du 27 novembre 2018
Date

Choisir une autre édition

Parrot continue sa descente aux enfers

Le fabricant le reconnaît lui-même dès la première ligne de son communiqué : les résultats sont « décevants »… et c'est peu de le dire. Alors que le drone Anafi devait lui redonner des couleurs, les finances plongent au troisième trimestre de l'année.

Le chiffre d'affaires est en baisse de 40 % par rapport à l'année dernière avec 23,4 millions d'euros contre 39,2 millions en 2017. La chute vient du marché grand public (-45 %), tandis que Parrot enregistre une hausse de 4 % chez les professionnels. Désormais, ce segment représente 40 % du CA.

La situation « reflète l’évolution du portefeuille de produits avec la forte réduction des ventes de produits historiques en fin de vie (-14,5 M€ par rapport au T3 2017) qui n’a pas pu être compensée par la commercialisation progressive, à partir de juillet 2018, du nouveau drone Parrot Anafi », explique le constructeur.

Selon Henri Seydoux, PDG de Parrot, « cette fin d’année est compliquée par une forte baisse, inattendue, du marché des drones grand public qui est intervenue au moment du lancement de notre nouveau drone ».

La sanction est immédiate en bourse : le titre plongeait en bourse de près de 50 % vendredi, après la publication des résultats. Depuis, l'action n'est pas remontée et reste aux alentours de 1,65 euro, alors qu'elle était à plus de 3,50 euros en milieu de semaine dernière. Depuis un an, l'action baisse continuellement (elle était à plus de 12 euros en septembre 2017).

chargement Chargement des commentaires...

À découvrir dans #LeBrief
Copié dans le presse-papier !

La Pologne a décidé d’attaquer la directive sur le droit d’auteur. C’est, sauf erreur, le premier pays a trainer le texte tout juste publié au Journal officiel de l’UE devant la Cour européenne de justice (CJUE). « La directive n’assure pas la balance entre la protection des ayants droit et les intérêts des citoyens et entreprises européennes » explique-t-elle dans un tweet.

De même, selon elle, le texte manque de clarté et engendre donc des incertitudes juridiques pour l’ensemble des parties prenantes. « Elle pourrait avoir un impact négatif sur la compétitivité sur le marché numérique et unique européen ». « Il y a un risque qu’elle gêne l’innovation au lieu de la promouvoir ». Mateusz Morawlecki, Premier ministre polonais : « nous sommes du côté de la liberté sur Internet ».

Contacté, le Parti Pirate se « félicite de cette initiative polonaise qui pourrait permettre de mettre sur le tapis une refonte de la directive copyright sur ses aspects liberticides, avec notamment la suppression de l'article 17 ».

Pierre Beyssac, quatrième de la liste, estime que « plus généralement, une réflexion sur les droits d'auteur reste de toute façon nécessaire sur le long terme à l'échelle européenne, car la situation actuelle, déséquilibrée en faveur de quelques intérêts privés, n'est pas satisfaisante, et pénalise tous les écosystèmes numériques ».

« Les Pirates français comptent bien s'y atteler dès qu'ils obtiendront des élus » conclut-il.

Dans leur programme disponible en ligne, le parti estime notamment que « les intermédiaires en ligne ne devraient pas être tenus responsables des actes de leurs utilisateurs », au motif que les filtres de téléchargement automatisés « entraînent souvent la suppression de contenus légaux, y compris la documentation des violations des droits de l'homme dans les zones de conflit, et empiètent sur les droits des utilisateurs d'utiliser des exceptions au droit d'auteur telles que la citation ou la parodie ».

Copié dans le presse-papier !

Motherboard affirme que « plusieurs départements du géant des médias sociaux Snap ont des outils dédiés pour accéder aux données des utilisateurs, et des employés ont abusé de leur privilège pour espionner les utilisateurs »

Nos confrères expliquent avoir eu confirmation de la part de plusieurs employés, dont un encore en poste, via des copies d'emails internes. Des employés auraient ainsi eu accès à la localisation d'utilisateurs, leurs Snaps et des informations personnelles (numéro de téléphone, email).

