du 12 septembre 2018
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En avril dernier, la Commission était « arrivée à la conclusion que les loot box payantes sont des jeux de hasard ». Elle ajoutait alors que si elles continuaient à être exploités, « une approche pénale était envisagée ».

Selon le journal Nieuwsblad, repris par Les Échos, le parquet de Bruxelles aurait ouvert une enquête à la demande de la Commission des jeux de hasard. Elle ciblerait deux titres d'Electronics Arts : FIFA 18 et le prochain FIFA 19.

En cause, toujours les fameuses boites à butins que l'on achète et dans lesquelles on récupère des objets plus ou moins rares. Selon le vice-président d'EA Sports Daryl Holt, elles « ne constituent pas un jeu de hasard étant donné que vous savez ce que vous achetez. Vous recevez un certain nombre de bonus garantis et nous sommes prêts à en révéler les probabilités ».

Il faut maintenant attendre de voir si cette affaire sera ou non portée devant un tribunal pour y être jugée.

Loot box, EA et FIFA : la Commission des jeux de hasard belge aurait saisi la justice
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À découvrir dans #LeBrief
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Hier, la Federal Communications Commission a donné son feu vert, sous « certaines conditions », à plusieurs sociétés : SpaceX donc, mais aussi Kepler Communications (140 satellites), LeoSat (78 satellites) et Telesat (117 satellites).

Dans le cas de Starlink, cette constellation de 7 518 satellites correspond à la deuxième phase de déploiement, la première étant déjà constituée de 4 425 satellites (la FCC a déjà donné son accord).

Au total, ce sont donc près de 12 000 satellites qui seront en orbite uniquement pour le projet de SpaceX visant à proposer une couverture mondiale à Internet.

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Opera Touch pour Android a reçu une importante première mise à jour fonctionnelle, avec notamment l’arrivée du mode de navigation privée. Pour rappel, l’utilisateur ne laisse avec ce dernier pas de traces locales : cookies, réglages de session et autres mots de passe utilisés sont supprimés à la fin.

Le navigateur accueille également mieux le nouvel utilisateur à travers une série de réglages rapides, comme le choix du thème et la connexion au Flow. Plusieurs fonds d’écran ont été ajoutés pour l’occasion, et un absent notable fait son apparition : la fonction recherche au sein d’une page web.

Puisque l’on parle de recherche, Opera Touch accueille un nouveau moteur pour son champ principal : Qwant. Google reste actif par défaut, il faudra donc se rendre dans les options, la liste des moteurs étant désormais bien remplie : Yandex, Yahoo, Bing, DuckDuckGo, Amazon, eBay, Wikipedia…

Dommage qu’Opera Touch ne sépare pas les réglages entre navigation classique et mode privé maintenant que ce dernier est présent.

Ces améliorations ne concernent pour l’instant que la version Android d’Opera Touch, à l'exception de Qwant. On ne sait pas quand le reste des apports arrivera sur iOS.

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Cette nuit, la société a envoyé sans encombre un nouveau satellite dans l'espace :  Es’hail-2. Il a été lancé avec un premier étage recyclé d'une mission de juillet dernier (Telstar 19 Vantage) , qui a de nouveau été récupéré sur la barge Of Course I Still Love You dans l'océan Atlantique. Cette fois encore, la récupération de la coiffe n'a pas été tentée.

Il s'agit donc du 18e lancement réussi de l'année pour Spacex, qui égale ainsi son record de 2017. Pour rappel, la société prévoyait d'atteindre une vingtaine de lancements l'année dernière et misait sur une trentaine cette année.

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Comme en 2017, la société devrait évoquer ses nouveautés en cette fin d'année, mais elle voit les choses un peu plus grand.

Elle présente cet événement comme l'occasion de rencontrer la presse, mais également ses abonnés et le grand public. Il se déroulera sur trois jours, du jeudi 29 novembre au samedi premier décembre.

On devrait en apprendre un peu plus sur son boîtier Ghost, dévoilé à la fin de l'été. La société en profitera sans doute pour évoquer de nouvelles options finalisées dans ses applications, de nouveaux services et pourquoi pas une nouvelle offre ?

Rendez-vous dans deux semaines pour en savoir plus. Ceux qui veulent s'inscrire peuvent le faire par ici.

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Dans une longue enquête, le New York Times a révélé les méthodes de lobbying de Facebook, de ses atermoiements internes sur l’ingérence russe à l’emploi d’un cabinet derrière une usine à « fake news ». Il aurait tenté de rediriger la colère sur les autres groupes technologiques et attaqué des critiques, en les liant au milliardaire philanthrope George Soros.

Selon le NYT, la société aurait tenté de réduire l'importance perçue des problèmes, du scandale  du profilage électoral de Cambridge Analytica aux fuites de données régulières.

Elle aurait aussi hésité à révéler ses découvertes sur l’ingérence russe, notamment par peur de fâcher les républicains américains, déjà très critiques de la modération de la plateforme. L'entreprise estimait qu'en révélant le soutien d'acteurs russes à la campagne de Donald Trump, elle serait accusée de prendre parti pour les démocrates.

Dans un communiqué, le directeur des fondations Open Society de George Soros, Patrick Gaspard, accuse Facebook d’avoir financé la production de « fake news » à l’encontre du milliardaire, alors que le réseau social fait de sa lutte un large axe de communication. Il estime aussi que Facebook a nourri un sentiment antisémite en visant Soros de la sorte.

Facebook a répondu au NYT par un communiqué plein de bons sentiments et une conférence téléphonique. Le communiqué, censé relever cinq « inexactitudes », n’en relève en fait aucune.

La société prétend nier les éléments de l’article, mais se contente d’assurer ses bonnes intentions, sans remise en cause factuelle… Sauf sur la première « inexactitude », qui a mené à une  mise à jour du communiqué. Facebook a finalement reconnu avoir mal interprété l’article sur ce premier point. Elle se dit par ailleurs choquée des accusations d’antisémitisme.

Une téléconférence a été organisée par Mark Zuckerberg. Il se défend de toute mauvaise action, et déclare ne pas connaître certains agissements dont la société est accusée, comme ceux attribués au cabinet de lobbying Definers, qualifié de « chien d’attaque de Facebook » par le NYT.

Il ne compte pas quitter la tête du groupe.

Selon le NYT, ces révélations ont agité le Congrès américain, qui réclame plus de contrôle du réseau social, qui aurait montré son incapacité à s'auto-réguler.

En parallèle, l'entreprise a publié son Transparency Report pour le premier semestre 2018. Elle y ajoute deux nouvelles catégories (harcèlement et nudité infantile).

Les demandes d'États ont augmenté de 26 % en un an, passant de 82 000 à près de 104 000. Aux Etats-Unis, elles ont augmenté de 30 %, plus de la moitié (56 %) avec une interdiction de la divulguer à l'utilisateur. Sur le premier semestre, le nombre de contenus bloqués pour raisons légales a grimpé de 7 % par rapport à la même période l'an dernier (de 14 280 à 15 337).

Un système de recours supplémentaire, similaire à une « cour d’appel », est promis pour l’année prochaine.