du 01 février 2019
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Pour Robert (Bob) Swan, PDG par intérim d'Intel, le poste devient définitif

Est-ce un choix par défaut ? Après plusieurs mois à se chercher un nouveau patron, le géant de Santa Clara a finalement décidé hier de garder celui qu'il avait mis à sa tête de manière temporaire.

Il est âgé de 58 ans et directeur administratif et financier de la société depuis 2016. C'est donc à nouveau un profil financier qui dirigera Intel, dans une période plutôt positive en termes de résultats, mais qui s'annonce houleuse pour les années à venir, tant les difficultés et la concurrence se multiplient.

Une déception, sans doute, pour ceux qui espéraient que les profils techniques allaient reprendre un peu le pouvoir à Santa Clara. L'important sera maintenant dans les premiers gestes forts de Swan, au-delà des déclarations d'intentions.

Dans une première lettre adressée aux employés, assez creuse, il annonce une stratégie de base identique, celle d'un monde « qui passe du PC-centric au data-centric » et où Intel doit garder (ou trouver) sa place et aider ses clients à avoir une vie meilleure.

Seule concession intéressante : « L'exécution doit s'améliorer ». Sans doute un rappel de la situation actuelle : le passage à 10 nm ne s'est pas fait dans les temps, malgré la positive attitude de son prédécesseur, mettant tout le reste de la feuille de route à la poubelle.

Intel devrait continuer à subir les assauts de ses concurrents en 2019, sans vraie réponse à apporter. C'est à partir de 2020, notamment avec l'arrivée de ses GPU, que l'on saura si la société a réussi à revenir sur le devant de la scène.

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