du 13 décembre 2018
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Microsoft Clarity se penche sur les interactions utilisateurs des pages web

Microsoft a officialisé hier soir un nouveau service à destination des développeurs web. Nommé Clarity, il veut aider à comprendre comment les internautes se servent des sites web.

Au cœur du service, on trouve Session Replay. La fonction enregistre les interactions d’un internaute puis les sauvegarde pour être examinées plus tard. En clair, le concept de « heatmap » mais en version dynamique et « intelligente ».

Clarity prend en charge les mouvements et clics de souris, les touchers tactiles, les frappes au clavier et autres, qui servent comme autant de métriques aux développeurs. Ces derniers pourront notamment se pencher sur les goulets d’étranglement, comme les zones où les utilisateurs semblent passer trop de temps.

Microsoft donne son propre cas d’utilisation, Clarity servant sur Bing. L’outil a mis en évidence chez certains un nombre accru de publicités ne faisant pas partie de Bing. Elles ont permis de découvrir un malware capable de modifier la page. Microsoft a par la suite renforcé les défenses de Bing.

À peine disponible, Clarity a déjà une feuille de route chargée, l’éditeur comptait lui ajoute de nombreuses fonctions, dont une bonne partie alimentée par le machine learning. Le service sera alors capable de lui-même de pointer des problèmes, tels que des interactions qui n’auraient en temps normal pas lieu d’être.

Microsoft insiste : le service est utilisable avec n’importe quelle page HTML (classique ou mobile) après ajout d’un code JavaScript particulier.

Il suffit de s’inscrire sur le site dédié avec son compte Microsoft, le projet étant alors mis en liste d’attente. Une fois la demande traitée, le développeur reçoit son code, les résultats étant disponibles sur le site de Clarity.

Notez que la bibliothèque JavaScript chargée de l’instrumentation des pages est open source (licence MIT) et a son propre dépôt GitHub. Microsoft accueillera volontiers les participations.

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À découvrir dans #LeBrief
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Selon le fabricant, il s'agirait du « tout premier système de réalité virtuelle (VR) haut de gamme pour PC ». La définition des écrans est de 1 440 x 1 700 pixels (soit 2 880 x 1 700 pixels au total), avec des dalles LCD de 3,4" pensées pour réduire l'effet de grille. Le taux de rafraîchissement est de 90 Hz, avec un champ de vision à 110°.  

« 6 capteurs de caméras pour une détection de mouvement Inside Out » sont présents. Le casque est livré avec « des contrôleurs repensés qui maximisent les fonctionnalités de la VR, pour assurer un confort supérieur lors des séances prolongées ». Ils sont équipés de LED blanches permettant d'assurer un meilleur suivi selon HTC. La connectique comprend un USB 3.0 Type-C et du DisplayPort 1.3. Tous les détails sont disponibles par ici.

Le constructeur compte sur le côté modulaire de son casque de VR pour se démarquer : « Les accessoires dédiés prochainement disponibles vont ainsi modifier la destination du casque en lui permettant d’évoluer au fil du temps. Le tout premier module ou « mod » du marché, le Internal Tracking Mod, dévoilé ce jour, s’adresse aux clients souhaitant utiliser leur station de base Lighthouse à des fins de suivi ». Il sera disponible début 2020.

Il sera en vente à partir du 3 octobre en Europe, pour 799 euros. Pour toute précommande du casque, 12 mois d'abonnement à Viveport Infinity sont offerts. Plusieurs vidéos de présentation ont évidemment été mises en ligne. Nous les avons regroupées par ici.

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Ce n’est plus qu’une question de temps avant que des appareils comme le Galaxy Fold deviennent plus courants, plus abordables et – disons-le – plus fiables.

L’un des problèmes majeurs actuellement est d’adapter les interfaces des applications. L’ergonomie doit être entièrement revue, de nouveaux usages doivent être invités et les développeurs font face à des défis inédits.

Parmi ces derniers, on trouve des questions telles que : la zone de pliure peut-elle afficher des informations ? Comment gérer les différences matérielles et d’approche par les constructeurs ? Une interface sera-t-elle encore valide sur le matériel suivant ? Comment gérer l’occlusion des éléments système comme le clavier virtuel ou les notifications selon l’écran ?

