du 03 avril 2020
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« Les États ne peuvent pas ignorer des droits tels que le droit à la vie privée et la liberté d’expression au nom de la gestion de cette crise sanitaire ». 

Alors que des États envisagent ou ont recours aux solutions de tracking pour surveiller la pandémie, Amnesty International et d’autres organisations signent une déclaration commune

Ils rappellent que le recours aux technologies de surveillance numérique « doit se faire dans le respect des droits humains ». Les mesures envisagées par les États doivent donc être légales, nécessaires, proportionnées et transparentes. 

« La pandémie de COVID-19 ne saurait servir d’excuse à une surveillance de masse non ciblée ».

Elles doivent aussi être limitées dans le temps et n’avoir pour finalité que cette lutte spécifique. « La pandémie de COVID-19 ne saurait servir d’excuse pour vider de sa substance le droit à la vie privée ». De plus, « toute personne faisant l’objet d’une surveillance doit avoir accès à des recours utiles ».

« Protéger les droits humains permet aussi de promouvoir la santé publique. Aujourd’hui plus que jamais, les gouvernements doivent veiller rigoureusement à ce que les restrictions imposées aux droits humains ne piétinent pas les garanties en la matière établies de longue date ».

Le recours à la surveillance numérique pour combattre la pandémie, seulement dans le respect des droits humains
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