du 25 octobre 2018
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Avant-hier, l'autorité des télécoms mettait en demeure l'opérateur historique de respecter ses obligations d'entretien du réseau téléphonique, utilisé pour le xDSL.

Depuis plusieurs mois, il connait des dégradations importantes, reconnues par Orange. Dans le pire cas, il risque une amende de 5 % de son chiffre d'affaires annuel.

S'il a d'abord annoncé des efforts pour rentrer dans les clous, il a ensuite attaqué la communication de l'Arcep.

Dans un entretien aux Échos hier, son secrétaire général Nicolas Guérin pointe le calendrier de cette mise en demeure, annoncée la veille de ses résultats du troisième trimestre. Une accusation voilée de vouloir influencer le cours de son action ; un sujet sensible pour le régulateur.

Le groupe assure également qu'il n'y aura pas d'amende. « Nous ne paierons aucune amende. Nous allons rétablir la situation sur chacun des paramètres soulevés par l'Arcep » déclare la société.

Dans un tweet, le président de l'Arcep, Sébastien Soriano, s'en est agacé : « Je ne sais pas vous mais perso quand je me fais contrôler par un gendarme sur la route j’évite de lui dire qu’il peut toujours causer et que je ne paierai aucune amende. La loi c’est la loi, que cela plaise ou non. À suivre ! ».

« La loi est la loi pour les gendarmes aussi » lui a répondu Nicolas Guérin, ajoutant que l'amende n'intervient que si la mise en demeure n'est pas respectée, pas avant.

Passe d'armes entre Orange et l'Arcep sur le service universel
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