du 07 février 2018
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Nouvelles bêtas pour iOS 11.3, macOS 10.13.4 et tvOS 11.3

Les développeurs et testeurs publics peuvent récupérer depuis hier soir les bêtas 2 des prochaines moutures des plateformes Apple, d'ailleurs très importantes.

iOS 11.3 tout d'abord voit arriver de nouvelles informations sur la batterie : la capacité maximum, qui baisse avec le temps, ainsi que la capacité de performance, liée à la première.

Une nouvelle note technique est d'ailleurs disponible pour expliquer à nouveau que les batteries lithium-ion s'usent avec le temps. Si iOS détecte une usure trop avancée, le SoC est bridé : sa fréquence est réduite pour s'assurer qu'il ne provoquera pas de pics de demande d'énergie à une batterie qui n'en est plus capable.

Comme promis, ce mécanisme peut être désactivé. Le paramètre apparaît dans le même panneau, mais seulement si l'appareil s'est éteint au moins une fois de manière inattendue à cause de sa batterie. Une fois la « gestion des performances » désactivée, elle ne pourra pas être remise en marche à moins que l'appareil ne s'arrête à nouveau. Auquel cas la gestion repassera en mode automatique.

Notez que si l'état de la batterie n'arrive plus à être déterminé ou apparait comme trop dégradée, l'information est affichée comme telle. Il est alors recommandé à l'utilisateur de se rapprocher d'un Store ou d'un revendeur agréé pour un remplacement. Pour rappel, tous les iPhone peuvent changer de batterie pour 29 euros jusqu'à la fin de l'année, contre 89 euros habituellement.

Du côté de macOS, la version 10.13.4 introduit un changement important : les logiciels 32 bits affichent maintenant le même avertissement que sous iOS 10 à une époque. Les utilisateurs sont ainsi informés que ces applications peuvent affecter les performances de l'ordinateur.

Pour rappel, les développeurs proposant depuis peu de nouvelles applications sur le Mac App Store ont obligation de fournir des binaires 64 bits. Le 30 juin, cette règle sera étendue aux mises à jour. Une manière sans doute de préparer le terrain, le prochain macOS étant probablement prévu comme 64 bits uniquement.

macOS 10.13.4 change également le nom de l’application IBooks, devenue simplement Books. Une modification déjà intervenue dans iOS 11.3, via sa première bêta.

Enfin, côté tvOS 11.3, rien de neuf par rapport à la bêta 1. On garde les mêmes apports, notamment l’adaptation automatique à la fréquence d’images sur l’Apple TV de 4e génération, une option jusqu’ici réservée au modèle 4K.

Ces bêtas sont disponibles pour les développeurs et les testeurs publics. SI vous souhaitez vous lancer dans l’aventure, il suffit de vous inscrire. Attention évidemment : il s’agit de préversions, avec des bugs parfois incongrus et des incompatibilités potentielles pour les applications. La bêta 2 d’iOS 11.3 corrige par exemple un cas de plantage pour Skype, mais pourrait introduire de nouveaux soucis.

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À découvrir dans #LeBrief
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Dans une affaire ressemblant fortement à celle d’Amazon très récemment, un article du média belge VRT annonçait que les employés de Google pouvaient accéder aux enregistrements audio par l’Assistant maison, notamment à travers toutes les enceintes connectées l’utilisant.

On apprenait également que des sociétés tierces étaient payées pour travailler sur des échantillons vocaux, sans que l’on sache très bien dans quelle mesure la vie privée pouvait en être affectée. Une manière de rappeler cependant que tout ce qui se passe autour des enceintes est écouté.

En outre, grâce à une fuite, VRT a pu écouter environ un millier d’enregistrements audio, dont 153 paraissaient clairement accidentels, dans le sens où il s’agissait de conversations courantes, ne relevant pas d’une requête (à moins qu'Assistant ait cru l'inverse). Certaines étaient très intimes, de type « conversations au lit ».

Google n’a pas nié. L’éditeur s’est fendu d’un billet de blog pour expliquer sa position. Le travail avec des « experts » du monde entier est « essentiel » pour améliorer la technique de reconnaissance. Ces personnes ou entreprises travaillent sur un lot ne dépassant jamais 0,2 % du total.

La firme insiste : aucune de ces données n’est associée à un compte Google. En outre, elles ne correspondent normalement qu’à des requêtes clairement exprimées de l’utilisateur à l’Assistant. Une réponse ne cadrant pas avec les découvertes de VRT.

