du 09 janvier 2019
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Loi contre les manifestations : le Syndicat de la magistrature dézingue les annonces gouvernementales

Le Syndicat de la Magistrature voit d’un mauvais œil le plan gouvernemental contre les violences en marge des manifestations des gilets jaunes. Il retient que la proposition de loi LR, déjà votée au Sénat, et qui devrait servir de vivier à l’exécutif, contient plusieurs dispositions dangereuses pour les libertés.

En particulier, l’interdiction de manifester décidée par le préfet. Comme expliqué dans nos colonnes, elle reposera sur deux critères cumulatifs. Il faudra d’une part « des raisons sérieuses de penser » que le comportement d’une personne « constitue une menace d’une particulière gravité pour l’ordre public ». D’autre part, que la personne concernée ait déjà été condamnée pour des faits de violences ou bien parce qu’elle appartient à un groupe ou entre en relation « de manière régulière avec des individus incitant, facilitant ou participant à la commission de ces mêmes faits ».

Pour le SM, « ces critères sont (…) voisins de ceux permettant depuis la fin de l’état d’urgence à l’autorité administrative de décider d’assignations à résidence ou de visites domiciliaires. Ces décisions seront prises sur la base de présomptions, déterminées par des notes blanches non sourcées ».

Il y voit de nouvelles « restrictions de libertés sans contrôle du juge a priori et sans l’imputation d’un fait précis dont la preuve résulterait d’une enquête contradictoire ».

Le fichier des « casseurs », associé à ces interdictions de manifester, serait tout aussi contestable puisqu’échafaudé « sur la base d’informations des services du renseignement concernant « l’appartenance » supposée « à un groupe » ou les « relations » supposées d’un individu avec d’autres ».

Dans le Monde, l'avocat Patrice Spinosi estime de son côté que « répondre par un virage sécuritaire à la colère qui s’exprime dans la rue ne me semble pas le meilleur moyen de l’apaiser ».

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À découvrir dans #LeBrief
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Après Google, Instagram, WhatsApp et Facebook, c’est au tour de YouTube, Spotify, Netflix, SoundCloud, Apple Music, Amazon Prime, DAZN et Flimmit d’être attaqués par NOYB (pour « none of your business »).

L’organisation menée par Max Schrems, cet Autrichien qui avait fait tomber le « Safe Harbor », a annoncé aujourd’hui avoir porté plainte devant la CNIL autrichienne, sur le fondement du RGPD. Les huit services en ligne sont accusés de ne pas respecter le droit d’accès des utilisateurs à leurs données personnelles.

SoundCloud et DAZN n’ont même pas répondu aux requêtes qui leur ont été envoyées. Pour les autres, les retours ont été jugés insuffisants au regard des obligations posées par la nouvelle réglementation européenne.

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Après environ trois mois de péripéties, Microsoft débute finalement le déploiement automatique de la mise à jour October 2018 pour Windows 10.

Le fonctionnement est habituel : les machines les plus « compatibles » d’abord, puis par étapes successives les autres. Selon l’historique des mises à jour précédentes, il faut jusqu’à trois mois pour que tous les appareils compatibles soient servis. Les dernières seront donc concernées au moment où l’évolution majeure suivante sera déjà là, ou sur le point de l’être.

La version distribuée n’est évidemment plus la même qu’à ses débuts. De nombreux correctifs sont intervenus depuis, ce qui n’avait rien d’un luxe, tant les problèmes ont été nombreux : suppression de données personnelles, pilotes Intel Graphics, conflits avec certains antivirus, cartes Radeon non supportées ou encore incompatibilités avec des clients VPN. Pour la plupart de l’histoire ancienne.

C’est aussi à ça que sert le déploiement progressif. La mise à jour ne sera en effet offerte dans un premier temps qu’aux machines sur lesquelles aucune de ces situations particulières n’a été détectée.

Notez qu’il est toujours possible de se rendre dans les Paramètres de Windows 10 et de déclencher soi-même le téléchargement en cliquant sur « Rechercher », dans la section « Mise à jour et sécurité ». Le changement s’adresse donc aux utilisateurs laissant leur machine s’occuper de tout.

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La société explique que seul le client Android est concerné par ce bug (pas iOS ni la version web). Si vous avez coché l'option « protégez vos tweets » et que vous avez effectué des changements dans les paramètres de votre compte (l'email par exemple), alors vos tweets ont pu être rendus publics.

L'éditeur donne peu de détails et précise simplement que le problème pouvait survenir entre le 3 novembre 2014 et le 14 janvier 2019, date à laquelle le bug a été éradiqué.

Les utilisateurs touchés sont informés et l'option pour protéger les tweets réactivée si besoin. Dans tous les cas, un passage dans les paramètres de confidentialité et sécurité de votre compte ne peut pas faire de mal.

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Dans un billet de blog, le géant du Net explique que sa suite d'outils s'est développée avec de nouvelles fonctionnalités au cours des dernières années, une manière de justifier l'augmentation qui sera effective le 2 avril 2019.

Le palier Basic passera de 5 à 6 dollars, tandis que Business augmentera de 2 dollars pour arriver à 12 dollars. Pour rappel, en France il est actuellement question de 4 et 8 euros respectivement, la hausse devrait donc être de 1 et 2 euros sauf surprise.

Google précise que son offre G Suite Enterprise ne bouge pas et reste donc à 25 dollars/23 euros.

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TSMC a présenté ses résultats pour le dernier quart de 2018. Le fondeur y apparaît en bonne forme avec un chiffre d'affaires en hausse de 4,4  % sur un an, à 290 milliards de dollars taïwanais (environ 8,25 milliards d'euros), accompagné d'un bénéfice stable à 100 milliards de dollars taïwanais (2,85 milliards d'euros).

Ces bons chiffres sont, selon l'entreprise, le fruit d'importantes commandes pour des puces gravées en 7nm, celles-ci comptant pour 23 % de ses revenus, contre 6 % pour le 10 nm et 21 % pour le 16/20 nm.

Le fondeur n'est pas en reste sur les technologies plus anciennes, puisqu'un tiers de son chiffre d'affaires provient de la fourniture de puces gravées en plus de 28 nm. Des techniques peu coûteuses encore largement utilisées pour des composants bon marché.