du 16 mars 2018
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Les États-Unis accusent la Russie d’attaques contre ses infrastructures critiques

C’est dans une alerte technique commune que le FBI et le DHS (Department of Homeland Security) pointent le doigt vers la Russie et plusieurs groupes de pirates qui seraient directement soutenus par l’État, dont Dragonfly. Ces pirates s’en seraient pris aux infrastructures vitales des États-Unis, dont les réseaux d’électricité et d’eau, l’aviation et certaines usines stratégiques. Ces attaques auraient commencé « depuis au moins mars 2016 ».

Ils auraient procédé par ordre, s’attaquant d’abord à de petites structures mal protégées, puis exploitant les données pour mener des campagnes de spearfishing, pour des opérations plus ciblées ensuite, remontant jusqu’au secteur de l’énergie. Ils auraient notamment réussi à atteindre une centrale nucléaire au Kansas.

L’alerte survient en même temps que l’annonce par les États-Unis de nouvelles sanctions contre la Russie, en réponse aux cyberattaques, notamment pendant la période électorale. Les sanctions économiques visent plusieurs entités et personnalités russes, dont l’agence de renseignement FSB et le GRU, son équivalent militaire. L’IRA (Internet Research Agency), déjà citée pour son influence sur les réseaux sociaux, est également concernée.

Ces accusations sont un revirement de situation, car Donald Trump se refusait jusqu’à présent à s’en prendre officiellement à la Russie. Pour certains, comme le sénateur démocrate Mark Warner, il n’y a cependant rien de nouveau, car tous les acteurs nommés avaient déjà été accusés sous Barack Obama, entraînant sanctions économiques et recherches pour crime fédéral.

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