du 11 octobre 2018
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Microsoft rejoint l'Open Invention Network et lui offre 60 000 brevets

Microsoft vient d’annoncer son adhésion à l’Open Invention Network (OIN), signant – théoriquement – la fin des hostilités avec le monde Android notamment.

Dans un billet de blog, Erich Andersen, responsable de la propriété intellectuelle chez l’éditeur, reconnaît que le mouvement peut être « surprenant » : « Ce n’est pas un secret, il y a eu des frictions dans le passé entre Microsoft et la communauté open source sur la question des brevets ».

Et quelles frictions : la firme de Redmond a engrangé des milliards de dollars en faisant craindre des procès pour violation de brevets à de nombreux constructeurs, y compris Samsung. Les sociétés préféraient négocier à l’amiable, permettant au passage à Microsoft de diffuser ses propres applications sur un plus grand nombre d’appareils.

L’arrivée de Microsoft dans l’OIN s’accompagne de 60 000 brevets, là pour prouver qu’il ne s’agit pas que d’un sourire de façade.

Keith Bergelt, directeur de l’OIN, confirme : « C’est tout ce que possède Microsoft, et cela couvre tout ce qui est lié à d’anciennes technologies open source comme Android, le kernel Linux et OpenStack, et des technologies plus récentes comme LF Energy et HyperLedger ».

Une nouvelle étape dans la transformation de Microsoft ? Les investissements de la firme dans l’open source se font plus importants chaque année, Linux étant par exemple au même rang que Windows dans Azure.

À ZDnet, Scott Guthrie, responsable cloud, ajoute que Microsoft est passé par « un changement philosophique fondamental ». « Regardez nos actions depuis cinq ou six ans… Au bout du compte, nous avons montré par nos actions que nous étions sérieux sur l’open source ». Et de résumer : « Nous voulons protéger les projets open source contre les plaintes de propriété intellectuelle ».

Il ne s’agit sans doute pas que d’un geste de bonne volonté. Il est probable que Microsoft ait des plans précis dans l’open source, plus particulièrement autour de Linux. L’ancien ennemi peut être installé aujourd’hui dans un sous-système de Windows 10 et fait partie de l’offre commerciale Azure.

Peut-être Microsoft veut-elle protéger ce qui fait désormais partie de son offre, mais l’éditeur a sûrement d’autres objectifs en réserve, qui nécessiteraient une défense plus lourde. Sans parler du gain d’image et de l’éventuelle incitation pour d’autres entreprises à se joindre au mouvement.

Précisons que ces 60 000 brevets représentent une bonne partie de la propriété intellectuelle de Microsoft. Mais l’entreprise garde évidemment de côté tout ce qui est spécifique à Windows et à certains de ses produits.

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À découvrir dans #LeBrief
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Fin mars, on apprenait que face aux décisions de la Commission Européenne, la société allait enfin proposer un choix clair au sein de son OS mobile. Restait à découvrir la méthode utilisée.

Dans un billet de blog, Google publie de premières captures d'écrans, précisant que le choix s'affichera « la première fois qu'un utilisateur ouvrira Google Play après avoir reçu une mise à jour à venir ».

On voit qu'il est possible d'installer quatre autres navigateurs et moteurs. Rien ne propose par contre de désinstaller ces derniers, ou même de les remplacer par le choix de l'utilisateur.

Il faudra d'ailleurs suivre une procédure manuelle pour les activer par défaut, une page détaillant la méthode. Sous Chrome, un message précisera à l'utilisateur qu'il peut changer de moteur de recherche s'il en a installé un.

Aucun lien ne permet d'accéder à une liste plus longue d'éléments, les différents acteurs devront donc se battre pour s'y faire une place. La société précise que le choix dépendra des pays, sans plus de précisions sur la méthode de sélection.

Le déploiement de cette fonctionnalité sera mis en place « dans les prochaines semaines » en Europe précise Google. L'implémentation pourra évoluer avec le temps (et les éventuelles remarques de la Commission).

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Petite mise à jour d’entretien pour LibreOffice, dont la version 6.2.3 corrige environ 90 bugs divers. Les notes complètes sont réparties entre les moutures RC1 et RC2.

Il n’y a aucune nouveauté à signaler, mais en dépit des correctifs supplémentaires, la Document Foundation continue de recommander la version 6.1.5 pour les entreprises, « où les fonctions sont moins importantes que la robustesse ».

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Depuis fin 2017, les deux géants se livrent une guerre. Comme Amazon ne vend pas certains produits Google (Chromecast, Home, Nest) et ne permet pas aux utilisateurs Prime Video d'utiliser Google Cast, le moteur de recherche avait décidé de retirer YouTube de l'Echo Show et des Fire TV Stick. Bref, les utilisateurs trinquent encore.

Mais la situation va changer. Dans un communiqué, Amazon explique que les applications officielles YouTube et YouTube Kids arrivent sur les Fire TV et les télévisions Fire TV Edition, tandis que son service de vidéo en streaming Prime Video va prendre en charge Chromecast et Android TV.

Les changements devraient être opérationnels au cours des prochains mois.

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La décision était prévisible, mais elle n’en reste pas moins le témoin du temps qui passe et de l’évolution des habitudes.

BlackBerry Messenger (BBM) cessera de fonctionner dès le 31 mai, et les utilisateurs ont moins d’un mois et demi pour basculer sur d’autres solutions.

Ce sont cependant ces autres solutions qui ont condamné le service. Selon BlackBerry, les utilisateurs existants sont partis petit à petit vers d’autres services, tandis que les nouveaux arrivants étaient trop peu nombreux.

Difficile finalement de résister aux deux poids lourds appartenant à Facebook que sont Messenger et WhatsApp, tous deux bien au-delà du milliard d’utilisateurs.

En outre, et en dépit d’une disponibilité sur Android et iOS, BlackBerry ne s’est pas vraiment rendu compte de l’importance de la partie UI/UX. L’interface vieillotte de BBM faisant pâle figure devant des réalisations plus modernes, comme Viber et Telegram, ce dernier misant en plus sur la personnalisation.

L’équipe de développement espère que les utilisateurs en garderont tout de même un bon souvenir.

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Après deux ans de travail, WebThings est presque prêt à prendre son envol. Cette implémentation du standard Web of Things du W3C par Mozilla permet le contrôle et la surveillance d’une infrastructure d’objets connectés.

WebThings est composé de deux éléments centraux :

  • WebThings Gateway, une distribution centrée sur la vie privée et la sécurité pour les passerelles matérielles
  • WebThings Framework, une bibliothèque de composants réutilisables pour les développeurs

La version actuellement fournie de Gateway, la 0.8, contient encore un certain nombre de fonctions expérimentales, notamment l’enregistrement des informations émanant des appareils connectés dans la maison. Cas le plus classique : la température, avec graphique à la clé.

L’idée derrière Gateway est à la fois de contrôler les appareils et d’en surveiller le fonctionnement. De nouvelles alarmes ont été ajoutées pour la fumée, le monoxyde de carbone ou encore la détection de mouvements.

WebThings Gateway va également bénéficier d’une autre version, développée sur la base de la distribution Linux OpenWrt, conçue justement pour les appareils embarqués. Il pourra alors être installé dans certains routeurs qui serviront de passerelles et de point d’accès Wi-Fi.