C’est d’ailleurs là que la réponse de Google s’éloigne de ce que l’on aurait pu en attendre. Plutôt que de s’excuser du manque de transparence autour du processus, la firme annonce qu’elle prend très au sérieux cette fuite et que le responsable sera poursuivi.

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Hier soir, les utilisateurs de Twitter étaient bien ennuyés : impossible de tweeter ou même de lire le flux, que ce soit sur le web ou dans l’un des multiples clients, officiels ou tiers.

Le problème a été identifié et corrigé en environ une heure. Sur sa page de statut, l’éditeur indique simplement que la panne était due à « un changement de configuration interne ». Le retour à la normale s’est fait ensuite progressivement. 

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Valve vient de lancer ses Steam Labs, qui permettent de tester en avance certaines fonctionnalités dans le client Steam.

Trois sont pour l’instant proposés : 

  • Micro Trailers : permet aux éditeurs de créer un court clip vidéo de six secondes pour présenter un jeu, qui apparaîtra au survol de la souris sur la vignette du titre
  • Recommander : utilise le machine learning pour examiner les titres joués (et combien de temps) et proposer des recommandations adaptées, avec des filtres de préférences
  • The Automated Show : générera à terme automatiquement une vidéo récapitulative des titres populaires du moment (elle est pour l’instant validée et commentée par un employé)

L’arrivée de ces expérimentations peut surprendre, car on attendait plutôt de Valve qu’il officialise la bêta du nouveau client, dont l’interface modernisée est attendue. Elle ne devrait plus tarder, puisque l'éditeur avait signalé mi-juin son arrivée au cours des « prochaines semaines ».

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L’éditeur n’était pas peu fier d’annoncer hier soir que sa solution de collaboration Teams comptait désormais 13 millions d’utilisateurs actifs quotidiennement et 19 millions par semaine. Slack, de loin le plus gros concurrent, compte 10 millions d’utilisateurs actifs par jour, mais le chiffre date de janvier.

On rappellera cependant à Microsoft que son Teams est fourni avec pratiquement tous les abonnements Office 365 pour entreprises, qui l’ont donc à disposition et n’ont qu’à tendre la main pour l’activer sans surcoût.

Plusieurs fonctions sont annoncées dans la foulée, disponibles dans le courant du mois. Les confirmations de lecture vont ainsi enfin débarquer dans le service. Teams va également ajouter les alertes prioritaires, qui notifieront le ou les destinataires toutes les deux minutes jusqu’à ce qu’ils répondent.

La gestion des canaux est en outre assouplie. Il va ainsi être possible d’y faire des annonces, de publier des messages dans plusieurs canaux à la fois et de nommer des modérateurs.

Des fonctions dédiées aux employées de « première ligne » arrivent également. Par exemple, la possibilité de « pointer » directement dans l’application plutôt qu’en un lieu spécifique, ou la possibilité pour un chef d’équipe de communiquer uniquement avec les employés d’un secteur spécifique.

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Pale Moon, initialement dérivé de Firefox, mais devenu un fork à part entière, a été victime d’un piratage de son serveur dédié à ses archives.

La brèche n’a été découverte qu’il y a trois jours. Les développeurs ont été avertis et, en fouillant, se sont rendu compte que le problème de sécurité était ancien : le 27 décembre 2017 vers 15h30.

Des exécutables Windows ont été modifiés et infectés (versions 27.6.2 et antérieures) avec un malware désigné par ESET comme Win32/ClipBanker.DY. Le serveur d’archive a immédiatement été déconnecté après la découverte, tandis que celui dédié aux dernières versions de Pale Moon n’a jamais été touché.

Difficile d’en savoir davantage, car les archives ont été rendues en grande partie illisibles à cause d’un incident survenu le 26 mai dernier. Pour l’équipe, il ne peut s’agir que d’une autre attaque, soit par les auteurs de la première, soit par d’autres ayant eu le même type d’accès. Dans la foulée, un nouveau serveur a été monté, passant de Windows à CentOS.

SI vous n’avez jamais puisé dans le serveur d’archive, les développeurs estiment que vous n’avez a priori rien à craindre. Ils rappellent cependant que Pale Moon est fourni avec un fichier .sig permettant de vérifier la signature PGP du navigateur. 

Sous Windows, il faut notamment effectuer un clic droit sur l’exécutable principal, aller dans les Propriétés puis dans l’onglet Signature. S’il est absent, c’est que le fichier a été altéré. Un hash SHA256 est également fourni dans un fichier texte.

En outre, le malware Win32/ClipBanker.DY est connu de tous les antivirus depuis un moment et devrait être détecté comme tel, notamment par le propre Defender de Windows 10.