du 23 mai 2019
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Newsguard étend à la France sa chasse aux fake news

NewsGuard est une entreprise américaine fondée par Steven Brill (fondateur du magazine The American Lawyer et professeur de journalisme à Yale) et Gordon Crovitz (ancien directeur de la publication du Wall Street Journal).

Son objectif est de labelliser les sites d’informations. Via une extension disponible pour Chrome et Firefox, l’utilisateur peut voir un bouclier de couleur à côté d’un lien pour obtenir rapidement un signal visuel de confiance : de vert à rouge, selon que le site inspire confiance ou pas, sur la base de neuf critères. Les sites parodiques sont en jaune.

Les sept personnes employées en France ont déjà labellisé une soixantaine de médias, couvrant selon l’entreprise 70 % du paysage médiatique dans l’Hexagone. L’entreprise vise 90 % d’ici la fin du mois prochain. Alice Antheaume, directrice de l’école de journalisme de Sciences-Po, y fait office de conseillère éditoriale.

L’initiative est louable, mais n’est pas sans critique. Notamment des sites ayant obtenu un bouclier rouge, dont Russia Today France et Sputnik.

RT pointe par exemple que le conseil consultatif de NewsGuard comprend notamment un ancien directeur de la CIA (Michael Hayden), un ex-secrétaire général de l’Otan (Anders Fogh Rasmussen) et plusieurs anciens membres des administrations Bush et Obama.

Le sujet est déjà complexe et l’entreprise risquée (on se souvient des débuts très difficiles du Decodex du Monde). Mais sous un angle plus politique et vu par deux médias russes, NewsGuard ne serait finalement qu’un outil de propagande de plus.

Notez que Publicis est l’un des investisseurs de NewsGuard, en ayant participé à la levée de fonds de 6 millions de dollars en mars 2018. On comprend pourquoi : NewsGuard vend des statistiques aux agences de communication. Objectif, éviter aux marques qui en font la demande de faire apparaître leurs publicités sur des sites « problématiques ».

La chasse aux fake news reste une activité complexe. On peut rapidement tomber dans la lutte d'influences, toute personne physique ou morale pouvant arguer d'un biais dans la grille de lecture. Newsguard a beau se vouloir transparent, le sujet d'une labellisation de l'information reste polémique.

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Les députés siégeant au sein de la Questure viennent d’autoriser la publication des « données essentielles » des marchés de plus de 20 000 euros hors taxes conclus par l’Assemblée nationale entre le 1er janvier et le 30 septembre 2018.

Le Palais Bourbon laisse ainsi entendre qu’il va plus loin que ce qu’impose le Code de la commande publique, puisque les données relatives aux marchés conclus depuis le 1er octobre 2018 seront « systématiquement » publiées sur le profil acheteur de l’institution (pour les marchés de plus de 25 000 euros hors taxes), ajoute la Questure.

Ces données, relatives notamment au montant du marché et au prestataire retenu, devraient être consultables en ligne ou téléchargeables, dans un format ouvert, mais pas forcément de manière agrégée (voir notre article).

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Après avoir lancé une expérimentation à la Société Générale en octobre dernier, c'est au tour du Crédit Agricole de se lancer avec des clients de la Caisse régionale de la Touraine et du Poitou.

« L’utilisateur qui le souhaite, pourra ainsi effectuer tout paiement en apposant simplement son empreinte digitale sur le capteur d’empreinte présent sur sa carte bancaire biométrique Crédit Agricole [...] Cette utilisation, réalisée en toute sécurité et via la technologie sans contact, ne sera pas limitée par un plafond de montant ». Bien évidemment, « cette carte pourra également être utilisée comme habituellement avec le code PIN notamment pour les retraits dans les distributeurs ».

« L'enrôlement de l'empreinte sera possible en agence et à domicile. Nous allons tester trois types de lecteur d'empreinte, un externe se connectant en USB à un ordinateur en agence, un lecteur plastique et une version en carton pour l'enrôlement au domicile », explique Xavier Vaslin, responsable de ce projet, à La Tribune.

Une synchronisation via son smartphone n'est pas à l'ordre du jour « car les antennes de certains mobiles n'émettent pas assez ». La Crédit Agricole s'est associée à G+D Mobile Security qui fabrique les cartes de paiement biométrique, à NXP Semiconductors et Mastercard.

L'expérimentation devrait durer six mois « en vue d’une mise en marché en 2020 ».

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Le développement en Java est possible dans Visual Studio Code depuis environ trois ans. Le module est principalement développé par Red Hat et est apparu au cours d’un hackaton.

Il apporte toutes les fonctions de base, dont le support d’IntelliSense et des versions de Java jusqu’à 12. Cependant, l’extension se destine surtout aux développeurs connaissant déjà leur affaire. Microsoft dit avoir reçu des retours sur la complexité d’un environnement qu’il faut paramétrer avec les bons outils avant de se lancer.

L’éditeur profite donc de son adhésion en tant que membre platine au projet AdoptOpenJDK pour proposer un Java Extension Pack reprenant celle de base par Red Hat et en la complétant par d’autres.

On retrouve ainsi Debugger for Java, Java Test Runner, Maven Project Explorer, Java Dependency Viewer et Visual Studio IntelliCode. Ce dernier est pour rappel un élargissement d’IntelliSense pour fournir de l’autocomplétion sur à peu près tout. La page du pack fait quelques recommandations au passage : Spring Tools 4, Docker, Kubernetes, Tomcat et Jetty, selon les besoins.

Les versions installées sont toujours les dernières révisions stables. Une fois le pack en place, il suffit d’ouvrir Visual Studio Code et de démarrer un nouveau projet Java.

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Area 120 est, chez Google, l’incubateur maison auquel on doit plusieurs projets souvent liés à l’enseignement, au sens large. Par exemple, Grasshopper (versions Android et iOS) pour apprendre les bases du développement.

Il revient avec Game Builder, qui se propose de fournir tous les outils nécessaires au développement d’un jeu, sans avoir besoin d’écrire une seule ligne de code. L’outil irait donc plus loin en ce sens que Game Maker, qui simplifiait déjà largement le processus, mais ne pouvait pas se passer entièrement de code.

Le projet n’est techniquement pas neuf puisqu’il est disponible en accès anticipé sur Steam depuis le 1er novembre 2018. La version finale permet la diffusion générale et la prise en main de ce qui est à la fois un jeu et un outil, mais les notes accumulées alternent entre plutôt et très positives.

Principale différence avec les produits de cet acabit sortis jusqu’à présent : un mode « co-op » qui autorise le développement à plusieurs personnes en même temps. On y glisse/dépose des objets, personnages et autres, puis on connecte l’ensemble avec un système de liaisons logiques.

Game Builder ne peut bien sûr produire que des jeux reprenant son environnement, une sorte de sandbox rappelant Minecraft par certains aspects. À l’inverse, les développeurs plus chevronnés ne seront pas limités aux connexions proposées. Ils pourront créer leur propres interactions via JavaScript.

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Selon une source de Kotaku concernée par ce changement, les employés auraient 60 jours pour trouver un nouveau poste au sein d'Amazon. Passé ce délai, ils seraient licenciés.

Le géant du Net confirme, en ajoutant que le but de cette réorganisation serait de donner la priorité à des jeux en cours de développement comme New World et Crucible. Aucune précision cependant sur le nombre de postes impactés. Selon nos confrères, ils seraient plusieurs dizaines.