du 12 février 2018
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Logan Paul n'a finalement rien compris et tase des rats morts, YouTube suspend la publicité

Il y a un mois, Logan Paul faisait les gros titres à cause d'une de ses vidéos montrant le cadavre d'une personne suicidée au Japon. Il s'était ensuite rapidement excusé.

Fin janvier, les yeux rouges, il mettait en ligne une vidéo de prévention sur le suicide et annonçait des dons. Fin des dérapages ? Pas vraiment non… Début février, le youtubeur publiait un tweet expliquant qu'il avalerait une capsule de lessive liquide par retweet, avant de le supprimer.

Pour rappel, le « Tide Pod challenge » fait des ravages outre-Atlantique, alors que les autorités ne cessent de rappeler que ce « jeu » est dangereux pour la santé. Durant la même période, il publie une nouvelle vidéo au cours de laquelle il tase des rats morts. Bien évidemment, les réactions ont été nombreuses, notamment sur Twitter.

YouTube a réagi avec un communiqué envoyé à plusieurs de nos confrères, dont le Monde : « Après un examen approfondi, nous avons décidé de suspendre temporairement les publicités sur les chaînes YouTube de Logan Paul. Ce n’est pas une décision que nous avons prise à la légère, mais nous pensons qu’il a fait preuve d’un comportement dans ses vidéos qui non seulement rend sa chaîne inadaptée aux annonceurs, mais qui est aussi potentiellement dommageable pour l’ensemble de la communauté des créateurs ».

Pour rappel, il avait déjà été retiré de YouTube Preferred, le programme de publicité premium de la plateforme de streaming. Cette fois-ci, YouTube frappe donc plus fort. De manière plus générale, YouTube annonce du changement sur ses règles de monétisation.

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À découvrir dans #LeBrief
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La plateforme de vente en ligne vient d'annoncer un nouveau service permettant de « vendre son smartphone et d'être payé immédiatement avec un bon d'achat eBay », à condition de disposer d'un modèle éligible évidemment.

La procédure en ligne ne demande « que quelques minutes », mais n'aboutit pas à de l'argent sur votre compte en banque : uniquement un bon d'achat à utiliser sur eBay. L'expédition se fait ensuite via une étiquette à imprimer.

eBay compare ses prix à ceux de certains de ses concurrents américains et (sans surprise) annonce être bien meilleur. Comme toujours, il faudra faire jouer la concurrence et comparer les conditions des offres.

Instant Selling est disponible dès à présent aux États-Unis, mais rien n'est précisé concernant le reste du monde.

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Dans un communiqué, la plateforme affirme que le nombre de chaines à plus d'un million d'abonnés a grimpé de 75 % (sans donner de volume). Plus d'un milliard d'internautes y écouteraient de la musique chaque mois.

Surtout, la société attaque frontalement l'article 13 de la directive sur le droit d'auteur, adoptée au Parlement européen le mois dernier. Elle doit encore être négociée avec la Commission et le Conseil.

Le texte instituerait un filtre à la mise en ligne sur les grandes plateformes, bloquant les contenus correspondant à des empreintes fournies par les ayants droit.

« La version actuelle de l'Article 13 menace d'empêcher des millions de personnes (des créateurs aux utilisateurs) de mettre en ligne leurs contenus sur des plateformes comme YouTube. Elle menace aussi d'empêcher les utilisateurs européens de voir des contenus déjà en ligne, venant de créateurs partout dans le monde » plaide le groupe, qui défend aussi ici ses intérêts.

Comme le note TechCrunch, son système de reconnaissance actuel (ContentID) ne serait pas suffisant, selon la société. Elle réclame la mobilisation des internautes, via une campagne #SaveYourInternet, calquée sur les mobilisations citoyennes déjà apparues sur la neutralité du Net.

Selon sa directrice générale, Susan Wojcicki, la directive menacerait des centaines de milliers d'emplois. Elle encouragerait le verrouillage des plateformes, qui n'accepteraient plus les contenus que de quelques grandes entreprises.

En parallèle, l'entreprise a ouvert YouTube Studio, pour centraliser les informations sur les chaines de chaque créateur et sur le service. La monétisation est d'ailleurs un sujet sensible pour eux, tant les règles peuvent être obscures et les recours peu efficaces. Le service annonce une mise à jour ce trimestre, qui améliorerait de 10 % la précision de ces évaluations.

Elle revient sur le pilote d'un nouveau tunnel d'envoi de vidéo, qui permet de décrire le contenu, donc sa correspondance aux lignes directrices publicitaires. Elle compte fournir l'auto-certification à la majorité des vidéastes d'ici la fin d'année.

