du 02 octobre 2018
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Le 28 septembre, le géant de Redmond a ouvert son initiative, pour réclamer la paix aux États. Sur le ton d'un juge de paix, avec la légitimité d'un soutien populaire revendiqué, Microsoft réclame la fin des hostilités.

« Nous savons que les États-nations sont responsables des pires cyberattaques contre des gens innocents et les infrastructures qui soutiennent la société (énergie, transports, santé, alimentation et eau) » lance le groupe.

Il a ouvert une pétition pour que les internautes appellent cette paix.

Depuis les fuites d'outils de la CIA et de la NSA (dont EternalBlue qui fournit la base de WannaCry), la prolifération des malwares d'Etats et la rétention de failles restent des questions sensibles.

Pour sa part, Microsoft veut s'imposer en acteur de confiance dans ce cyberespace si hostile. Début 2017, le groupe proposait une convention de Genève du numérique, avec comme idée centrale que les grandes entreprises du numérique sont garantes de la sécurité des internautes.

La société prônait aussi la création d'une entité internationale chargée d'attribuer les cyberattaques. Une prérogative à laquelle les États tiennent, désigner l'agresseur restant un important outil politique.

Surtout, les cyberattaques sont perçues comme un mal nécessaire, au moins pour la dissuasion, dans ce monde numérique. Pour l'Anssi, elles doivent d'ailleurs rester le domaine des pays, l'agence s'inquiétant des sociétés qui s'y essaieraient.

Microsoft lance Digital Peace Now pour réclamer la « paix numérique »
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