du 05 septembre 2018
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Outre-Atlantique, Ajit Pai veut mettre les grandes plateformes sous pression

Aujourd'hui, Jack Dorsey, le fondateur de Twitter, et Sheryl Sandberg, numéro deux de Facebook, doivent être entendus au Congrès. Le président républicain de l'autorité des télécoms américaine, la FCC, liste donc les questions qu'il veut poser aux géants du Net.

Il réclame d'imposer des règles de transparence strictes à ces entreprises, en particulier sur leur modération des contenus, faisant le parallèle avec la transparence demandée aux opérateurs télécoms. Une nouvelle fois, la FCC place les deux industries sur le même plan.

Il veut aussi une meilleure protection de la vie privée et des indications supplémentaires sur les collectes, en particulier de la part de Google. Rappelons que, début 2017, le Congrès a supprimé des règles de protection de la vie privée dans les télécoms.

Enfin, il s'interroge sur la garantie de la liberté d'expression par ces plateformes privées. Modération, (dé)monétisation de vidéos par YouTube, lancement d'une version censurée de Google en Chine… Pai interroge l'impartialité de ces entreprises et leur éventuel jugement éditorial, les estimant garantes de cette liberté d'expression.

Dans sa critique, il cite la décision du New York Times de conserver Sarah Jeong, une journaliste accusée de « racisme anti-blanc » après le déterrage d'anciens tweets. Elle est devenue la cible d'une vague de harcèlement ces dernières semaines, représentant un symbole d'un biais « libéral » du NYT pour ses détracteurs.

Le rapport de cet épisode avec le contrôle et la transparence des plateformes est ténu, Pai prétextant le maintien de ses tweets et de son compte pour le mentionner.

Une attaque dans la lignée des sorties de Donald Trump et d'élus républicains ces derniers mois, accusant les plateformes de biais politique, les menaçant de représailles si elles ne deviennent pas plus favorables aux Républicains.

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