du 14 décembre 2018
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Pour Sundar Pichai (Google), les peurs liées à l'intelligence artificielle sont « très légitimes »

Depuis plusieurs mois maintenant, le géant du Net intensifie son lobbying autour de ses principes sur l'intelligence artificielle. L'actuel PDG de Google avait ainsi publié un billet de blog en juin.

Il y détaillait les sept points de la charte maison : socialement bénéfique, pensé et testé pour la sécurité, responsable envers les gens, etc. Plus récemment, c'est d'équité dont il était question.

Lors d'une interview au Washington Post, il reconnaît que les inquiétudes autour de l'IA sont « très légitimes » et appelle les sociétés à se responsabiliser sur le sujet : « Je pense que la technologie doit réaliser qu'elle ne peut pas simplement la construire, puis la réparer. Je pense que ça ne marche pas ».

« Parfois, je crains que les gens sous-estiment l'ampleur des changements possibles à moyen et long terme, je pense que ces questions sont en réalité assez complexes », ajoute-t-il. Dans le même temps, les bénéfices peuvent être très importants.

« Réguler une technologie à ses débuts est difficile, mais je pense que les entreprises devraient s'autoréguler. C’est la raison pour laquelle nous nous sommes efforcés d’énoncer un ensemble de principes d’IA. Nous n’avons peut-être pas tout compris, mais nous pensons qu’il était important de commencer un dialogue ».

En attendant un éventuel organe indépendant , Google promeut l'autorégulation et veut être un moteur de discussions sur ce thème. Il n'était pas question non plus de laisser trop de champ à Microsoft, qui s'est exprimé récemment sur un code de conduite pour la reconnaissance faciale.

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Pour Logitech, les trimestres se suivent et se ressemblent, ce qui dans son cas est plutôt une bonne nouvelle. L'entreprise suisse, spécialisée dans les périphériques pour PC, affiche un chiffre d'affaires de 864,4 millions de dollars au troisième trimestre de son exercice 2019, soit une hausse de 6 % sur un an. Son bénéfice net progresse quant à lui de 40 % pour atteindre 112,8 millions de dollars.

Le segment le plus lucratif pour Logitech reste le Gaming qui pèse 214 millions de dollars sur le dernier trimestre, soit près d'un quart du chiffre d'affaires, et a progressé de 23 % sur un an. On retrouve ensuite les dispositifs de pointage (souris, trackball…) pour 149 millions de dollars (+6 % sur un an) et les claviers pour 144 millions de dollars (+14 % sur un an).

Toutes les sections ne sont toutefois pas au beau fixe, notamment les enceintes mobiles qui ont vu leurs revenus fondre de 35 % en un an à 96 millions de dollars. Pire encore, la domotique,un secteur pourtant porteur ailleurs, est en chute libre chez l'équipementier suisse, avec seulement 20 millions de dollars de revenus, en baisse de 49 % sur un an.

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L’autorité néerlandaise de la sécurité routière (RDW) vient d'annoncer que la voiture électrique est désormais autorisée à circuler sur les routes européennes, comme l'explique Bloomberg. Selon nos confrères, les livraisons devraient débuter dès le mois de février.

La Model 3 est actuellement annoncée à partir de 53 500 euros (incluant 6 000 euros de bonus écologique) pour la version avec « batterie grande autonomie », mais sans le pilote automatique (ajoutez 5 300 euros).

Cette autorisation intervient alors qu'Elon Musk a annoncé son intention de licencier 7 % des effectifs de la société, entraînant une baisse de plus de 13 % du cours de l'action. But de l'opération : réduire les coûts et réussir à être durablement bénéficiaire. Pour cette dernière étape, Tesla compte beaucoup s'appuyer sur la Model 3.

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Des robots sont déjà à l'oeuvre depuis longtemps dans les entrepôts d'Amazon, notamment pour gérer les stocks. Ils se déplacent généralement dans des zones réservées afin d'éviter les accidents.

En cas de panne ou si un objet tombe, un humain doit intervenir pour régler le problème. Une zone était alors définie manuellement par des ouvriers comme étant interdite aux robots le temps de procéder aux réparations.

Avec la Robotic Tech Vest, Amazon veut automatiser et simplifier ce processus, comme l'explique TechCrunch : « elle permet aux robots de détecter un humain de plus loin et de mettre à jour intelligemment son plan de déplacement pour se tenir à l'écart, sans qu'il soit nécessaire pour les employés de délimiter explicitement ces zones ».

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Hier, on apprenait de nouveaux détails sur la fameuse taxe visant les géants du numérique, qui fera l'objet d'un projet de loi annoncé pour février.

De son côté, la CNIL infligeait pour la première fois une sanction pécuniaire de 50 millions d’euros à Google pour non-respect du RGPD. Elle y détaille tous les manquements de la société en matière de respect de la vie privée.

Le communiqué de presse a été envoyé vers 15h15. Et c'est à... 15h30 que Google France décidait de publier un billet de blog revenant sur ses investissements en France, annoncés l'année dernière.

La société a d'ailleurs trouvé un relai de poids : le compte Twitter de l'Élysée. Un peu avant 20h, il publiait une déclaration du patron de Google France vantant la formation de 100 000 français aux « outils numériques » et l'ouverture de ses ateliers.

Un timing pour le moins étonnant, l'exécutif invitant à « écouter » le géant américain dans le cadre de son programme ChooseFrance. Ce, alors que le gouvernement cherche le moyen de lui faire payer sa juste part d'impôts et que la CNIL constate de manière assez détaillée comment il fait peu de cas du respect de la vie privée et des lois en vigueur en Europe en la matière.

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Après avoir rejeté officiellement une demande similaire en octobre 2017, la société a finalement décidé de proposer cette possibilité à ses utilisateurs, comme l'explique Thurrot.

Un changement de position qui intervient plusieurs mois après l'affaire autour de R. Kelly ayant entraîné le retrait de ses morceaux des listes de lecture de Spotify. « Même si nous ne croyons pas en la censure pour le comportement d'un artiste ou créateur, nous voulons que nos décisions éditoriales reflètent nos valeurs », expliquait alors la société.

Prochainement, n'importe qui pourra donc décider de bloquer un artiste, quelles qu'en soient les raisons. La lecture de ses chansons n'est alors plus possible et elles ne sont également plus diffusées dans les listes de lecture.

Cette fonctionnalité est pour le moment en test auprès de certains utilisateurs et tout le monde ne peut pas en profiter. La plateforme de streaming n'a pas encore communiqué officiellement sur le sujet.