du 04 décembre 2018
Date

Choisir une autre édition

Microsoft abandonnerait son moteur EdgeHTML au profit de Chromium

Si l’on en croit Windows Central, Microsoft travaillerait sur un nouveau navigateur. Portant le nom de code Anaheim, il aurait pour principale caractéristiques de laisser tomber le moteur EdgeHTML au profit de Chromium et de son moteur Blink.

De la même manière qu’Opera en son temps, Microsoft abandonnerait tout développement sur son moteur pour se caler sur le socle le plus utilisé par le marché, isolant d’ailleurs encore un peu plus Mozilla et son Gecko. On ne sait pas cependant quelle proportion de cette nouvelle base serait utilisée : le moteur Blink uniquement ou davantage de composants.

Bien que l’information doive évidemment être confirmée, cette décision aurait du sens. Les investissements de Microsoft ont été nombreux, mais Edge n’ayant jamais été équipé d’autant de fonctionnalités que ses concurrents, il a été boudé par une grande partie du public, sa part de marché ayant même tendance à baisser avec le temps.

En outre, le passage à Chromium résoudrait plusieurs problèmes à la fois, notamment liés au Windows Store. Toute fonction de navigation doit en effet y utiliser le moteur d’Edge. Microsoft cherchant à simplifier la vie des développeurs afin que sa boutique soit plus vivante, l’épine enlevée serait conséquente.

Évidemment, quand on cherche des signes, on en trouve. On peut par exemple faire remarquer que si Edge est disponible sur Android et iOS, c’est en exploitant à chaque fois le moteur natif de chaque plateforme. Il n’y a certes pas le choix chez Apple, mais EdgeHTML aurait très bien pu faire l’objet d’un portage Android, comme Mozilla l’a fait pour Firefox.

En outre, les commits récents de Microsoft dans le code de Chromium pour son portage ARM64 montrent une implication de l’éditeur (Google ayant accepté toutes les modifications). Le père de Windows connait donc manifestement bien le code de Chromium.

Pour Windows Central, l’information ne semble faire aucun doute. Il ne resterait plus que quelques inconnues, comme le nom du navigateur (pas sûr qu’Edge soit gardé) et la période d’arrivée.

Nos confrères estiment que l’attente ne devrait pas être longue : le « nouvel Edge » ferait son apparition pendant le cycle de développement actuel de la version 19H1, nom de code de la prochaine évolution majeure de Windows 10, attendue pour le printemps prochain.

chargement Chargement des commentaires...

À découvrir dans #LeBrief
Copié dans le presse-papier !

Habitué à la dernière place depuis près de 18 mois (avec un plongeon aux enfers en janvier 2018), Free remonte doucement la pente et dépasse 3 Mb/s de moyenne pour la première fois depuis… janvier 2016.

Avec 3,02 Mb/s de moyenne sur les heures de grandes écoutes (+0,12 Mb/s), le FAI se rapproche de son plus haut historique à 3,28 Mb/s en mai 2015. Si la marque au carré rouge en xDSL prend la dernière place, c'est principalement parce que le FAI signe une deuxième baisse consécutive, de 0,08 Mb/s cette fois-ci.

Il est dans tous les cas encore trop tôt pour affirmer qu'un changement durable s'est installé et que l'annonce du partenariat entre Netflix et Free sur les Freebox a un impact notable sur cet indice des performances. Il faudra surveiller l'évolution de l'observatoire de Netflix sur plusieurs mois.

Le haut du tableau reste occupé par les mêmes FAI : SFR THD (fibre et câble) est en tête avec 3,74 Mb/s (-0,06 Mb/s), suivi par Bouygues Telecom à 3,65 Mb/s (+0,2 Mb/s) et Orange à 3,48 Mb/s (+0,17 Mb/s).

Copié dans le presse-papier !

Le Conseil de l’Union européenne, où siègent les États européens, a publié sa position sur un projet de règlement pour l’accès aux preuves numériques. Autrement dit, les pays s’accordent pour permettre aux autorités d’un État-membre de réclamer la préservation ou l’accès aux données d’un service en ligne situé dans un autre.

La collaboration transfrontalière est une complainte de longue date des forces de l’ordre, particulièrement dans les enquêtes numériques, où la réactivité est le nerf de la guerre. Les criminels peuvent passer de pays en pays en quelques secondes, en changeant par exemple d’hébergeur, les forces de l’ordre étant encore régulièrement bloquées à la frontière.

Le texte pourrait instituer un nouveau cadre légal pour ces demandes entre pays, avec des ordres de « production et de préservation » de données, concernant tout type d’information. Les données transactionnelles et les contenus ne devraient être transmissibles que pour des crimes punissables d’au moins trois ans de prison, ou des sujets spécifiques liés au « cyber » et au terrorisme.

Les services concernés auraient 10 jours pour répondre, ou 6 heures pour des procédures urgentes, avec la possibilité d’une validation a posteriori (sous 48 heures) pour des données de connexion. Bien entendu, les données devraient être utilisées uniquement dans les buts définis.

En cas de manquement, le fournisseur de service pourrait être sanctionné jusqu’à 2 % de son chiffre d’affaires mondial. Un système de notification serait aussi créé, pour permettre à un État de s’opposer à une demande d’un autre sur son territoire, pour protéger la liberté d’expression ou les intérêts de la nation, par exemple.

Le projet de règlement « est désormais prêt pour les négociations avec le Parlement européen », avec l’espoir d’en finir avant la mandature actuelle.

Copié dans le presse-papier !

À l’aune notamment de l’entrée en application du RGPD, la Commission nationale de l’informatique et des libertés a signé la semaine dernière avec Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale, une convention « relative à la protection des données personnelles dans les usages numériques de l’Éducation nationale ».

Les deux institutions s’engagent à « collaborer » et à « mener des actions communes », par exemple en matière de « formation des membres de la communauté éducative ». Un accompagnement dans la mise en conformité au RGPD est également prévue.

Un comité de pilotage se réunira deux fois par an. Cette sorte de partenariat est pour l’instant conclu pour trois ans (vraisemblablement en lieu et place de la « charte de confiance » attendue depuis 2016 suite aux promesses de Najat Vallaud-Belkacem). Il a toutefois vocation à être renouvelé, d’ici à décembre 2021.

Copié dans le presse-papier !

Ce rachat avait été discrètement effectué en mai de l'année dernière. La société de Cupertino propose désormais une nouvelle version à la vente : le Sleep Monitor 3.5, alors qu'il était question de la version 3.0 auparavant. Il est disponible sur le site d'Apple pour 150 dollars.

Les changements semblent surtout esthétiques puisque les fonctionnalités sont visiblement les mêmes avec l'analyse de la durée du sommeil, de la fréquence cardiaque, des respirations, des ronflements, de la température et de l'humidité de la chambre.

Pour fonctionner, iOS 12 minimum est nécessaire, l'ancienne application Beddit ne prenant en charge que les capteurs en version 3.0 selon l'App Store. Pour rappel, Withings propose également un capteur de sommeil Sleep pour 100 euros.

Copié dans le presse-papier !

Verizon a lancé un nouveau plan de départs volontaires dans le but de réduire ses coûts fixes en prévision de ses prochains investissements dans son réseau 5G, rapporte Reuters.

Ce plan concernera environ 10 400 employés sur un total de 152 300. Les volontaires pourront prétendre au versement de leur salaire jusqu'à 60 semaines après leur départ (soit environ 14 mois), une prime et divers avantages en fonction de leur ancienneté.