du 29 juin 2020
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Pollution de l’air : la plupart des États européens sont en retard sur les objectifs

Alors que la France vit une importante bascule écologiste après la victoire d’EELV dans plusieurs grandes villes (Lyon, Bordeaux, Strasbourg, Poitiers, Grenoble…), la Commission européenne dresse un bilan morose.

Les objectifs définis pour réduire la pollution de l’air d’ici 2030 risquent de ne pas être respectés par la plupart des pays membres de l’Union.

« Le message contenu dans ce rapport est clair. Partout en Europe, trop de citoyens sont toujours menacés par l'air qu'ils respirent. Des mesures plus efficaces sont nécessaires pour réduire la pollution dans de nombreux États membres et pour lutter contre les émissions atmosphériques dans tous les secteurs, y compris les secteurs de l'agriculture, des transports et de l'énergie », estime Virginijus Sinkevičius, membre de la Commission et en charge de l’environnement, des océans et de la pêche.

La logique est, selon lui, très simple : « Le moment est propice pour faire évoluer les choses : investir dans un air plus propre revient à investir dans la santé des citoyens, dans notre climat, et à donner le coup d'envoi qu'attend notre économie. Tel est le raisonnement qui sous-tend le pacte vert pour l'Europe, et c'est la logique dont l'environnement a besoin ».

Même les États présentant de bonnes pratiques – et qui devraient être « source d'inspiration pour d'autres » - auraient bien besoin de « mesures supplémentaires ».

La Commission rappelle que l’application de la législation relative à la qualité de l’air « constitue une contribution essentielle » à l’ambition « zéro pollution » établie dans le pacte vert pour l’Europe.

La communiqué pointe vers plusieurs rapports, dont le principal sur la mise en œuvre de la politique établie à horizon 2030. Certains sont spécifiques à chaque pays, tandis que d’autres sont plus transversaux et évoquent la situation à l’échelle de l’Union.

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