du 29 novembre 2019
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Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie et des Finances, a annoncé le week-end dernier que le prix de réserve de la procédure d'attribution était de 2,17 milliards d'euros, loin des 1,5 milliard jugés comme « un grand maximum » par l'Arcep.

Depuis, les opérateurs ont fait part de leur mécontentement. « Cette décision n'est pas cohérente avec ce qui a été avancé ces derniers mois par le gouvernement. Nous sommes dans une équation inédite et déraisonnable », lâche le président de la FFTélécom, repris par les Echos.

Pour Maxime Lombardini (Iliad), « Cet appel d'offres poursuit trop d'objectifs et menace la concurrence. On ne peut pas durablement avoir un marché avec des prix très bas, des obligations de couverture maximalistes et des prix fous et probablement indécents au terme des enchères pour les fréquences ». 

De son côté, Bercy se défend, comme le rapporte Les Echos : « Le montant est particulièrement honnête. Les opérateurs nous accusent de leur faire les poches. Il faut remettre cela en perspective. Nous cédons quatre blocs d'une taille suffisante pour opérer à un prix extrêmement favorable et fixe. Aucun des grands pays voisins de la France ne l'a fait ».

Bref, chacun campe sur ses positions. L'Arcep doit encore se prononcer sur ce prix de réserve, mais « son avis n'est pas liant » avait déjà prévenu Agnès Pannier-Runacher. 

Prix de réserve 5G : les opérateurs grognent, Bercy trouve le montant « particulièrement honnête »
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