du 03 décembre 2018
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Près de 20 millions d’euros pour le brouillage des portables en prison

D’après la ministre de la Justice, 19,9 millions d’euros seront alloués en 2019 au brouillage des téléphones portables en prison (contre 14,7 millions d’euros au titre de l’année 2018).

La Garde des Sceaux explique surtout que les brouilleurs ne sont actuellement présents que « dans 60 % du parc immobilier » de l’administration pénitentiaire. « La neutralisation des communications illicites en détention revêt un caractère extrêmement complexe », admet au passage la ministre de la Justice.

En cause : « la rapidité d'obsolescence des matériels », mais aussi « la spécificité de l'architecture pénitentiaire [qui] contrarie l'efficacité du signal émis par les systèmes de brouillage : les murs en béton armé, les grilles, les barreaudages et de façon générale, les dispositifs de sécurité passive des établissements pénitentiaires perturbent la diffusion des ondes des systèmes de brouillage ».

Un marché a été conclu fin 2017 afin d’installer des brouilleurs « couvrant à l'avenir l'ensemble des fréquences commerciales » dans certains « établissements prioritaires ». Les prisons de Paris-la-Santé, Osny et Vendin-le-Vieil devraient ainsi être équipées « début 2019 ».

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