du 07 décembre 2018
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Le Parlement britannique publie 250 pages de documents internes de Facebook

Damien Collins, le parlementaire en charge de l’enquête sur les « fake news » et l’affaire Cambridge Analytica outre-Manche, a tiré un boulet de canon. Le 5 décembre, il a mis en ligne un document compilant des communications internes à Facebook.

Face au refus de Mark Zuckerberg d’être auditionné, le Parlement a sauté sur une occasion fin novembre, la visite du patron de Six4Three, une société en conflit ouvert avec le réseau social. Une visite à son hôtel a permis de récupérer une masse de documents internes à Facebook versées au procès.

Facebook a immédiatement demandé aux parlementaires de lui restituer ces messages, sans les diffuser, estimant qu’ils sont protégés par une décision de la Cour supérieure de San Mateo, responsable du procès. Une demande ignorée ici.

Damien Collins relève six points principaux :

  • Après le siphonage abusif de données d’amis par des sociétés (en premier lieu Cambridge Analytica), Facebook avait restreint cet accès pour les applications… sauf une liste blanche de partenaires qui aurait encore pu se passer du consentement des internautes concernés, ce qui resterait à confirmer.
  • L’accès aux données des amis aurait été une motivation importante dans la « Platform 3.0 » de Facebook, qui l’aurait valorisé. « L’idée de lier l’accès aux données d’amis à la valeur financière des relations avec les développeurs est une constante de ces documents. »
  • Les échanges de données avec les développeurs auraient aussi été importants dans la « Platform 3.0 » de Facebook.
  • Sur Android, face au tollé causé par l’accès possible aux métadonnées d’appels et de SMS, le réseau social aurait voulu cacher cet accès à la mise à jour de son application.
  • Facebook aurait exploité son réseau privé virtuel (VPN) Onavo pour obtenir des statistiques d’utilisation des mobinautes, sans qu’ils ne le sachent forcément.
  • Facebook aurait refusé l’accès à des données à des applications concurrentes, contribuant à leur échec, selon Damien Collins.

Nous aurons sûrement l’occasion de revenir plus en détail sur ces documents.

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À découvrir dans #LeBrief
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Lors d'une conférence de presse à Hong Kong, le fabricant s'est attardé sur quelques éléments de son prochain smartphone qui devrait être officiellement annoncé à la fin du mois.

Honor laisse de côté l'encoche (« notch ») pour… un trou dans l'écran à l'emplacement de la caméra de 20 Mpixels (en haut à gauche), comme l'indique UberGizmo. Des prototypes fonctionnels du Honor View 20 étaient en démonstration sur place.

À l'arrière, un capteur Sony IMX586 de 48 Mpixels est présent. Afin d'améliorer les clichés en basse luminosité, il peut agréger quatre pixels pour n'en faire plus qu'un, avec une définition de 12 Mpixels pour le rendu final.

La disponibilité du Honor View 20 est prévue pour le 26 décembre en Chine et à partir du 22 janvier à l'international. Pour le moment, pas un mot sur les tarifs.

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Ce rachat avait été discrètement effectué en mai de l'année dernière. La société de Cupertino propose désormais une nouvelle version à la vente : le Sleep Monitor 3.5, alors qu'il était question de la version 3.0 auparavant. Il est disponible sur le site d'Apple pour 150 dollars.

Les changements semblent surtout esthétiques puisque les fonctionnalités sont visiblement les mêmes avec l'analyse de la durée du sommeil, de la fréquence cardiaque, des respirations, des ronflements, de la température et de l'humidité de la chambre.

Pour fonctionner, iOS 12 minimum est nécessaire, l'ancienne application Beddit ne prenant en charge que les capteurs en version 3.0 selon l'App Store. Pour rappel, Withings propose également un capteur de sommeil Sleep pour 100 euros.

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Doom a soufflé sa 25e bougie hier, et pour marquer cet évènement, John Romero, l'un de ses créateurs a annoncé le lancement pour mi-février d'un « megawad » baptisé Sigil, comprenant la bagatelle de 18 cartes inédites pour Doom (9 en solo, 9 en multijoueur).

Les cartes seront disponibles gratuitement en téléchargement, mais deux éditions physiques viennent compléter l'offre. La première, vendue 39,99 dollars, comprendra une boîte dessinée par Christopher Lovell, une clé USB de 16 Go et deux disques avec les niveaux et quelques extras, dont la bande-son ainsi que deux autocollants.

Une seconde version a 166 dollars vient dans un écrin collector signé et numéroté à la main par John Romero. Elle ajoute une lithographie signée de Christopher Lovell, une pièce collector, une statuette de la tête de John Romero sur une fourche ainsi qu'un t-shirt (taille XL uniquement).

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L’onglet Pour vous était prévu depuis quelques mois et fait maintenant son apparition, progressivement selon les marchés. Le déploiement ne fait que commencer et les utilisateurs ne l’auront pas tous immédiatement (comme toujours).

Le fonctionnement est connu : l’onglet regroupe des conseils, guides et informations sur ce qui entoure l’utilisateur, selon ses goûts et habitudes. Une « expérience personnalisée » de Google Maps avec, par exemple, le signalement d’un nouveau plat dans un restaurant que l’on apprécie.

La fonction est en déploiement dans 40 pays sur iOS, et 130 sur Android. Dans les deux cas, la France fait partie du lot.

Google voit son onglet comme un excellent moyen de planifier des activités pour un voyage, selon ses goûts. L’onglet se concentre en effet pour l’instant sur la seule restauration, mais il est évident que Google ne va pas se contenter d’un seul domaine.

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Le 6 juillet 2017,  le tribunal de grande instance de Paris avait ordonné le blocage et le déréférencement de Libertyland.tv, LibertyLand.co, StreamComplet.com, VoirFilms.org et VoirFilms.co.

Les professionnels du cinéma, dont l’Union des producteurs de films, le Syndicat de l’édition vidéo numérique et la Fédération nationale des distributeurs de films, avaient interjeté appel, mécontents du volet financier que le jugement mettait à leur charge.   

Il faut dire que le même jour, la Cour de cassation avait posé que les acteurs d’Internet doivent « contribuer à la lutte contre les contenus illicites » dès lors « qu’ils sont les mieux à même de mettre fin à ces atteintes », sauf mesure disproportionnée. Une jurisprudence elle-même inspirée de la Cour de justice de l’Union européenne et son arrêt Telekabel du 27 mars 2014.

La cour d’appel n’a pas eu d’autres choix que de renverser le jugement du premier degré. Le 4 décembre dernier, comme révélé par Doctrine.fr, elle a jugé que le blocage des trois sites n'entrainait aucun « sacrifice insupportable » ou de mise en péril des intermédiaires. Google, Free, Bouygues, Numericable et Orange se doivent donc de supporter l’intégralité des coûts sans possibilité de remboursement auprès des organismes de défense professionnelle.