du 18 septembre 2018
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Loot box : 16 régulateurs inquiets de la « porosité des frontières » entre les jeux d’argent et les jeux vidéo

Dans la liste des signataires, nous retrouvons quinze régulateurs européens (Lettonie, République Tchèque, Ile de Man, France, Espagne, Malte, Jersey, Gibraltar, Irlande, Portugal, Norvège, Pays-Bas, Royaume-Uni, Pologne et Autriche) ainsi l’État de Washington.

L'Autorité de régulation des jeux en ligne (Arjel) et ses équivalents locaux constatent « que l’introduction de la dimension monétaire dans les jeux dits sociaux ou gratuits et dans les jeux vidéo, peut porter atteinte aux principes communs qui fondent la régulation des jeux d’argent et en particulier la protection des consommateurs et l’interdiction du jeu des mineurs ».

Dans une déclaration commune, les autorités s'engagent donc à « analyser minutieusement les caractéristiques des jeux vidéo et des jeux sociaux ». Elles appellent aussi à « l’ouverture d’un dialogue constructif avec l’industrie et les plateformes de jeux et à une sensibilisation des consommateurs et des parents ».

Un groupe de travail planchera sur la question le 28 septembre, lors du prochain Forum Européen des Régulateurs de Jeux d’argent. Le sénateur Jérôme Durain (qui s'est emparé du sujet en novembre dernier) présidera ensuite un séminaire sur « Les jeux à la lisière des jeux d’argent : le cas pratique des micro-transactions dans les jeux vidéo » le 23 novembre prochain, au palais du Luxembourg. Ensuite, en mars 2019, se tiendra à Bordeaux un colloque sur la notion des jeux d'argent et ses frontières.

Les signataires veulent arriver à trouver « un équilibre » entre la protection des joueurs et le développement du secteur des jeux vidéo, parfois porté par les micro-transactions. Pour rappel, la question a déjà été tranchée en Belgique. En avril dernier, la Commission des jeux de hasard belge était « arrivée à la conclusion que les loot box payantes sont des jeux de hasard ».

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