Un des outils utilisés a été baptisé SnapLion et, selon un des anciens employés, il fournit « les clés du royaume ». Son utilisation initiale devait être de fournir des informations en cas de demandes des forces de l'ordre. Toujours selon les sources de Motherboard, des accès abusifs aux données ont été commis « plusieurs fois » chez Snap.

Problème, SnapLion serait désormais utilisé plus généralement dans les équipes, notamment pour réinitialiser les mots de passe des comptes piratés.

Copié dans le presse-papier !

Dans le cadre de sa conférence Satellite, GitHub a procédé à plusieurs annonces importantes, notamment dans le domaine de la sécurité.

L’un des principaux mouvements est ainsi le rachat de Dependabot et son inclusion directe dans le service. L’outil analyse les dépendances d’un code pour y chercher des failles connues. Auquel cas, les dépendances sont mises à jour automatiquement.

Un partenariat avec WhiteSource devrait également permettre une augmentation générale de la sécurité, avec recherche plus efficace de failles potentielles dans le code, statistiques pour l’entreprise sur la manière dont collaborent les employés, avis de sécurité, espace de discussion pour la correction des brèches nouvellement découvertes, etc.

Outre la sécurité, GitHub a dévoilé Sponsors, son propre concurrent de Patreon. Les internautes pourront ainsi financer directement des projets qu’ils apprécient. Les développeurs pourront de leur côté définir des paliers de soutien avec, évidemment, des récompenses différentes.

Pour être certain de créer un appel d’air, la première année du service ne coûtera rien aux développeurs intéressés. Les frais de paiement seront à la charge de GitHub, qui ne prélèvera aucune commission dans la limite des 5 000 premiers dollars.

Notez enfin que GitHub a annoncé la formation d’un conseil consultatif composé de plusieurs responsables d’importants projets open source. Objectif, rassembler et réfléchir aux soucis opérationnels rencontrés par les développeurs open source.

Copié dans le presse-papier !

Le chiffre d'affaires sur l'année fiscale 2018/2019 est en hausse de 12,5 % sur un an. C'est la première fois qu'il dépasse le cap des 50 milliards de dollars.

Dans le détail, Lenovo est particulièrement satisfait des résultats de sa branche PC and Smart Devices qui affiche des revenus de 38,5 milliards de dollars. La branche Mobile Business Group (avec les smartphones Motorola) revendique pour sa part une hausse du bénéfice avant impôt de 464 millions de dollars. Elle est rentable pour la seconde fois consécutive.

Le constructeur affirme que son quatrième trimestre était « particulièrement solide, avec une amélioration des revenus et des bénéfices dans tous les secteurs ». Enfin, le bénéfice net justement est de 597 millions de dollars sur douze mois, alors que le groupe avait enregistré une perte de 189 millions l'année dernière.

Copié dans le presse-papier !

Lancée avec succès sur Kickstarter en 2012 (8,5 millions de dollars récoltés), la vie de la console Ouya aura été mouvementée avec des retards de livraison et l'absence de jeux permettant de réellement faire la différence.

Face à des difficultés financières, elle cherche un repreneur et est finalement rachetée par Razer en 2015. L'opération est intéressante pour le fabricant qui se préparait à lancer sa propre console sous Android TV : Forge TV.

Quatre ans plus tard, c'est officiellement la fin pour les deux consoles (Ouya et Forge TV). « Les services seront fermés le 25 juin 2019 », explique Razer sur son site. « Après cette date, vous ne pourrez plus accéder à votre compte, aux jeux sur les serveurs et aux titres précédemment achetés, ni en acquérir de nouveaux », explique le fabricant.

Par contre, « vous continuerez d'avoir accès aux jeux téléchargés. Les utilisateurs doivent donc télécharger les jeux avant le 25 juin 2019 ». Une foire aux questions est disponible par ici.