du 09 octobre 2018
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Limiter le réchauffement climatique à 1,5°C n'est pas impossible, mais demande « un effort historique »

Hier, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) a présenté son 5e rapport, commandé par les Etats lors de la COP 21.

Il livre un bilan très inquiétant car « le changement climatique est une réalité, avec un réchauffement planétaire de 1°C au-dessus du niveau préindustriel dû aux activités humaines ». Alors qu'on se dirige actuellement plutôt vers 3°C, le rapport affirme que limiter la hausse du réchauffement à 1,5°C au lieu des 2°C envisagés jusqu'à présent est encore possible, à condition de mettre rapidement en place des changements profonds.

« Il s’agit d’un effort historique, associé à des transitions profondes des systèmes énergétiques, urbains, industriels et de la gestion des terres. L’ambition de contenir le réchauffement à 1,5°C demanderait d’agir plus tôt et plus rapidement que pour le limiter à 2°C », explique Valérie Masson-Delmotte, climatologue au CEA et coprésidente du 6e cycle d'évaluation du Giec.

Selon le rapport, tout dépend de l'action qui sera menée entre maintenant et 2030, mais l'humanité fait face à deux montagnes : « l’ampleur de l’effort à faire et l’ampleur du risque » du réchauffement climatique.

En effet, chaque demi-degré supplémentaire « renforce très significativement les risques associés, en particulier pour les écosystèmes et les populations les plus vulnérables ». Voici quelques exemples de dérèglement pouvant intervenir à cause du réchauffement climatique : montée du niveau des océans, canicules, sécheresses, pluies diluviennes, etc.

Si toutes les actions limitant le réchauffement climatique sont bonnes à prendre, il faut également qu'une politique globale soit mise en place par les pays pour arriver à tenir cet objectif.

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