du 13 mai 2020
Date

Choisir une autre édition

Messages « haineux » : quatre associations attaquent Twitter, accusé d’ « inaction »

L’Union des étudiants juifs de France (UEJF), J’accuse, SOS-Racisme et SOS-Homophobie ont assigné hier Twitter, indique Le Monde. Ils demandent notamment que le tribunal désigne un expert pour « se faire remettre tout document » relatif aux « moyens matériels et humains » du réseau social pour modérer ses messages. 

Ils réclament les « nombre, localisation, nationalité, langue et profil » des modérateurs, le nombre de signalements reçus par Twitter relatif à l’incitation à la haine raciale ou aux crimes contre l’humanité, les « critère et nombre des retraits ».  Enfin, « le nombre » de signalements effectués aux autorités, « en particulier au parquet […] au cours des trois dernières années au titre de l’apologie des crimes contre l’humanité et de l’incitation à la haine raciale ». 

Après un testing, ils accusent le service en ligne d’inaction voire de complicité. « Ce que montre ce testing, c’est une inaction massive de la part d’une plate-forme qui refuse manifestement de mettre les moyens humains nécessaires à la modération des contenus que son activité génère » indique Dominique Sopo, le président de SOS-Racisme, dans les colonnes du Monde. 

La procédure a été lancée hier, soit deux jours avant que la proposition de loi contre la haine en ligne ne termine son parcours parlementaire à l’Assemblée nationale. Le texte prévoit justement de contraindre les plateformes à retirer en 24h les contenus manifestement rattachés à une série d’infractions, sous peine de 250 000 euros d’amende. Le CSA pourra en outre connaître les moyens dévolus à cette lutte, chez chaque acteur. 

chargement Chargement des commentaires...