du 09 janvier 2019
Date

Choisir une autre édition

Loi contre les manifestations : le Syndicat de la magistrature dézingue les annonces gouvernementales

Le Syndicat de la Magistrature voit d’un mauvais œil le plan gouvernemental contre les violences en marge des manifestations des gilets jaunes. Il retient que la proposition de loi LR, déjà votée au Sénat, et qui devrait servir de vivier à l’exécutif, contient plusieurs dispositions dangereuses pour les libertés.

En particulier, l’interdiction de manifester décidée par le préfet. Comme expliqué dans nos colonnes, elle reposera sur deux critères cumulatifs. Il faudra d’une part « des raisons sérieuses de penser » que le comportement d’une personne « constitue une menace d’une particulière gravité pour l’ordre public ». D’autre part, que la personne concernée ait déjà été condamnée pour des faits de violences ou bien parce qu’elle appartient à un groupe ou entre en relation « de manière régulière avec des individus incitant, facilitant ou participant à la commission de ces mêmes faits ».

Pour le SM, « ces critères sont (…) voisins de ceux permettant depuis la fin de l’état d’urgence à l’autorité administrative de décider d’assignations à résidence ou de visites domiciliaires. Ces décisions seront prises sur la base de présomptions, déterminées par des notes blanches non sourcées ».

Il y voit de nouvelles « restrictions de libertés sans contrôle du juge a priori et sans l’imputation d’un fait précis dont la preuve résulterait d’une enquête contradictoire ».

Le fichier des « casseurs », associé à ces interdictions de manifester, serait tout aussi contestable puisqu’échafaudé « sur la base d’informations des services du renseignement concernant « l’appartenance » supposée « à un groupe » ou les « relations » supposées d’un individu avec d’autres ».

Dans le Monde, l'avocat Patrice Spinosi estime de son côté que « répondre par un virage sécuritaire à la colère qui s’exprime dans la rue ne me semble pas le meilleur moyen de l’apaiser ».

chargement Chargement des commentaires...

À découvrir dans #LeBrief
Copié dans le presse-papier !

Elle sera proposée de série sur toutes les voitures du constructeur à partir de 2021. Le propriétaire de la voiture peut ainsi définir une limite de vitesse pour lui-même, les membres de sa famille ou des amis à qui il prête son véhicule.

Cette annonce intervient peu de temps après celle d'une limite de vitesse à 180 km/h sur toutes ses voitures « à compter de 2020 ». Le constructeur veut ainsi « envoyer un message fort sur les dangers de la vitesse au volant ».

Håkan Samuelsson, directeur général de Volvo Cars, en profite pour affirmer que son entreprise « entend engager un dialogue portant sur le droit, voire l’obligation, pour les constructeurs de doter leurs véhicules d’équipements technologiques susceptibles de modifier le comportement de leurs utilisateurs ».

Copié dans le presse-papier !

Le Virtual Desktop avait été présenté en septembre dernier lors de la conférence Ignite. Dans la foulée, Microsoft en avait proposé une préversion pour quelques privilégiés. Elle est désormais disponible pour toutes les entreprises éligibles, mais aux États-Unis seulement.

Le Virtual Desktop réunit en fait l’infrastructure de bureau virtuel (VDI) de Windows 7 et les services de bureau distant multi-utilisateurs (RDS) de Windows 10. Il suffit de créer une instance Azure, seule la machine virtuelle étant facturée.

La tarification est en effet agressive puisque Microsoft ne compte pas le coût des licences. Et pour cause : Virtual Desktop accompagne naturellement les abonnements Microsoft 365 F1/E3/E5, Windows 10 Entreprise E3/E5 et Windows VDA.

Elle est d’autant plus agressive que les bureaux virtuels Windows 7 seront automatiquement accompagnés de trois ans d’Extended Security Updates (ESU). Une offre séduction puisque le support technique du système s’arrête en janvier 2020, les trois années supplémentaires de support sur site étant facturées au moins 25/50/100 dollars par poste.

En outre, le rachat de FSLogix en novembre dernier permet un provisionnement des applications en environnement virtualisé. La technologie devrait être particulièrement utile avec OneDrive et Outlook, qui peuvent tous deux stocker plusieurs Go de données. Elle sera automatiquement utilisée chez les clients ayant Office 365.

La préversion publique n’est disponible que dans deux régions américaines (US East 2 et US Central). La version finale sera disponible partout, mais Microsoft ne donne pas de date.

Copié dans le presse-papier !

Des chercheurs ont révélé que Steam contenait une faille qui, exploitée, pouvait permettre une exécution de code arbitraire sur la machine.

La faille résidait dans toutes les versions du client, mais les chercheurs ne sont arrivés à l’exploiter que sous Windows. Les chances de succès étaient d’environ 0,2 % à chaque fois. Le chiffre peut paraître faible, mais les chercheurs évoquent une victime toutes les 512 tentatives, un ratio bien assez dangereux.

La vulnérabilité se situait dans le navigateur de serveurs. Ce dernier permet aux joueurs de chercher un serveur disponible pour certains jeux, dont CS:GO, Half-Life 2 et Team Fortress 2. Les chercheurs ont montré qu’il était possible d’y placer un serveur malveillant.

Valve a été averti du problème en décembre et a corrigé depuis la faille sur l’ensemble des plateformes. Les chercheurs ont été récompensés de 15 000 dollars, auxquels est venue s’ajouter une prime de 3 000 dollars.

On ne sait cependant pas si la faille a eu le temps d’être exploitée, ni Valve ni les chercheurs n’abordant ce point.

Copié dans le presse-papier !

Après le rover baptisé Rosalind Franklin, c'est au tour de la plateforme d'atterrissage d'avoir un petit nom : Kazachok, un choix fait par les Russes de Roscosmos. L'agence spatiale européenne explique qu'il signifie « petit cosaque » et qu'il s'agit d'une danse folklorique.

La plateforme est également arrivée à Turin, en Italie. Pour rappel, ExoMars 2020 est une initiative conjointe de l'ESA et de l'agence spatiale russe. Le lancement est prévu pour juillet 2020. Si tout se passe bien, une fois sur le sol martien, le rover quittera sa plateforme pour aller explorer la surface.

Copié dans le presse-papier !

Après un énième retard annoncé début février par la NASA, le premier lancement de la capsule CST-100 (Crew Space Transportation) Starliner de Boeing était programmé pour avril. Selon des sources de Reuters, il faudra finalement attendre le mois d'août.

Pour rappel, cette capsule est prévue pour envoyer des humains dans l'espace et sur la Station spatiale internationale. Ce premier vol test sera par contre inhabité. La capsule Crew Dragon de SpaceX a pour sa part réussi cette première étape avec succès.

Ce décalage de trois mois entraine aussi un même glissement de la date du premier lancement habité. Il est désormais prévu pour novembre, au lieu d'août. Interrogé par nos confrères, un porte-parole de Boeing a refusé de commenter.