du 14 novembre 2017
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Les États de plus en plus friands de désinformation en ligne

C'est le constat du rapport Freedom on the Net 2017 de l'organisation Freedom House, qui étudie les pratiques des autorités de juin 2016 à mai 2017. Si l'ingérence russe dans l'élection de Donald Trump l'an dernier est l'élément le plus proéminent, la manipulation et la désinformation en ligne « ont joué un rôle important dans les élections d'au moins 18 pays l'an passé » selon l'organisation.

Sur les 65 pays étudiés, 30 s'y seraient adonnés, contre 23 l'année précédente. Le phénomène (via les commentaires payés et bots) serait plus difficile à détecter que certaines formes de censure, alors que les opposants à Donald Trump sont victimes de harcèlement en ligne outre-Atlantique.

La Chine reste le pays restreignant le plus les libertés en ligne, suivi de la Syrie et de l'Éthiopie. La coupure des réseaux mobiles devient d'ailleurs de plus en plus fréquente, en parallèle de l'Internet fixe, visant en premier lieu des minorités comme les Tibétains. De même pour la diffusion vidéo en direct, de plus en plus ciblée.

Des cyberattaques contre des opposants ont été détectées dans 34 pays. Des attaques physiques étant répertoriées dans 30 pays, contre 20 un an avant. L'organisation s'inquiète de la lutte croissante contre le chiffrement et les limitations grandissantes des réseaux privés virtuels (VPN) utilisés pour sécuriser des connexions.

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