du 09 janvier 2019
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Loi contre les manifestations : le Syndicat de la magistrature dézingue les annonces gouvernementales

Le Syndicat de la Magistrature voit d’un mauvais œil le plan gouvernemental contre les violences en marge des manifestations des gilets jaunes. Il retient que la proposition de loi LR, déjà votée au Sénat, et qui devrait servir de vivier à l’exécutif, contient plusieurs dispositions dangereuses pour les libertés.

En particulier, l’interdiction de manifester décidée par le préfet. Comme expliqué dans nos colonnes, elle reposera sur deux critères cumulatifs. Il faudra d’une part « des raisons sérieuses de penser » que le comportement d’une personne « constitue une menace d’une particulière gravité pour l’ordre public ». D’autre part, que la personne concernée ait déjà été condamnée pour des faits de violences ou bien parce qu’elle appartient à un groupe ou entre en relation « de manière régulière avec des individus incitant, facilitant ou participant à la commission de ces mêmes faits ».

Pour le SM, « ces critères sont (…) voisins de ceux permettant depuis la fin de l’état d’urgence à l’autorité administrative de décider d’assignations à résidence ou de visites domiciliaires. Ces décisions seront prises sur la base de présomptions, déterminées par des notes blanches non sourcées ».

Il y voit de nouvelles « restrictions de libertés sans contrôle du juge a priori et sans l’imputation d’un fait précis dont la preuve résulterait d’une enquête contradictoire ».

Le fichier des « casseurs », associé à ces interdictions de manifester, serait tout aussi contestable puisqu’échafaudé « sur la base d’informations des services du renseignement concernant « l’appartenance » supposée « à un groupe » ou les « relations » supposées d’un individu avec d’autres ».

Dans le Monde, l'avocat Patrice Spinosi estime de son côté que « répondre par un virage sécuritaire à la colère qui s’exprime dans la rue ne me semble pas le meilleur moyen de l’apaiser ».

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À découvrir dans #LeBrief
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Les testeurs du nouveau navigateur Edge basé sur Chromium peuvent depuis cette nuit passer à la version 77 dans le canal Dev. Ce dernier est pour rappel mis à jour chaque semaine, contre chaque jour pour le canal Canary.

On note surtout l’apparition d’un nouveau SDK (Software Development Kit) pour le contrôle WebView2. Un composant essentiel puisqu’il sert de base aux développeurs voulant intégrer du contenu web dans leurs applications, voire proposer une application intégralement web (comme une PWA).

Il ne s’utilise pour l’instant que via des API C++ pour Win32, mais Microsoft promet la prise en charge pour plus tard d’autres environnements comme UWP (évidemment), WinForms et WPF. La nouvelle version tient compte de plusieurs demandes des développeurs. Il est par exemple possible désormais désactiver les barres de statut et les outils de développement. Le contrôle 32 bits peut en outre fonctionner sur des ordinateurs 64 bits.

WebView2 sera mis à jour à chaque nouvelle version de « Edgium », ce qui devrait largement réduire la fragmentation. Plus tard, les développeurs auront la possibilité d’empaqueter une version spécifique du contrôle dans leur application.

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Cette modification concerne aussi bien l'Assistant du géant du Net que les produits dérivés comme le Nest Hub. Une campagne d'information est en cours auprès des clients.

D'après Google, « les utilisateurs étaient impatients d'adopter le mot clé "Hey Google" utilisé dans les campagnes de communication  internationales ». Par contre, « suite à ce changement, le mot clé "Dis Google" ne fonctionnera plus en France », sans en préciser la raison.

Dans les commentaires de l'annonce, la même demande revient en boucle : pouvoir laisser le choix du mot clé à l'utilisateur.

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Il ne reste que quelques dizaines d'heures, mais la barrière fatidique des 19 600 euros a été franchie avec près de 400 contributeurs. Le projet étant sur le principe du « tout ou rien », le documentaire verra donc normalement le jour.

Il « se penchera sur des besoins concrets en matière de vie privée : hygiène numérique au quotidien, alternatives aux GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft), logiciels libres, moyens de réduire son exposition face aux risques de harcèlement et de piratage », explique le réalisateur.

Marc Meillassoux avait déjà réalisé Nothing to Hide qui s'attaquait au sempiternel argument  « je n’ai rien à cacher ». Il est désormais disponible en ligne sous licence Creative Commons.

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Ce n'est pas une surprise tant les fuites étaient nombreuses ces derniers temps. La date et le cœur de l'annonce étaient d'ailleurs déjà connus.  

Le projet Libra est présenté comme « axé sur une nouvelle blockchain décentralisée, une cryptomonnaie de faible volatilité et une plateforme de contrats intelligents ». Une Association Libra s'en occupera.

Comme prévu, Iliad, Vodafone, Mastercard, Visa, Stripe, Uber, Spotify et bien d'autres sont parmi les membres fondateurs. En tout, 28 partenaires participent au lancement et Facebook promet de n'être « qu’un membre parmi d’autres ». Le réseau social espère « que l’association Libra comptera une centaine de membres d’ici son lancement prévu pour le premier semestre 2020 ».

Le groupe de Xavier Niel indique de son côté que « le but de l’Association est de fournir un cadre de gouvernance pour le réseau, de faciliter le fonctionnement de la blockchain, de gérer la Réserve et d’aider au développement de l'écosystème ». La réserve a pour but d'« assurer la stabilité [de Libra] et le préserver de la spéculation ».

Ce n'est pas tout. Le réseau social annonce aussi Calibra (un des 28 membres de Libra) : « une nouvelle filiale dont l’objectif sera de fournir des services financiers permettant au plus grand nombre de personnes d’accéder et de participer au réseau Libra ». Le premier produit de Calibra est attendu pour 2020 avec un portefeuille numérique pour Libra dans Messenger et WhatsApp (deux applications de Facebook) et via une application dédiée.

Facebook donne quelques détails : « Dès sa sortie, Calibra permettra de transférer des Libra à presque n’importe quelle personne équipée d’un smartphone, aussi facilement et instantanément qu’un SMS, à peu de frais, voire gratuitement ».

Des services supplémentaires arriveront dans un second temps : « payer des factures en appuyant simplement sur un bouton, acheter un café avec la lecture d’un code QR ou utiliser les transports en commun sans argent sur soi ni titre de transport ».

Si vous vous posez des questions sur le respect de la vie privée, Facebook prend les devants… en rassurant à moitié : « À l’exception de cas limités [qui ne sont pas précisés, ndlr] Calibra ne partagera pas les informations de compte ou les données financières avec Facebook ou toute autre tierce partie sans votre consentement ». 

De plus amples informations sont données dans un livre blanc dédié à Libra.

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Hier, peu avant 16h30, les utilisateurs ont commencé à avoir des difficultés à accéder au service du géant du Net. Ce dernier annonçait un retour à la normale à 19h13 hier, sans préciser les raisons de cette panne qui a donc duré près de 3h tout de même.

Pour rappel, Google Cloud a connu une panne de près de 5h au début du mois. Un changement de configuration dans les serveurs était alors à l'origine du problème.