Microsoft propose une API pour préparer le terrain, tout particulièrement pour le web. Baptisée Window Segments Enumeration, elle divise les zones logiques en segments dont la taille s’exprime en pixels via les CSS. Ils sont ensuite exposés en JavaScript et manipulables en l’état, permettant un réarrangement dynamique en fonction de la situation.

L’éditeur précise que son API ne représente pas l’alpha et l’oméga de la gestion d’interfaces pour écrans pliables, mais offre une éventuelle nouvelle manière d’aborder certaines problématiques. Elle ne remet pas en cause les approches existantes et ne sera pas adaptée à tous les cas de figure. Sur Android, elle ne remplacera donc pas les propres interfaces fournies par Google dans Android 10.

Notez que les sources et la documentation de l'API sont sur GitHub. Microsoft a cependant choisi une licence CC BY 4.0 pour les sources, plutôt qu'Apache 2.0 ou MIT, utilisées habituellement. Elle reste considérée comme libre.

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Le télescope chinois FAST a repéré plus d'une centaine de sursauts radio rapides entre fin août et début septembre, soit « le nombre le plus élevé jamais enregistré jusqu'à présent », explique l'agence de presse chinoise Xinhuanet

Ils proviennent de FRB121102 , « une petite galaxie à une distance d’environ 3 milliards d’années-lumière », explique le site Controverses de Mines-ParisTech

Devenus « populaires » au cours des derniers mois, les sursauts radio rapides (ou fast radio burst, alias FRB) sont pourtant connus depuis 2007 par les astronomes. Dans le cas de FAST, c'est la quantité de sursauts qui est importante.

Pour en savoir plus sur ces signaux venus de l'espace, mais d'origine inconnue, et comment ils pourraient aider à révolutionner notre connaissance de l’Univers, vous pouvez regarder cette vidéo de 8 minutes de Chiara Ferrari, chercheuse au laboratoire Lagrange (CNRS — UNS — OCA). 

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Alors que la plupart des applications dites « sociales » se concentrent sur l’immédiateté et une véritable documentation de l’existence, Google préfère une approche plus nostalgique.

Depuis hier est déployée une nouvelle fonction baptisée Memories. Elle affiche en haut de la galerie des collections de photos rarement consultées ou semblant liées par une thématique particulière : visages repérés, lieu, date, évènement, etc.

Si la présentation rappelle les fameuses Stories popularisées par Snapchat et désormais omniprésentes, la comparaison s’arrête là. Les Memories ne sont en effet pas publiques. Dans Google Photos, les contenus restent privés jusqu’à ce que l’utilisateur décide spécifiquement de les partager.

L’éditeur se veut également rassurant : « Nous savons que vous ne voudrez peut-être pas revisiter tous vos souvenirs, vous pourrez donc cacher certaines personnes ou périodes, et vous aurez l’option de désactiver entièrement la fonction ».

Dans les mois à venir, la fonction s’étoffera de capacités de partage direct avec les personnes repérés dans un souvenir. Une conversation pourra alors être ouverte avec les concernés, s’ils possèdent eux aussi Google Photos. Ce ne sera jamais qu’une application Google de plus à créer une messagerie dédiée.

Enfin, aux États-Unis, l’application permet dorénavant de demander une impression directe des clichés en 4x6 et les récupérer chez CVS Pharmacy ou Walmart, partenaires de la fonction. Pour l’instant, environ 11 000 points d’impression sont concernés. Google ne dit pas si les partenariats seront étendus au reste du monde.

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Coup dur pour la cryptomonnaie de Facebook, qui annonçait hier qu'elle allait « solliciter une autorisation en tant que système de paiement en Suisse ». 

Lors d'une conférence de l’OCDE sur les défis des cryptomonnaies, Bruno Le Maire n'y a pas été avec le dos de la cuillère : « Libra soulève aussi un risque systémique à partir du moment ou il y a deux milliards de consommateurs. Toute défaillance dans le fonctionnement de cette monnaie, dans la gestion de ses réserves pourrait créer des désordres financiers considérables », comme le rapporte Reuters.

Les griefs sont nombreux : « risques d’abus de position », « risques de souveraineté » et des risques pour les consommateurs ainsi que les entreprises. « Toutes ces préoccupations sur Libra sont sérieuses, je veux dire donc avec beaucoup de clarté [que] dans ces conditions nous ne pouvons pas autoriser le développement de Libra sur le sol européen », ajoute le ministre de l’Économie et des Finances.