du 14 novembre 2017
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Mozilla a indiqué hier soir que Chrome, Edge, Firefox et Safari supportaient maintenant tous WebAssembly, standard du W3C sur lequel les quatre entreprises ont travaillé.

Il s’agit pour rappel d’un format binaire conçu pour faciliter le travail sur de lourdes applications web, avec des performances quasi natives. Le code étant précompilé, il est plus facilement transportable et est lu comme autant de modules JavaScript. Pour l’instant, JavaScript, C et C++ sont pris en charge, et le code est exécuté dans la sandbox du navigateur.

Le message de Mozilla est surtout un signal pour les développeurs : le standard étant présent dans les dernières révisions des navigateurs, ils peuvent se pencher plus avant sur la technologie.

Le standard WebAssembly maintenant présent dans les principaux navigateurs
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Nos confrères de ZDNet.com relatent l'histoire d'une brèche permettant de contourner la double authentification sur Uber. Pour l'exploiter, il faut donc disposer de l'identifiant et du mot de passe d'un compte.

Identifiée par le chercheur Karan Saini et remontée via la plateforme HackerOne, elle aurait été catégorisée par la société de VTC comme « contenant des informations utiles, mais ne justifiant pas une action immédiate ou une solution ».

Uber précise à Engadget qu'il a en fait attribué ce statut car il était déjà en train de la corriger, mais n'explique pas pourquoi il avait qualifié cette faille de pas « particulièrement sévère » auprès du chercheur.

Quoi qu'il en soit, la brèche est désormais comblée, comme l'indique ZDNet.com : « Uber précise qu'il a corrigé le bug de contournement de l'authentification à deux facteurs après la publication de cette actualité, et après avoir ignoré plusieurs rapports pendant des mois ».

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Samidh Chakrabarti, directeur produit chez Facebook, s'est lancé dans le difficile exercice de répondre aux questions revenant régulièrement aux oreilles de l'entreprise.

Il admet ainsi que des acteurs russes ont pu transformer le réseau social en « arme à information », capable de saper la « démocratie américaine ». Facebook « a été très lent à reconnaître » ce phénomène.

Il rappelle que le service a été initialement créé pour connecter les amis et la famille, et qu'il n'a pas nécessairement été préparé à affronter de tels phénomènes. Faut-il y voir l'une des raisons majeures de la future réorientation du flux vers les contacts ?

Dans tous les cas, Facebook est un réseau social : « Au mieux, il nous permet de nous exprimer et d'agir. Au pire, il permet à des gens de diffuser de la désinformation et de corroder la démocratie ». Des mesures ont donc été prises, notamment une confirmation d'identité pour les acteurs émettant des publicités relatives à des élections.

Le responsable souligne la difficulté de ces combats, notamment les différentes formes d'intimidation politique, dont les nuances (essentiellement culturelles) peuvent échapper à vérification faite par les machines.

Il reconnaît que ces phénomènes existent, tout comme celui de la fameuse « chambre d'écho », donnant parfois aux utilisateurs la sensation que la plupart des gens sont d'accord avec eux : s'entourant naturellement de personnes proches ou simplement par soutien public à certains posts sur le mur, les avis peuvent donner l'illusion d'une grande convergence. Chakrabarti estime cependant que ce type de scénario est difficile à combattre, puisqu'il s'agit avant tout d'un comportement humain.

Il est évident que cette communication est le dernier symptôme en date d'une prise de conscience chez Facebook. Les bases de l'entreprise tremblent devant les accusations formulées, particulièrement depuis l'élection de Donald Trump. Avec toujours en filigrane la crainte d'une chute du chiffre d'affaires.

L'exercice reste néanmoins intéressant, tout comme les différentes réactions que l'on peut lire sous le long texte, auxquelles répond d'ailleurs parfois Samidh Chakrabarti.

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Dans un communiqué, le patron de News Corp (New York Post, Wall Street Journal…) réclame le paiement de frais de transport par le réseau social pour ses titres et ceux qu'il estime de confiance. Il prône ainsi un modèle proche de celui des sociétés du câble.

« Facebook et Google ont popularisé les sources d'actualité grossières par leurs algorithmes, profitables à ces plateformes mais douteuses par nature » déclare le magnat des médias.

Le communiqué suit l'annonce par Facebook de la sélection de médias de confiance par les internautes eux-mêmes, après l'essai en demi-teinte de la vérification des actualités avec des médias partenaires.

Ce dossier n'est pas fondamentalement nouveau. Nombre de médias européens réclament à Google Actualités une rémunération pour la reprise de leurs contenus, au titre du droit voisin. Cette requête semble d'ailleurs entendue dans le cadre de la révision du droit d'auteur en Europe.

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Après la Turquie la semaine dernière, c'est donc au tour de l'Algérie d'être incluse dans les 25 Go data (en 3G) utilisables dans certains pays. Comme précédemment, seule la data est concernée, pas les appels et les SMS. Free Mobile affirme que « c’est la première fois qu’un opérateur inclut du roaming data depuis l’Algérie dans un forfait mobile grand public ».

Le trublion « s'amuse » même à comparer son offre avec celle d'un de ses concurrents. « À titre d’exemple, le prix des 25 Go chez Orange pour l’Internet mobile en roaming en Algérie est de plus de 340 000 euros (hors option et pass) dans le cadre de ses forfaits mobiles », en prenant 13,31 euros par Mo comme tarif de base. Certes, mais Orange propose aussi du roaming depuis Andorre, contrairement à Free qui facture 16 euros par Mo, ce qui lui avait d'ailleurs attiré les foudres de l'UFC-Que Choisir.

Bref, chacun choisira en fonction de ses besoins. Rappelons enfin que les opérateurs sont censés bloquer la consommation hors forfait en roaming au-delà d'une certaine limite (généralement 50 euros).

 

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La nomination a été officialisée hier par Mohunir Mahjoubi à l'occasion du sommet « Choose France » organisé hier à Versailles. Pour rappel, John Chambers a passé 20 ans à la tête de Cisco avant de devenir le président exécutif du conseil d'administration.

En plus d'être consulté sur « sur la stratégie start-up du gouvernement », sa mission, « accomplie à titre bénévole », s'articulera autour de deux axes :

  • « Promouvoir les acteurs de la French Tech à l’international, en mettant en avant les start-ups les plus prometteuses, organisant des visites à l’étranger et participant aux principaux salons internationaux.
  • Contribuer à l’attractivité de la France pour les fonds d’investissements, les grandes entreprises numériques et les start-ups étrangères. »

Pour rappel, John Chambers est un fervent défenseur de la France depuis plusieurs années. Il met régulièrement en avant la « force » de l'Hexagone dans ses interviews. En 2016 par exemple, il affirmait au Figaro : « la France sera à la tête de l'Europe et peut-être du monde développé »