs.

Le projet de loi sera présenté en novembre en conseil des ministres, après passage devant le Conseil supérieur de l’audiovisuel et le Conseil d’État. Son examen est prévu pour l’année prochaine. 

chargement Chargement des commentaires...

À découvrir dans #LeBrief
Copié dans le presse-papier !

« Des adhésifs industriels inspirés des pattes de geckos aux danses traditionnelles imitant des mouvements d’animaux, les humains tirent une infinité d’idées de la nature », explique le centre national pour la recherche scientifique.

Pour plonger en profondeur dans les méandres du biomimétisme, le Journal du CNRS propose un entretien avec les anthropologues Perig Pitrou et Lauren Kamili qui co-organisent des Rencontres à Marseille les 24 et 25 septembre.

Ils rappellent par exemple que « l’imitation n’est pas un calque immédiat de la nature, il suppose un certain nombre d’étapes : observations, mesures, dessins (...), puis, éventuellement, construction d’objets. Nous cherchons à voir toute la chaîne opératoire derrière ». Les applications touchent aussi bien les domaines militaires que civiles.

Copié dans le presse-papier !

Microsoft l'annonce via son compte Twitter. La conférence se tiendra ce soir à 00h00 et parlera notamment de l'événement X019 prévu à Londres du 14 au 16 novembre.

Il sera également question du service de streaming maison, xCloud, et de l'offre par abonnement Game Pass. Tom Clancy’s Ghost Recon Breakpoint sera également à l'honneur. 

Une retransmission en direct sera proposée sur la plateforme maison de Microsoft : Mixer.

Copié dans le presse-papier !

C'est en tout cas l'annonce faite par Emmanuel Grenier, directeur général de la société, à nos confrères de l'Opinion. Après avoir expliqué que « 40 % des commandes sont payées en plusieurs fois » et que « le siège de Cdiscount compte désormais près de 2 000 employés, dont 800 développeurs », il entre dans le vif du sujet.

« Nous entreprenons de créer une alliance européenne », en partenariat avec real.de en Allemagne, eMAG en Roumanie et ePrice en Italie. « C’est un colossal travail de "tuyauterie" pour que les marketplaces communiquent, pour que les offres soient traduites dans toutes les langues », ajoute Emmanuel Grenier

De 10 000 vendeurs, la plateforme espère ainsi passer à 27 000, soit presque le triple. Cette plateforme sera lancée la semaine prochaine selon le dirigeant. Le but (avoué) est évidemment de contrer Amazon. 

Copié dans le presse-papier !

La société explique qu'il a été réalisé en partenariat avec Pentagram pour, accrochez-vous bien, capturer « la personnalité exubérante de la marque ». Exubérante c'est le mot puisque la société s'est pour rappel fait pirater pas moins de 3 milliards de comptes, un record.

Le nouveau logo est l'occasion pour la société de rappeler qu'elle existe et d'essayer de se donner un nouveau départ. Fini les majuscules, l'heure est aux minuscules, toujours avec du violet un « ! » à la fin. Ce dernier est bien plus incliné qu'auparavant et semble presque vouloir prendre la tangente.

Nos confrères de The Verge ne sont pas franchement convaincus : « le nouveau logo manque de personnalité par rapport à celui de 2013,  avec un caractère sans empattement minuscule qui le fait ressembler à une startup venant d’acheter sa première campagne de publicité imprimée dans le métro ». 

La société en profite pour lancer une nouvelle version de son application Yahoo Mail. Elle annonce au passage qu'elle « se prépare à introduire d'autres produits et services au cours de la prochaine année ». 

Copié dans le presse-papier !

Sur la chaîne suisse RTS Info, le chanteur Stephan Eicher raconte son long bras de fer avec sa maison de disques. 

Quand celle-ci souhaitait qu’il crée des morceaux « qui marchent à la radio », lui préférait des chansons beaucoup plus personnelles, intimistes. 

En 2015, en réponse à une lettre recommandée qui lui exigeait un disque, avec un budget raboté de 60 %, l’interprète de Déjeuner en Paix a eu une idée : « ok, dans le contrat, c’est écrit 12 chansons, mais il n’est pas écrit la longueur qu’elles doivent avoir » 

Celui-ci a donc fourni des morceaux d’une longueur de… 30 secondes, soit le plafond en dessous duquel les morceaux étaient, au regard des contrats, diffusés gratuitement sur les plateformes. 

Finalement, il n’a pas souhaité sortir l’album, jugé trop « amer » par le chanteur. Son nouvel album, Homeless Songs, sort cette semaine. 14 titres, 38 minutes. Le morceau le plus long dure 6:10 minutes. Le plus court, 44 secondes.