du 20 décembre 2018
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Le réseau diplomatique de l'Union européenne aurait été piraté pendant plus de trois ans

Cette information a été révélée par la société de cybersécurité Area 1 (fondée par trois anciens de la NSA) au New York Times, avec plus de 1 100 câbles diplomatiques à l'appui. Le piratage irait plus loin, avec l'infiltration de réseaux des Nations Unies, du syndicat américain AFL-CIO et de plusieurs ministères des Affaires étrangères et des Finances dans le monde.

La brèche est d'envergure, comme l'explique Reuters : « des pirates informatiques ont infiltré pendant au moins trois ans le réseau de communication diplomatique de l’Union européenne, téléchargeant des milliers de câbles qui reflètent l’inquiétude des Européens face à la politique de Donald Trump, à la difficulté de traiter avec la Russie ou la Chine, ou au risque de voir l’Iran relancer son programme nucléaire ».

Interrogée par nos confrères, l'Union européenne botte pour le moment en touche, indiquant simplement « être au courant des allégations concernant une possible fuite d'informations sensibles et mène une enquête active sur le sujet » .

Selon les enquêteurs d'Area 1, les Chinois seraient à l'origine des attaques. Stéphane Dujarric, porte-parole des Nations Unies, affirme ne disposer « d'aucune information sur une possible cyberattaque à l'ONU qui aurait été commise par des pirates chinois ». Il ajoute que « pour la plupart des incidents, les Nations Unies ne disposent pas d'informations suffisantes pour les attribuer de manière concluante ».

Également interrogée, la NSA a refusé de commenter.

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