Les abonnements payants à des chaines, directement via YouTube, sont étendus à celles recensant 50 000 abonnés, et non plus seulement 100 000.

Les Premieres (avant-premières), soit la diffusion « en direct » d'une nouvelle vidéo, sont ouvertes à tous. Un alignement sur Facebook et Twitch, qui ont aussi lancé la fonction ces derniers mois.

Dans lutte contre la désinformation, l'entreprise rappelle l'ouverture d'un groupe de travail YouTube News il y a quelques mois.

Enfin, la société investit 20 millions de dollars dans YouTube Learning, un programme pour encourager les chaines éducatives. Une partie de l'argent ira à un fonds destiné à ces créateurs.

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Microsoft l’avait promis lors de la conférence Ignite : ses produits Server sur site allaient bientôt recevoir la mouture 2019.

C’est le cas désormais avec Office, SharePoint Exchange, Skype for Business et Project, pour les entreprises n’étant pas déjà abonnés à Office 365. Rappelons que ces versions sont conçues pour rassembler les nouveautés des dernières années, à destination des licences perpétuelles.

SharePoint est l’un des gros morceaux avec de nombreuses transformations : nouveaux sites individuels et d’équipes modernisés, publication simplifiée de pages, listes revisitées, mise en relation simplifiée, envoi de fichiers jusqu’à 15 Go, etc.

Skype for Business apporte de son côté le support de TLS 1.2, une migrations simplifiée vers Teams (qui doit à terme rassembler tout ce qui touche à la communication), le Cloud Call Data Connector pour des statistiques d’appels (notamment de qualité), ou encore le Cloud Voicemail pour l’accès à la boîte vocale de n’importe où.

Exchange propose pour sa part des améliorations de performances et fiabilité, une recherche améliorée via « les technologies Bing », de nouvelles options pour restreindre le transfert des invitations ou encore un contrôle amélioré sur les paramètres de type « hors du bureau ».

Tous ces produits réclament Windows Server 2019 et sont conçus pour fonctionner ensemble. Point intéressant, le billet de blog de Microsoft précise que ce Windows et la mise à jour 1809 sont actuellement indisponibles à cause d’un problème de qualité. Une précision qui pourrait entraîner une méfiance des entreprises.

On ne sait pas encore combien de temps Microsoft continuera à proposer des versions sur site ou destinées au cloud hybride, c’est-à-dire mélangeant des installations sur site à du cloud classique. Ces « nouvelles » versions n’apportent ainsi rien de neuf dans l’absolu et ne font que rattraper leur retard sur leurs déclinaisons 365.

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Visa vient d'annoncer un partenariat avec IBM autour d'un nouveau produit : B2B Connect. Il s'agit d'une plateforme reposant sur Hyperledger et IBM Blockchain Platform devant faciliter les transactions entre entreprises et institutions financières, tout en réduisant les risques de fraude.

Visa assure que sa solution est capable d'évoluer afin d'accepter un grand débit de transactions, un point sur lequel bon nombre d'acteurs peinent à avancer. Il sera donc fort intéressant de voir s'il sera bel et bien possible d'aller au-delà de quelques dizaines d'opérations par seconde. Si tel est le cas, la blockchain, qui avait pour ambition de réduire l'emprise du secteur bancaire, pourrait bien en fait la renforcer.

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La fondation a confirmé dans un billet de blog ce que nous évoquions hier : l'annonce d'un partenariat avec le service suisse. Pour elle, il s'agit de « tester de nouvelles manières de vous protéger en ligne ».

Elle confirme que cette initiative, qui apparaît surtout comme une opération publicitaire, sera lancée demain avec Firefox 63 sous la forme d'un test qui ne concerne que les États-Unis.

Mozilla précise que son financement vient déjà principalement de partenariats (surtout avec Google), une pratique qui ne date pas d'hier. Elle veut donc diversifier ces sources de revenus, en mettant en avant un service « aligné avec notre mission ». Ce qui est tout sauf le cas de Google.

L'intégration de ProtonVPN se fait seulement au niveau du paiement mensuel, qui passe par Stripe et Recurly. Le tarif annoncé est de 10 dollars par mois, contre 8 dollars pour le niveau Plus du service suisse, lorsque l'on s'abonne en direct.

Mozilla ne précise pas quelle part du paiement est rétrocédée à ProtonVPN et intermédiaires techniques, mais insiste sur le fait que cela permet de financer la fondation. L'ensemble pourrait ainsi être vu comme une forme de soutien accolée à un service.

Reste à voir si la mayonnaise prend auprès des adeptes de Firefox, ou si cela les incite un peu plus à aller voir ailleurs.