Patreon change son dispositif de facturation, certains créateurs en colère

Hier, Patreon annonçait du changement au sein de ses tarifs. Le service, qui permet à des créateurs de recevoir de l'argent de la part de leur communauté, a dû faire face à une grogne, l'obligeant à détailler sa position.

Jusqu'à maintenant, Patreon percevait 5 % des revenus, hors frais du service de paiement en ligne (de 2 à 10 %). Mais à partir du 18 décembre, ces derniers seront remplacés par des frais de service de 2,9 % et 35 cents de commission fixe facturés aux donateurs connus sous le petit nom de « Patrons ».

De quoi permettre à la plateforme de clamer qu'elle reverse 95 % des revenus, mais cela n'est pas pour plaire à tout le monde. En effet, ceux qui acceptent de petits paiements vont voir le tarif augmenter pour leurs « Patrons » avec cette méthode de calcul. Une fronde s'est ainsi organisée sur les réseaux sociaux par de nombreux créateurs mécontents.

Se pose notamment la question de la dépendance à une telle plateforme, qui peut revoir ses tarifs du jour au lendemain, sans possibilité de transférer des abonnements vers un autre service en cas de désaccord.

Dans une mise à jour de son billet de blog et une réponse dans sa FAQ, Patreon tente de déminer la situation, expliquant les raisons de l'évolution de son système de paiement, notamment pour la gestion des dates anniversaire où la situation actuelle n'était pas satisfaisante. Cela permettait néanmoins de regrouper les paiements et de limiter les frais.

Le nouveau dispositif doit ainsi permettre un ensemble plus clair pour les paiements, et une facturation à tarif unique séparée entre créateurs et « Patrons ». Mais cela ne rassurera sans doute pas ceux proposant de petits montants, et qui vont sans doute devoir rapidement changer de stratégie, ou de plateforme.

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L'éditeur français a montré son sens de la paraphrase hier soir en annonçant le retard de la sortie de trois de ses prochains titres, parfois de façon très significative.

Une « décision [qui] s’inscrit dans la vision stratégique du Groupe tendant à offrir aux joueurs des expériences toujours plus engageantes et de grande qualité. Le temps supplémentaire alloué à Assassin’s Creed Origins a permis à nos talents d’exprimer pleinement leur vision créative. Comme attendu, cela a eu un impact très positif sur la qualité du jeu et a grandement contribué à son succès commercial. Poursuivant la même approche, nous avons décidé de donner plus de temps à trois jeux à venir » assure l'éditeur.

Dans les faits, Far Cry 5 prend un mois de retard et sortira le 27 mars 2018. The Crew 2, attendu pour le 16 mars, voit son lancement repoussé au premier semestre de l'exercice 2018-201919, soit une fenêtre s'étalant d'avril à septembre 2018. Enfin, un des titres non annoncés, devant sortir avant mars 2019, est décalé à l'exercice fiscal suivant.

Ces annonces n'ont que des effets limités sur les prévisions de résultats de l'éditeur, qui ne s'attend qu'à une baisse de 10 % de son chiffre d'affaires au 3e trimestre par rapport aux estimations précédentes, à 630 millions d'euros. Sur l'ensemble de l'exercice, l'impact ne serait d'ailleurs que de 60 millions d'euros sur les revenus, tandis que le plan reste inchangé concernant le bénéfice opérationnel.

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La cérémonie des Game Awards s'est déroulée cette nuit et elle a rendu son verdict : The Legend of Zelda : Breath of The Wild remporte le fameux titre de « GOTY » en ayant été élu jeu de l'année face à Super Mario Odyssey, PlayerUnknown's Battlegrounds, Persona 5 et Horizon Zero Dawn.

Cuphead s'est illustré en remportant les titres du meilleur jeu indépendant ainsi que celui de la meilleure direction artistique. Nintendo a également fait une razzia sur de nombreux trophées, dont celui de la « Best Game Direction » et du meilleur jeu d'action/aventure avec Zelda, du meilleur jeu sur console mobile où il était le seul éditeur représenté, et du meilleur jeu familial (Super Mario Odyssey).

On notera que le meilleur jeu de stratégie de l'année n'est ni XCOM 2 : War of the Chosen, ni Total War Warhammer II, mais Mario + Rabbids Kingdom Battle (eh oui) et que le public a choisi Overwatch comme meilleur jeu e-sport face à Rocket League, Dota 2, League of Legends et Counter Strike Global Offensive.

Il n'y avait par contre pas de titre de la meilleure loot box, dommage pour Star Wars Battlefront II, qui repart donc les mains vides.

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La fin de semaine est plutôt mouvementée pour le groupe Webedia, avec pour commencer une bonne nouvelle : l'annonce d'une prise de participation majoritaire dans Creators Media, un éditeur de « plateformes de divertissement digital et spécialisée dans la création de contenus sociaux ».

L'entreprise s'est ainsi fait une spécialité du « shoulder content », c'est-à-dire les « formats premium longs ou courts, pour promouvoir, soutenir et prolonger des événements (programmes TV, films au cinéma, compétitions sportives...) », tout un programme.

Concernant la chaîne ES1 dédiée à l'e-sport que le groupe souhaitait lancer le 1er décembre, les nouvelles sont un peu moins bonnes. Lors d'un colloque organisé par la Chaire Audiovisuel et Numérique de l'université Panthéon-Assas Paris 2, Veronique Morali, présidente de Webedia, expliquait que le projet prenait du retard.

La raison ? Le besoin de clarifier quelques points de droit. Il faut dire que l'annonce est intervenue avant que la chaîne n'ait obtenue l'accord du CSA. Or, le fait que l'e-sport ne soit pas reconnu officiellement comme un sport « peut poser un problème lors de la diffusion d’événements et la présence de marques à l’antenne » précise à SportBusiness Nathalie Sonnac, membre du CSA. De ce fait, la demande de convention de la chaîne n'a pas été validée pour le moment.

Aucune nouvelle date de lancement n'a pour le moment été communiquée.

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C'est via un message sur Google+ qu'un responsable du géant du Net annonce ce changement. Il ne faut pas en attendre une révolution, mais plusieurs petites nouveautés sont tout de même de la partie.

Les notifications par vibrations peuvent être normales, longues ou doubles, le déverrouillage de l'écran peut se faire via le bouton Power uniquement (et plus de manière tactile), de nouveaux pays et langues sont supportés, etc.

Comme toujours, le déploiement de cette mise à jour dépendra du bon vouloir des fabricants.

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Lancée il y a quelques jours aux États-Unis, la nouvelle application du réseau social pour les enfants inquiète Ed Markey et Richard Blumenthal, comme le rapporte Recode.

Dans une lettre adressée à Mark Zuckerberg, ils expliquent que l'application « soulève un certain nombre de problèmes de confidentialité et de sécurité ». Ils posent ensuite une dizaine de questions.

Pêle-mêle, ils veulent savoir si Messenger Kids restera toujours sans publicité, si des tierces parties recevront des informations sur les parents ayant téléchargé cette application, et ce qu'il en est exactement de la « famille de compagnies Facebook » pouvant accéder aux données des jeunes utilisateurs, ce qui se passera pour les données lorsque les utilisateurs auront 13 ans, si des informations sur la géolocalisation seront récupérées, s'il existe un âge minimum, etc.

Les sénateurs attendent une réponse écrite d'ici le 4 janvier 2018.