du 19 décembre 2018
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En juin dernier, Wave Computing rachetait MIPS Technologies, créée en 1984 par John Leroy Hennessy, et son architecture MIPS (Microprocessor without Interlocked Pipeline Stages) pour les processeurs.

Aujourd'hui, Wave Computing joue la carte de l'ouverture pour relancer cette architecture et annonce qu'elle proposera l'année prochaine son jeu d'instructions MIPS Release 6 en open source. Les versions précédentes ne sont pas concernées.

« Dans le cadre du programme MIPS Open, les participants disposeront d’un accès gratuit et complet aux versions 32 et 64 bits les plus récentes », sans frais de licence ou royalties, explique la société.

Des informations supplémentaires concernant MIPS Open seront données durant le premier trimestre 2019. Un site dédié sera également mis en place à cette adresse. En attendant, les premiers détails et une FAQ sont disponibles par là.

MIPS Open : le dernier jeu d'instructions de l'architecture MIPS (32 et 64 bits) sera open source en 2019
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La nouvelle mouture est maintenant prête à être testée, après un petit retard. Les utilisateurs intéressés sont d'ailleurs brossés dans le sens du poil, l’équipe expliquant l’importance des remontées de bugs. Ces corrections ne profiteront ainsi pas qu’à Fedora, mais à l’ensemble de la communauté Linux.

Fedora est pour rappel très axée sur la fraicheur des paquets et technologies embarqués. Elle avait été la première par exemple à se servir de Wayland comme serveur d’affichage par défaut, en lieu et place de X.org. Un pas que n’a toujours pas franchi Canonical dans Ubuntu en comparaison.

Fedora 31 introduit donc deux changements attendus : l’utilisation par défaut de Wayland par Firefox et les applications Qt. Une bascule initialement prévue pour Fedora 30, mais qu’un retard avait fait sortir de la « fenêtre de tir ».

La nouvelle Fedora embarque également GNOME 3.34 (sorti il y a moins d’une semaine) et Xfce 4.14. La compression des paquets RPM passe de zstd à xz, avec pour changement majeur une décompression beaucoup plus rapide, même si les paquets sont un peu plus longs à générer en contrepartie.

Fedora 31 abandonne également ses versions 32 bits. Désormais, qu’il s’agisse de Workstation ou de Server, seule la mouture x86_64 est proposée. La version i686 n’existe plus et ses dépôts ont été supprimés. Dans le cas d’une Fedora 30 en i686, aucun chemin de mise à jour ne sera proposé.

Les testeurs intéressés pourront récupérer les images ISO depuis le site officiel, en téléchargement direct ou Torrent. 

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La filiale de Comcast veut également sa part du gâteau de la SVOD et lancera sa propre plateforme baptisée Peacock. Aucun détail sur la date ni le prix n'a filtré pour l'instant. Nous savons simplement qu'elle sera centrée sur les États-Unis pour commencer.

Parmi les contenus qui seront proposés, une nouvelle version de Battlestar Galactica fait beaucoup parler d'elle, principalement car elle sera réalisée par Sam Esmail, le papa de Mr. Robot.

Sur Twitter, l'intéressé explique qu'il ne s'agit pas d'un remake de la série de Ronald D. Moore « parce que ... pourquoi jouer avec la perfection ? ». « Au lieu de cela, nous explorerons une nouvelle histoire au sein de la mythologie tout en restant fidèles à l'esprit de Battlestar », explique-t-il. 

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Le Département de la Justice vient de lancer une action contre le livre d’Edward Snowden, révèle notamment Ars Technica. L’ouvrage sort demain et a bénéficié d’une grande campagne médiatique.

Le ministère n’entend pas interdire sa sortie. Plus insidieusement, il réclame le reversement des recettes de Permanent Records (ou Mémoires Vives, en France). Pourquoi ? Le DoJ reproche à Snowden d’avoir violé l’accord de confidentialité passé avec la CIA et la NSA.

Celui-ci lui imposait de soumettre, préalablement à toute publication, les contenus qu’il envisageait de diffuser. « Snowden a sciemment, délibérément et volontairement violé cet accord » expose la plainte. 

En clair, l’auteur aurait dû procéder à ces formalités, attendre l’accord des autorités, pour ensuite transmettre son ouvrage aux éditeurs à charge pour lui de le commercialiser.

Snowden va continuer « à s’enrichir injustement en bénéfices, avances, redevances et autres avantages résultant de la publication non autorisée de son livre » reprochent les autorités. 

Elles réclament au passage un gel des avoirs détenus par Macmillan, son éditeur aux États-Unis.

« Si seulement le ministère était aussi préoccupé par les violations commises par les programmes de surveillance de masse du gouvernement que par cette volonté de s’attaquer aux mémoires de celui qui a alerté le public » commente Freedom of Press chez The Verge

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Le langage de développement, signifiant « Common Business Oriented Language », a été créé spécifiquement pour les programmes de gestion. Il fête aujourd'hui ses 60 ans.

Le projet a été initié dans le cadre d’une demande du Pentagone : développer un langage indépendant des constructeurs pour les logiciels au sein des administrations. Il fut largement influencé par FLOW-MATIC et COMTRAN.

Moins de six mois ont été nécessaires à sa création, une rapidité qui, couplée à la vision de l’époque, lui ont valu quelques interprétations peu flatteuses de son acronyme, comme « Compiles Only Because Of Luck ».

Le langage est cependant toujours vivant. Comme beaucoup d’autres, il a évolué par étapes majeures. Après la mouture initiale de 1968, d’autres sortent en 74, 85 et 89. C’est cette dernière qui marque un tournant, l’ANSI et l’ISO se penchant sur son cas.

La dernière version date de 2014 et est estampillée ISO/IEC 1989:2014. Les concepts centraux du langage ont évolué avec le temps pour se moderniser. En 2002 avaient ainsi été introduite la programme orientée objet, accompagnée notamment de l’Unicode et du XML.

Cobol est encore surtout utilisé dans les banques. Bill Curtis, directeur du CISQ (Consortium for IT Software Quality) et l’un des créateurs du CMM (Capability maturity model), indiquait encore en 2013 que le Cobol présentait d’indéniables atouts en sécurité et performances.

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La communauté internationale en climatologie travaille sur des simulations du climat, aussi bien passé que futur. Les conclusions « contribueront de manière majeure au premier volet du sixième rapport d’évaluation du Giec, dont la publication est prévue en 2021 ».

Les Français (avec des chercheurs du CEA, de Météo-France et du CNRS) viennent de rendre leur copie et « leurs nouveaux modèles prévoient notamment un réchauffement plus important en 2100 que les versions précédentes », en particulier pour les scénarios les plus pessimistes :

« Selon le scénario le plus "pessimiste" (SSP5 8,5 – croissance économique rapide alimentée par des énergies fossiles), l’augmentation de la température moyenne globale atteindrait 6 à 7 °C en 2100, soit 1 °C de plus que dans les précédentes estimations. Seul l’un des scénarios socio-économiques (SSP1 1,9 – marqué par une forte coopération internationale et donnant priorité au développement durable), permet de rester sous l’objectif des 2 °C de réchauffement, au prix d’efforts d’atténuation très importants et d’un dépassement temporaire de cet objectif au cours du siècle. » 

Pour arriver à ces résultats, le CEA explique que d'importants moyens informatiques ont été déployés : « 500 millions d’heures de calcul assurées par les supercalculateurs de Genci et de Météo-France, 20 Pétaoctets de données générées ». Le bilan carbone de l'opération n'est pas mentionné.

Une conférence de presse a été diffusée en direct pour l'occasion, son replay est disponible par ici.