du 24 avril 2018
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Deux ans après Sentinel-3A, le deuxième satellite « couteau suisse » de l'agence spatiale européenne est en place au cosmodrome de Plesetsk (dans le nord de la Russie) pour un décollage prévu demain en fin de journée.

Sentinel-3B est un frère jumeau de Sentinel-3A et viendra s'installer sur la même orbite, à 814 km d'altitude. Pour rappel, ils sont tous deux équipés d'un radar altimètre (SRAL) et mesurent la hauteur des océans, des grands lacs et rivières, l'épaisseur des banquises et glaciers. Ils fournissent également des températures de la surface de la planète et la « couleur » des océans.

Sauf report, le décollage est prévu pour le 25 avril à 19h57 (heure de Paris).

Le satellite Sentinel-3B de l'ESA est paré pour le décollage
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À découvrir dans #LeBrief
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Attendu de pied ferme par les joueurs, loin d'être convaincus pour le moment, le titre de Bioware est disponible aux abonnés EA Access depuis quelques jours.

Pour assurer sa promotion, l'éditeur s'est payé les services du réalisateur de District 9, Neill Blomkamp. Présentée comme une bande-annonce du jeu, dévoilant une partie de son histoire, la vidéo mise en ligne dure un peu moins de quatre minutes.

Elle est plutôt de bonne tenue. On espère donc qu'Anthem sera aussi réussi, tant dans sa qualité graphique que son gameplay. Réponse à sa sortie, le 22 février.

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Dans deux arrêts dits Sabam de 2011 et 2012, la juridiction européenne avait détaillé la prohibition inscrite à l’article 15 de la directive sur le commerce électronique.

Ce texte de 2000 interdit aux États membres d’imposer une surveillance généralisée sur les flux transitant chez les intermédiaires techniques.

Selon la CJUE, ce filtrage est toujours proscrit lorsqu’il porte sur l’ensemble des informations stockées sur les serveurs, s’applique indistinctement à l’égard de l’ensemble des utilisateurs, à titre préventif, à ses frais exclusifs et sans limitation dans le temps. Cinq critères cumulatifs mais qui ne comblent pas toutes les situations.  

Comme déjà expliqué, en avril 2016, un internaute caché sous le pseudonyme de « Michaela Jašková » avait posté un message injurieux à l’encontre d’Eva Glawischnig-Piesczek, femme politique autrichienne affiliée aux Verts, qualifiée sur Facebook de « clocharde corrompue » issue d’un « parti fasciste ».

Le réseau social avait rendu ces messages illicites inaccessibles uniquement le territoire autrichien. La victime avait contesté cette décision en exigeant un retrait à l’échelle planétaire, portant également sur les contenus identiques, analogues ou similaires aux messages initiaux.

Dans le dossier enregistré en janvier 2018, dont on attend maintenant les conclusions de l’avocat général, la CJUE devra déterminer juridiquement si le filtrage est toujours généralisé lorsqu’il porte sur tous les flux ou stocks d’un hébergeur, mais en étant limité par exemple aux utilisateurs présents au niveau d’un État membre.

Elle devra dire aussi si un hébergeur peut se voir contraindre de retirer des données similaires à celles qualifiées une première fois d’illicites, retrouvées au niveau mondial ou d’un État membre.

L’affaire est importante et pourrait rejaillir sur les débats actuels autour de l’article 13, disposition qui industrialise le filtrage des contenus sous droit d’auteur.

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Selon une étude de l’ICSI (International Computer Science Institute), environ 17 000 applications Android violeraient les conditions d’utilisation de la boutique Google Play pour cibler plus efficacement les utilisateurs.

Au lieu de se contenter du seul Advertising ID, ces applications s’abreuvent d’autres informations identifiantes : adresse MAC, IMEI et Android ID. Or, ces données ne peuvent pas être modifiées, ou très difficilement. Ensemble, elles constituent un redoutable moyen d’identification.

