du 22 mai 2019
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Selon le Premier ministre, le « grand débat » organisé suite à la crise des « Gilets jaunes » devrait coûter aux alentours de 12 millions d’euros aux finances publiques. Interrogé il y a plusieurs semaines par le député Nicolas Dupont-Aignan, Édouard Philippe vient surtout de détailler les différents postes de dépenses de l’opération.

Parmi lesquels :

  • 1,1 million d’euros pour la « plateforme numérique » (confiée au prestataire Cap Collectif, non sans provoquer certains remous)
  • 3,25 millions d’euros pour le traitement et l’analyse des données (« dont : Numérisation, indexation et archivage des contributions en format libre par la Bibliothèque nationale de France et son sous-traitant : 330 k€ ; Transcription : 620 k€ ; Traitement et analyse des données issues des contributions libres : environ 900 K€ »)
  • 1,4 million d’euros pour le traitement et l’analyse des données issues de la plateforme numérique
  • 2,6 millions d’euros pour les « conférences citoyennes régionales en métropole »
  • 1,6 million d’euros de « plan de communication »
  • 142 000 euros pour le numéro vert assuré par Téléperformance

« Les chiffres définitifs seront connus fin mai » conclut le chef du gouvernement, qui précise néanmoins que toutes ces dépenses seront « couvertes par le budget de l'État ».

Plus d’un million d’euros pour la plateforme du « grand débat »
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La mission de la NASA a décollé en septembre 2016, puis est arrivée à destination deux ans plus tard. Après une première image en « super résolution » à 330 km de distance, l'agence spatiale américaine en publie une seconde à 690 mètres cette fois-ci.

L'image a été capturée le 13 juin après la seconde manœuvre orbitale par NavCam 1, une des trois caméras de navigation de TAGCAMS (the Touch-and-Go Camera System). « À cette distance, des détails de 0,5 m peuvent être identifiés au centre de l'image », indique la NASA.

La mission est loin d'être terminée puisque Osiris-Rex doit effectuer un « touch-and-go » sur Bennu en 2020, puis ramener des échantillons sur Terre en 2023. C'est du moins le plan initial.

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Il est désormais possible de consulter la liste des personnes ayant soutenu l’organisation d’un premier référendum d’initiative partagée, au sujet de la privatisation des Aéroports de Paris.

Comme l’avait réclamé la CNIL, il faut remplir un captcha avant de pouvoir accéder à chaque page de cette liste (classée par ordre alphabétique). L’objectif ? Éviter une extraction automatisée, notamment par des personnes malintentionnées. Cela n’a néanmoins pas empêché certains internautes de procéder à un comptage du nombre de soutiens. Benjamin Sonntag, par ailleurs co-fondateur de La Quadrature du Net, les a par exemple estimés à plus de 125 000.

Sont ainsi librement accessibles : le nom, le ou les prénoms et le lieu de vote de chaque électeur ayant apporté son soutien.

Un moteur de recherche est également proposé. Celui-ci est cependant destiné aux citoyens qui souhaitent par exemple vérifier que personne n’a « voté » pour eux. Il faut en effet fournir différentes informations dont seuls les intéressés disposent en principe : date et lieu de naissance, commune d’inscription sur les listes électorales, etc.

Cette liste sera consultable durant toute la période de recueil des soutiens (soit jusqu’au 12 mars 2020) et même au-delà, le temps que le Conseil constitutionnel rende sa décision arrêtant le nombre de soutiens définitivement exprimés en faveur de la proposition de loi référendaire. Les noms des électeurs seront accessibles jusqu’à dix jours après cette décision, puis détruits dans les deux mois.

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Alors que le Conseil d’État vient tout juste de s’opposer à la communication des « algorithmes locaux » de Parcoursup (voir notre article), les députés LFI vont tenter d’épauler les futurs bacheliers en quête de transparence et de compréhension de la sélection opérée à leur égard.

Profitant de l’examen de la proposition de loi de lutte contre la haine sur Internet (ça ne s’invente pas...), le groupe de Jean-Luc Mélenchon vient de déposer un amendement qui obligerait l’administration à rendre publique « l’ensemble des documents permettant de prouver que les algorithmes utilisés n’ont pas pour conséquence, intentionnelle ou non, directement ou indirectement, un traitement défavorable des personnes candidates », par exemple « en raison de leur origine », ou « de leur situation de famille ».

Au regard des forces politiques en présence, cet amendement n’a quasiment aucune chance d’être adopté.

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Dans le cas présent, l'entropie peut être définie comme le niveau d'imprédictibilité d'un nombre aléatoire. En effet, il faut distinguer nombre aléatoire et nombre aléatoire… car ce n'est pas si évident d'avoir un nombre véritablement aléatoire.

CloudFlare, par exemple, utilise toute une panoplie de lampes à lave et une caméra servant d'entrée à un générateur de nombres pseudo-aléatoires. L'université du Chili utilise des mesures sismiques, etc. Chacun y va de sa sauce maison pour arriver au résultat souhaité.

Partant du principe qu'un mélange de nombres aléatoires est toujours plus aléatoire qu'un seul nombre, League of Entropy mélange cinq sources (Cloudflare, École polytechnique fédérale de Lausanne, Université du Chili, Kudelski Security et Protocol Labs) pour produire un résultat. La ligue est ouverte et de nouveaux membres peuvent venir rejoindre les rangs pour encore renforcer le caractère aléatoire et limiter le risque de dépendance à une poignée de sources.

Le nombre ainsi généré est affiché sur le site avec une mise à jour toutes les 60 secondes. Pourquoi 60 secondes ? « Sans raison particulière » affirme CloudFlare. Vous pouvez voir l'ensemble des précédents résultats, mais pas en choisir un au hasard.

La génération de clés de chiffrement repose sur l'utilisation de grands nombres aléatoires. Mais attention, les résultats affichés par la League of Entropy ne vous serviront à rien dans le cas présent : « les utilisateurs ne doivent PAS utiliser ces nombres générés aléatoirement pour leurs clés secrètes », car ils sont accessibles à tout le monde.

Pour autant, obtenir de vrais nombres générés aléatoirement et disponibles publiquement est très utile. Par exemple pour les élections lorsqu'il faut sélectionner au hasard des bureaux de vote, pour les tirages au sort, etc. Des détails sont donnés dans ce billet de blog. Des détails plus techniques sont également disponibles par ici.

La ligue utilise Drand (disponible sur GitHub, licence MIT) pour générer les nombres aléatoires annoncés publiquement, mais il est aussi possible d'utiliser un ou plusieurs nœuds de la ligue pour obtenir un nombre privé. De la documentation est disponible par ici.

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L'arrivée du « puzzle game » avait déjà été annoncée, elle est désormais fixée au 10 juillet.

Le téléchargement sera gratuit, mais des achats dans l'application sont prévus, sans plus de détails pour l'instant. Des modes solo et Batailles sont de la partie. En attendant, il est possible de se préinscrire :