du 06 juin 2019
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macOS Catalina abandonne Bash pour Zsh, des soucis suspectés de licence

Dans macOS 10.15, alias Catalina, Bash n’est plus le shell Unix du système. Il a été remplacé par Zsh. Apple n’en donne pas la raison, mais The Verge pense la connaître : la licence.

La version de Bash fournie avec macOS jusqu’ici était en effet particulièrement ancienne. Dans Mojave, on trouve ainsi la mouture 3.2 qui date de… 2007. Si Apple n’est pas allée plus loin, ce serait à cause de la GPLv3, dont plusieurs clauses poseraient de vrais difficultés à l’entreprise.

La première empêche un revendeur quelconque d’utiliser du code sous licence GPLv3 sur des systèmes empêchant des tiers d’installer leurs propres logiciels. L’autre oblige l’éditeur publiant du code à fournir automatiquement une licence pour les brevets éventuellement associés.

En dépit d’une utilisation massive de l’open source dans ses produits, Apple cherche à se débarrasser du code protégé par la GPL depuis longtemps. En témoignait le bilan d’un développeur il y a quelques années : de 47 paquets sous licence GPL dans macOS 10.5 (Leopard), on n’en trouvait plus que 16 dans macOS 10.12 (Sierra). Zsh est pour sa part sous licence MIT, plus souple (et utilisée la plupart du temps par Microsoft pour ses projets open source).

Les développeurs devraient largement profiter du changement, quelles qu’en soient les raisons. Compatible en grande partie avec sh et bash, Zsh fournit des fonctions modernes que l’on peut attendre d’un shell Unix en 2019, comme la complétion de la plupart des commandes, une plus grande facilité de manipulation des variables et tableaux, les commandes multilignes dans un même buffer ou encore la personnalisation de l’invite.

Les développeurs sont évidemment invités à se pencher sur cet important changement, pourtant très discret. Apple ne l’a en effet pas abordé sur scène et le changement n’est pas même référencé dans la page contenant les changements apportés par Catalina.

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À découvrir dans #LeBrief
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WeTransfer est un service permettant d'envoyer des fichiers volumineux à des contacts. Ils sont hébergés sur les serveurs de la société et on peut y accéder via un lien. 

Problème, WeTransfer a découvert « un incident de sécurité le lundi 17 juin » : des emails ont été envoyés à d'autres personnes. Les clients concernés et les autorités sont informés de ce « bug ».

Cet « incident » s'est déroulé les 16 et 17 juin. Dès lundi, WeTransfer a pris des mesures pour essayer de limiter les dégâts : « Les utilisateurs peuvent avoir été déconnectés de leur compte ou invités à réinitialiser leur mot de passe. De plus, nous avons bloqué les liens de transfert pour assurer la sécurité des transferts de nos utilisateurs ».

La société enquête toujours sur la portée de cette faille de sécurité, ainsi que sur ses causes. Elle promet de plus amples informations prochainement.

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Apple est finalement en avance : toutes les bêtas publiques des nouvelles versions majeures sont disponibles pour le grand public.

Les nouveautés sont particulièrement nombreuses dans tous les domaines, comme nous l’avons vu dans nos articles, qu’il s’agisse des appareils mobiles ou des Mac. Le positionnement de l’iPad va ainsi largement évoluer.

Pour rappel, même si tout un chacun peut installer ces bêtas dès lors que l’appareil est compatible, il ne s’agit que des premières. Elle sont basées sur les Developer Preview 2, dont le développement est assez avancé pour tester presque toutes les nouveautés, mais avec des bugs et des incompatibilités.

Selon les applications que vous avez notamment sur votre iPhone ou iPad, vous serez plus ou moins embêté. Le client MEGA (stockage dans le cloud) ne peut par exemple plus se lancer. Si vous utilisez souvent la version web de WhatsApp, le fonctionnement en sera également très perturbé.

Pour les utilisateurs n’ayant pas trop le sens de l’aventure, mieux vaut donc encore attendre quelques semaines. Après tout, Apple avait parlé de « courant juillet » pour ces bêtas.

Nous publierons prochainement un article dédié à ces bêtas, de comment les installer au moyen de revenir aux versions stables.

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Le ministère de l’Intérieur annonce que les échanges transfrontaliers de données relatives aux infractions routières concernent désormais la République d’Irlande et la Suède.

« Ces échanges, qui s’inscrivent dans le cadre fixé par la directive européenne 2015/413 , vont permettre de poursuivre les ressortissants irlandais et suédois qui commettent des infractions routières relevées par radar sur le territoire français » indique le communiqué

Réciproquement, les conducteurs français flashés dans ces pays pourront être poursuivis par les autorités de ces pays. 

Au total, ces échanges de données concernent la Suisse et 19 pays européens : la Belgique, l’Espagne, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Pologne, le Royaume-Uni, la Roumanie, l’Italie, le Grand-Duché du Luxembourg, l’Autriche, la Hongrie, la Slovaquie, la République tchèque, l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie et le Portugal, outre l’Irlande et la Suède.

Selon les données de la Sécurité routière, « depuis le déploiement des radars vitesse en France, environ 21 % des infractions relevées (50 % en période estivale) concernent des véhicules immatriculés à l’étranger, alors qu’ils ne représentent que 5 % à 6 % du trafic ».

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Gabe Aul était connu par les testeurs de Windows comme le responsable du programme Insider pendant ses premières années.

Il a passé le flambeau à Dona Sarkar il y a trois ans. La nouvelle responsable s’est d’ailleurs montrée encore plus active, avec une communication abondante. Un progrès, car le processus a gagné en transparence depuis.

Aul restait l’un des vice-présidents de Microsoft. Jusqu’à récemment, puisqu’il est désormais… l’un des vice-présidents de Facebook.

Il a indiqué hier dans un tweet débuter son premier jour en tant qu’employé du réseau social. Mais il faut se rendre sur son profil LinkedIn pour voir son nouveau poste. On n’en sait guère plus pour l’instant, le titre de vice-président restant vague.

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La Commission d’enrichissement de la langue française a ajouté de nouvelles pierres à son édifice destiné à protéger la langue chère à Super Dupont des invasions barbares venues d’au-delà de nos frontières. 

Les amateurs du couple baguette-béret diront à l’avenir « bande dessinée en ligne » plutôt que l’affreux « webcomic ». Les marques en mal de modernité devront s'y faire : « Concept store » sera utilement délaissé au profit de « boutique-concept ». Les « advergames » n’existent plus. On les remplace dorénavant par l’expression « jeu vidéo publicitaire ». 

Vous étiez mordu de « data journalism » ? Vous voilà fan de « journalisme de données », à savoir un « journalisme qui exploite et analyse un très grand nombre de documents, le plus souvent numériques ».

Le « reflowable » n’est plus. Ce « mode d’affichage d’une publication numérique, généralement un livre, qui permet d’adapter la mise en page au terminal de lecture » se dit maintenant « mise en page adaptative ». 

INpactSuivant utilisait un « paywall » pour la plupart de ses actualités. Notre site a un modèle d’affaires reposant maintenant sur le « péage de lecture numérique ».

Adieu la « native advertising », cette « publicité en ligne, intégrée à un site dont elle adopte les codes formels, qui n’est pas toujours signalée comme telle ». Vive la « publicité caméléon » ! 

La liste de ces nouvelles traductions officielles, imposées à l’ensemble des administrations, est accessible sur l’Official Newpaper