du 13 mars 2018
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Hier, le World Wide Web fêtait officiellement ses 29 ans. À cette occasion, son « père » Tim Berners-Lee a redit son inquiétude pour l'ouverture d'Internet. L'année serait d'autant plus importante qu'elle devrait marquer la connexion de la moitié de la population mondiale au réseau.

Le clivage que représente l'accès à Internet renforcerait les inégalités existantes, même s'il n'est pas dit que tout le monde veuille se connecter. Il demande de soutenir les initiatives pour la connectivité, comme les réseaux communautaires ou les maillages Wi-Fi publics.

Les sujets d'inquiétude sont les mêmes qu'il y a un an, « de la désinformation et de la publicité politique douteuse à une perte de contrôle sur nos données personnelles ». Les acteurs dominants sont bien en mesure de verrouiller des marchés, estime Berners-Lee. Pour lui, ces sociétés ont un rôle social central aujourd'hui.

« La responsabilité – et parfois le fardeau  de prendre ces décisions relève des entreprises qui ont été érigées pour maximiser les profits plus que pour maximiser le bien social » écrit-il. Des lois en tenant compte seraient donc bienvenues, en pleine tentation de réguler l'information sur Internet. L'an dernier, il appelait à s'associer à ces sociétés.

Il s'attaque enfin à deux mythes. Le premier est que la publicité est le seul modèle possible pour le web, le second qu'il est trop tard pour changer de cap. Il demande donc de penser un autre web, pour répondre aux menaces qui couvrent son horizon.

En France, les initiatives sont nombreuses, comme celles de Framasoft ou les services respectueux des données personnelles à la Cozy Cloud ou Qwant. Un label pourrait d'ailleurs aider à faire la différence (voir notre édito).

Pour sauver le web, Tim Berners-Lee appelle à plus de régulation des géants du Net
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Selon Le Monde et le JDN, le lancement est prévu pour ce 11 décembre. Seule Boursorama, filiale de la Société Générale, aurait décidé de sauter le pas pour le moment.

Pour le reste il faudra compter sur les néobanques et autres services de paiements tels que Boon, Lydia, N26 ou Revolut. Ce, alors qu'Apple et Samsung ont déjà fait le travail d'évangélisation des clients et des différents maillons de la filière.

Il faudra bien entendu un appareil compatible afin de proposer sur service de paiement sans contact, notamment avec la gestion du NFC.

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Le fabricant continue d'annoncer des nouveautés à tour de bras, dans des formats bien différents. Après les NAS TVS-x72XT au format tour (CPU Intel de 8ème génération, 10 GbE et M.2 (NVMe) en fin de semaine dernière, voici le TS-977XU.

Il est au format rack 1U, mais propose tout de même quatre baies de 3,5" en façade pour des disques durs et cinq emplacements internes de 2,5" plutôt pour des SSD. Un emplacement PCIe est aussi présent pour ajouter une carte graphique ou une carte d'extension (M.2, USB 3.1 Gen 2, réseau, etc.).

La machine est animée par un Ryzen 3 1200 ou un Ryzen 5 2600 avec 4 à 8 Go de mémoire vive, extensibles jusqu'à 64 Go. Deux ports réseau 10 GbE SFP+ sont présents, ainsi que deux Ethernet à 1 Gb/s, quatre USB 3.et un USB 3.1 Gen 2 (10 Gb/s).

Une version avec alimentation redondante (2x 300 watts) est également proposée par QNAP. Comme toujours, elle porte la référence « -RP » en plus dans sa dénomination. Tous les détails sont disponibles par ici.

Le constructeur ne donne pas de prix, mais le revendeur Span.com propose déjà le TS-977XU avec Ryzen 3 1200 et 4 Go de mémoire vive pour 1 940 euros. Comptez 2 560 euros pour un Ryzen 5 2600, 8 Go et une alimentation redondante.

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L’onglet Pour vous était prévu depuis quelques mois et fait maintenant son apparition, progressivement selon les marchés. Le déploiement ne fait que commencer et les utilisateurs ne l’auront pas tous immédiatement (comme toujours).

Le fonctionnement est connu : l’onglet regroupe des conseils, guides et informations sur ce qui entoure l’utilisateur, selon ses goûts et habitudes. Une « expérience personnalisée » de Google Maps avec, par exemple, le signalement d’un nouveau plat dans un restaurant que l’on apprécie.

La fonction est en déploiement dans 40 pays sur iOS, et 130 sur Android. Dans les deux cas, la France fait partie du lot.

Google voit son onglet comme un excellent moyen de planifier des activités pour un voyage, selon ses goûts. L’onglet se concentre en effet pour l’instant sur la seule restauration, mais il est évident que Google ne va pas se contenter d’un seul domaine.

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Verizon a lancé un nouveau plan de départs volontaires dans le but de réduire ses coûts fixes en prévision de ses prochains investissements dans son réseau 5G, rapporte Reuters.

Ce plan concernera environ 10 400 employés sur un total de 152 300. Les volontaires pourront prétendre au versement de leur salaire jusqu'à 60 semaines après leur départ (soit environ 14 mois), une prime et divers avantages en fonction de leur ancienneté.

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Le 6 juillet 2017,  le tribunal de grande instance de Paris avait ordonné le blocage et le déréférencement de Libertyland.tv, LibertyLand.co, StreamComplet.com, VoirFilms.org et VoirFilms.co.

Les professionnels du cinéma, dont l’Union des producteurs de films, le Syndicat de l’édition vidéo numérique et la Fédération nationale des distributeurs de films, avaient interjeté appel, mécontents du volet financier que le jugement mettait à leur charge.   

Il faut dire que le même jour, la Cour de cassation avait posé que les acteurs d’Internet doivent « contribuer à la lutte contre les contenus illicites » dès lors « qu’ils sont les mieux à même de mettre fin à ces atteintes », sauf mesure disproportionnée. Une jurisprudence elle-même inspirée de la Cour de justice de l’Union européenne et son arrêt Telekabel du 27 mars 2014.

La cour d’appel n’a pas eu d’autres choix que de renverser le jugement du premier degré. Le 4 décembre dernier, comme révélé par Doctrine.fr, elle a jugé que le blocage des trois sites n'entrainait aucun « sacrifice insupportable » ou de mise en péril des intermédiaires. Google, Free, Bouygues, Numericable et Orange se doivent donc de supporter l’intégralité des coûts sans possibilité de remboursement auprès des organismes de défense professionnelle.