du 23 octobre 2017
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Pour Google, le HTTPS est en très bonne voie

La société fournit quelques chiffres intéressants sur la progression des connexions sécurisées. Sur Chrome pour Android, 64 % du trafic est ainsi protégé, contre 42 % il y a un an. Chrome pour macOS voit pour sa part transiter 75 % du trafic en HTTPS, contre 60 % un an avant.

Le chiffre le plus notable est sans doute celui-ci : 71 sites du Top 100 des plus visités sont désormais en HTTPS, contre seulement 37 il y a un an. Il s’agit de moyennes mondiales, mais les scores changent selon les régions.

Via les mesures de Chrome pour Windows, on apprend ainsi que le HTTPS est passé de 50 à 66 % au Brésil, de 59 à 73 % aux États-Unis, mais seulement de 31 à 55 % au Japon, qui semble avoir un réveil tardif.

Par ailleurs, ces informations restent indicatives, dans la mesure où elles ne proviennent que d’un acteur unique. Elles fournissent évidemment une fenêtre sur l’évolution du web, mais on gardera à l’esprit que même si la progression est encourageante, le 100 % est encore loin.

En plus d’initiatives comme Let’s Encrypt, les navigateurs ont un grand rôle à jouer dans ce domaine. Google vante le durcissement de ton dans Chrome (notamment avec la version 62), mais tous adoptent une stratégie similaire : ne plus présenter à terme le HTTPS comme un bonus, mais pointer le HTTP classique comme un défaut.

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Hier, la cour fédérale de justice de Karlsruhe a donné raison à Adblock Plus face au géant allemand de l'édition Axel Springer. Après deux passages en justice à Cologne, l'activité d'Eyeo n'est pas considérée comme une entrave à la concurrence. La société s'en félicite.

Pour rappel, elle est en guerre outre-Rhin contre des éditeurs de presse, au motif que le blocage de publicité mettrait à mal le financement de la presse en ligne. Pour se financer, Eyeo vend la mise sur liste blanche de certaines publicités jugées « acceptables ».

Selon la justice allemande, Adblock Plus n'interdit pas le financement par la publicité, mais fournit bien une option supplémentaire aux internautes. Il n'y aurait pas de preuve qu'Adblock Plus suffise à « perturber le modèle économique de fourniture de contenu gratuit sur Internet ».

Il reste que cette option peut être bloquée par les sites qui le souhaitent. « Il est raisonnable pour [l'éditeur de presse], compte tenu du droit fondamental à la liberté de la presse, de contrecarrer les effets négatifs de l'utilisation du programme en prenant les mesures défensives possibles. Cela inclut, par exemple, le blocage des utilisateurs qui ne souhaitent pas renoncer à utiliser un bloqueur de publicité » écrit la cour fédérale.

Pour l'eurodéputée Julia Reda, cette décision pose un important problème en matière de vie privée, dans la mesure où un site pourra interdire l'accès à un internaute pour son utilisation d'un bloqueur de publicité, une collecte d'information sur laquelle aucun consentement n'aura été donné.

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L'application vient de passer à la version 2.3.5 au sein de l'App Store d'Apple, qui ne détaille pas vraiment les nouveautés apportées, autres que des optimisations et corrections.

Pour en savoir plus, il faut se rendre sur le forum de Canal+ qui évoque l'apport principal : l'enchaînement des épisodes est là. Désactivable dans les paramètres, il permet de passer automatiquement au suivant, sans action spécifique.

Une pratique rendue populaire par Netflix, mise en place de manière assez aléatoire au sein des interfaces de Canal+.

Notez au passage que la version Android a également droit à une mise à jour, diffusée plus tôt dans le mois, notamment pour apporter la nouvelle interface dans la section « à la demande » et une meilleure gestion de Chromecast.

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Des extensions malveillantes ont été trouvées par le chercheur Andrey Meshkov. Elles totalisaient plus de 20 millions d'installations, tout de même. AdRemover for Google Chrome, uBlock Plus, Adblock Pro, Superblock ou encore Superblock Extended font partie des noms signalés à Google, qui a fait le ménage.

Ces extensions émettaient des informations de navigation à des serveurs, qui répondaient avec des commandes cachées dans des images. Elles pouvaient ainsi changer le comportement de Chrome pendant le surf.

Les extensions malveillantes ne sont pas un phénomène nouveau, mais la découverte rappelle que leurs auteurs sont évidemment prêts à sauter sur n'importe quelle occasion, surtout des noms capables d'attirer au mieux le chaland.

Les conseils sont ainsi toujours les mêmes : n'installez que celles jugées réellement nécessaires, et uniquement celles publiées par des éditeurs de confiance.

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Début décembre, Mozilla ajoutait la fonctionnalité dans son client Android. Une version iOS avait été promise, dont acte.

Le fonctionnement du surlignage est strictement le même. L'utilisateur sélectionne son texte, faisant apparaître un petit menu. Il suffit alors d'appuyer sur « Surligner », et d'éventuellement en changer la couleur.

Les passages surlignés sont synchronisés par le compte et peuvent donc être retrouvés partout. Une section permet en outre de retrouver tous les passages marqués.

Il s'agit toujours d'une fonctionnalité freemium. Un utilisateur classique peut surligner un maximum de trois passages par article, tandis qu'un abonné Pocket Premium (40 euros par an) n'aura aucune limite.

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Au début de l'année, le géant du Net a ajouté une fonctionnalité à son navigateur permettant d'inciter les sites à respecter les règles de la Coalition for better ads en matière de publicité. Même si ses effets sont contestés, Google n'hésite pas à caresser les éditeurs dans le sens du poil en adoptant une position inverse, afin de vanter son initiative Funding choices lancée l'année dernière.

Pour rappel, celle-ci vise à proposer aux utilisateurs de bloqueurs de publicités classiques de le désactiver ou de payer un petit montant pour s'en débarrasser tout en finançant le média en question. Il arrive dans 31 nouveaux pays, dont ceux en français. Attendez-vous donc à voir de plus en plus de messages du genre sur de nombreux sites.

Une action intéressée à plus d'un titre par Google : cela lui permet d'avoir un nouveau service en place chez les éditeurs, d'obtenir des informations sur les choix des utilisateurs, d'être l'intermédiaire pour un service payant, et de limiter l'utilisation des bloqueurs de publicités qui peuvent pénaliser son modèle économique.

Celui intégré à Chrome ne s'attaque en effet qu'à certains formats très précis, et ne concerne pas le pistage en ligne. Ainsi, Google aide d'un côté les éditeurs à réduire la portée des bloqueurs, de l'autre en propose un présenté comme plus éthique... et espère bien ainsi rester au cœur du modèle économique du Net.