du 23 novembre 2017
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Notre Terre : retour sur l'alerte « sans précédent » de 15 364 scientifiques à l'humanité

Du 6 au 17 novembre, se tenait la conférence de Bonn 2017 sur les changements climatiques (alias COP23). 15 364 scientifiques de 184 pays (dont 1 000 en France) en profitaient pour envoyer un avertissement à l'humanité sur l'état de notre planète, en lui demander d'agir très rapidement.

Un message en écho au « World Scientists’ Warning to Humanity » écrit il y a 25 ans lors du sommet de la Terre à Rio (avec 1 700 signataires). Afin de mieux cerner les enjeux, le CNRS nous propose un entretien maison avec l'un de ses chercheurs : l’écologue Franck Courchamp. En voici quelques extraits :

« L’appel de 2017 est non pas plus catastrophiste – je n’aime pas ce mot qui exagère la gravité de la situation –, mais plus « catastrophé » que celui de 1992. Nous sommes simplement réalistes. La plupart des indicateurs qui étaient dans le rouge il y a un quart de siècle ont viré à l’écarlate. Écologiquement parlant, tout ou presque ne va pas plus mal : tout ou presque va beaucoup plus mal ».

« Le nombre d’êtres humains a augmenté de 35 % en 25 ans, ce qui est incroyablement élevé. Nous sommes de plus en plus nombreux et nous consommons trop » ajoute-t-il. Cette multitude peut aussi être une force pour essayer de changer les choses : « Le mouvement doit venir de Monsieur et Madame Tout-le-Monde. Une multitude d’initiatives individuelles et de micro-actions quotidiennes peut avoir un effet décisif, tout simplement parce que nous sommes des milliards ».

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