Comme le rapporte CNET, l’ICSI a transmis le résultat de ses recherches à Google, qui dit prendre le sujet très au sérieux. Des actions auraient déjà été entreprises contre certaines applications, mais on ne connait pas la portée de ces représailles.

L’éditeur confirme que des conditions d’utilisation sont bien violées par ces applications, mais sans dire lesquelles. Il est peu probable malheureusement que Google puisse rétablir la « justice » sans modifier profondément le fonctionnement de sa boutique.

Les développeurs ont en effet le droit d’utiliser l’adresse MAC, l’IMEI et le reste pour des raisons spécifiques, mais pas pour le ciblage publicitaire. Problème, Google ne peut vérifier cette bonne pratique que s’ils passent par son propre réseau publicitaire. Si les applications s’adressent à une autre crèmerie, il n'y a rien à faire.

Certaines des applications sont connues, mais ont été mises à jour entre temps. Cheetah Mobile par exemple, éditeur de Cheetah Keyboard et Mobile Doctor, ne se servirait de l’Android ID que pour le seul suivi du nombre d’installations. Mobile Doctor a par ailleurs été mis à jour en 2018 pour ne plus capter l’IMEI.

Le fait est que les résultats obtenus par l’ICSI ne font que braquer un peu plus les projecteurs sur un problème plus global : les activités secrètes des applications mobiles par manque de surveillance.

Apple a récemment eu le problème avec les fameux certificats d’entreprise, que des développeurs n’hésitaient pas à utiliser pour récupérer des données personnelles. Microsoft n’est pas épargnée, avec plusieurs PWA de son Store contenant des cryptominers, d’après des recherches de Symantec.

Les grandes plateformes n’ont donc pas le choix : elles doivent resserrer le contrôle et prendre des mesures plus radicales en cas de contournement ou violation. La peur de voir le nombre d’applications baisser sur une boutique n’est plus un argument depuis longtemps.

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Sur Twitter, « supprimer » ne veut pas forcément dire « supprimer ». Les messages directs envoyés à d’autres comptes restent en effet stockés pendant des années, même s’ils ont été supprimés ou échangés avec des comptes aujourd’hui suspendus ou supprimés.

On se rappelle que la société avait changé le comportement des messages directs il y a quelques années : supprimer un message envoyé ne l’enlevait plus de la conversation pour tous les participants, mais uniquement pour l’expéditeur.

En utilisant l’outil intégré de récupération des données du compte, on peut donc remettre la main sur des messages reçus de comptes aujourd’hui disparus ou suspendus par Twitter.

Problème, la société affirme qu’après suppression d’un compte, les données sont gardées pendant une « brève période » pour des impératifs juridiques. TechCrunch affirme au contraire que les archives peuvent contenir des données datant de plusieurs années après la fermeture des comptes.

Twitter a simplement réagi en indiquant se pencher sérieusement sur la question pour en délimiter le périmètre exact.

Comme le rappellent nos confrères, Twitter s’expose à des poursuites dans le cadre du RGPD. Le fonctionnement du bouton Supprimer dans les DM est expliqué par l’entreprise, mais elle peut difficilement défendre la présence de vieilles données de comptes supprimés.

Supprimer un compte reste l’expression directe du droit d’effacement que toute entreprise doit respecter en Europe.

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Il y a un peu plus d'un an, la société avait évoqué une offre en partenariat avec Bimbox : le Neo Cloudbook. Si le projet semble abandonné, l'idée de base est encore là.

Thomson vient ainsi d'annoncer un partenariat avec le français Blacknut dans le domaine du Cloud gaming. Il sera mis en avant à l'occasion du MWC de Barcelone : « Blacknut sera préinstallé sur les notebooks de Thomson et également disponible sur les téléviseurs Android et sur les smartphones de la marque ».

La première mensualité est offerte, il faudra ensuite payer 14,99 euros par mois.