du 06 janvier 2020
Date

Choisir une autre édition

Les débuts difficiles du concours de référencement de Qwant

Lors de son lancement, en décembre dernier, le spécialiste de l’optimisation pour les moteurs de recherche (SEO) Olivier Andrieu avait émis des doutes quant au concours de référencement Qwanturank lancé par Qwant.

Si le but avoué est de tester l'indexation et l'algorithme du moteur, et de former ses ingénieurs aux techniques de spam, il n’en estimait pas moins que « ce concours Qwanturank ne peut pas permettre de tester quoi que ce soit ou de savoir si Qwant utilise son propre index, son propre algorithme ou celui d'un tiers, s'il est un "vrai" moteur ou un méta-moteur ».

Un mois plus tard, ses premières analyses lui ont permis de découvrir que Qwant n’a pas créé de règle obligeant son crawler à indexer toutes les pages mentionnant Qwanturank, que Qwant n’avait toujours pas indexé l’article qu’il y avait consacré, et que le résultat fourni provenait de Bing, le moteur de recherche de Microsoft.

Qwant, d’autre part, ne répertoriait que les seules pages d’accueil des sites participant au concours, aucune page interne ni d’article évoquant le concours sans y participer (ce qui a été corrigé par Qwant dans la foulée), les résultats restant étonnament statiques, « à tel point que de nombreuses personnes l'ont raillé sur Twitter, parlant de "travail manuel et humain" sans aucun apport d'algorithmie ou d'automatisme quelconque ».

François Tréca, un SEO qui participe au concours, a quant à lui voulu comparer la pertinence des résultats proposés (SERP), et donc indexés, par Google et Qwant. En l’espèce, mi-décembre, Google obtenait une note 12,55 sur 20, Bing -7,45 « à cause d’une sélection de pages complètement désastreuse » et Qwant -0,73, « note négative [qui] indique que l’internaute a très peu de chance de trouver un site pertinent ». 

En ce début janvier, sur le site qwanturank-classement.fr qu’il a créé pour suivre, documenter (voire gagner) le concours, Qwant, qui était tombé à -2,91 fin décembre, est remonté à -1,45, à mesure qu’il propose surtout des résultats « fantaisistes », coquilles vides ou induisant l’internaute en erreur. Seules 3 pages sur les 10 premiers résultats offrent un résultat pertinent pour l’internaute. A contrario, Google, qui ne dénombre qu’une seule page « fantaisiste » sur les 45 premières réponses, obtient une note de 14,82.

Les éventuels participants ont jusqu’au 3 février pour s’inscrire, le concours étant censé durer jusqu’au 3 juin, ce qui laisse à Qwant le temps d’améliorer son référencement.

chargement Chargement des commentaires...