du 24 octobre 2018
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Le noyau Linux et le projet GNU se dotent de nouvelles lignes de conduite

Il y a du mouvement dans le monde du logiciel libre : le comportement des développeurs est actuellement au centre des attentions. On note ainsi deux publications importantes.

D’abord, un nouveau Code of Conduct accompagnant le tout récent noyau 4.19. Greg Kroah-Hartman, dirigeant par intérim son développement, a rappelé que ces règles concernaient autant les nouveaux arrivants que les vieux lions. Elles reviennent sur les interactions entre participants et veulent assurer une base stable de respect et dignité.

Kroah-Hartman résume : « La seule chose qui peut nous arrêter, c’est nous-mêmes ». Il rappelle que les derniers mois ont été complexes dans la communauté, avec des groupes campés sur leurs positions et s’agressant entre eux.

Ce n’est pas un règlement au sens strict, puisqu’il ne contient pas vraiment de volet de sanctions à appliquer aux éventuels contrevenants. Le code est davantage un guide pour rappeler certains bases élémentaires de vie en société et permettre le dialogue en cas de difficulté.

Une approche du même acabit a été choisie par Richard Stallman pour l’autre publication importante : les GNU Kind Communication Guidelines. Là encore, des lignes de conduite plutôt que des règles dures, sans sanctions prévues.

L’idée générale ? « Guider les gens vers des communications plus aimables ». Le mot « gentillesse » est largement mis en avant, le texte en vantant les mérites au lieu de clouer au pilori ceux qui en seraient incapables.

Les GNU Kind Communication Guidelines ont également un autre objectif : encourager les femmes à s’investir dans le développement des logiciels libres.

Sur ce point, Stallman précise d’ailleurs sa pensée (puce 2 à la fin). Il ne cherche ainsi pas la diversité coûte que coûte. Il préfère s’assurer que les conditions d’accès sont les mêmes pour tous et qu’une femme ne rencontrerait pas plus de difficultés qu’un homme.

Ces nouvelles lignes de conduite trônent désormais en bonne place sur GNU.org.

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À découvrir dans #LeBrief
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Initialement promis pour cette année, le jeu mobile en réalité augmentée basé sur l'univers d'Harry Potter connaît un peu de retard.

Le studio Niantic, à qui l'on doit déjà le célébrissime Pokémon Go, a décidé de repousser la sortie du jeu à l'an prochain, sans donner la moindre explication à ce report. Comme pour s'en excuser, la société a diffusé une nouvelle bande-annonce... qui ne montre absolument rien du jeu. Teasing, quand tu nous tiens…

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D'ici la fin de l'année, le Commissariat à l'Énergie atomique recevra son premier supercalculateur Atos basé sur la technologie Arm. Il sera installé à la Direction des applications militaires à Bruyères-le-Châtel en Île-de-France.

Dans le détail, il comprend « un rack BullSequana avec 92 lames BullSequana X1310, trois nœuds de calcul par lame, deux processeurs Marvell ThunderX2 dotés de 32 cœurs cadencés à 2,2 GHz, basés sur le jeu d'instructions Armv8-A, avec 256 Go par nœud et un réseau d'interconnexion EDR InfiniBand ». Chaque cœur physique peut gérer quatre threads et huit canaux de mémoire.

Ce système a été développé par Atos et financé par la Commission européenne. Il « vise à évaluer la capacité des systèmes utilisant la technologie Arm à faire face aux besoins HPC au niveau exascale, à développer l'écosystème logiciel correspondant et à émettre des recommandations pour un système exascale fondé sur la technologie Arm ».

En attendant, le CEA a déjà reçu un premier jeu de lames et affirme que « les premiers résultats montrent que ce nouveau système représente une architecture très prometteuse pour les applications gourmandes en mémoire ».

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Hier, le Parlement européen a adopté « le paquet télécommunications qui plafonne le coût des appels intra-UE, rend possibles d’ici 2020 les réseaux 5G ultra-rapides et crée un système d'alerte pour les urgences ». Cette annonce était attendue : un accord provisoire avait été annoncé en juin dernier.

Ainsi, à partir du 15 mai 2019, la nouvelle législation plafonnera les tarifs à 19 centimes par minute pour les appels intraeuropéens (de la France vers un autre pays européen par exemple) et à 6 centimes par SMS. « Elle protège également mieux les utilisateurs de smartphones, notamment ceux qui font usage de services en ligne comme Skype ou WhatsApp, et renforce les exigences en matière de sécurité, notamment en termes de cryptage » (sic), sans plus de détails pour le moment.

Elle « introduit aussi la possibilité de conserver un numéro de téléphone jusqu’à un mois après la fin du contrat et le droit à un remboursement du crédit prépayé non utilisé à la clôture du contrat, ainsi que des indemnités en cas de retard ou d’abus lors du changement d’opérateur ».

Ce n'est pas tout : « les États membres devront faciliter le déploiement de la 5G, en mettant à disposition le spectre adapté d’ici 2020, afin d’atteindre l’objectif fixé dans la feuille de route de l’UE pour la 5G, à savoir un réseau 5G dans au moins une grande ville de chaque pays de l’UE d’ici 2020 ».

La France doit pour rappel boucler la procédure d'attribution des fréquences avant la fin de l'année prochaine, comme nous l'expliquait récemment l'Arcep. De leur côté, les opérateurs prévoient déjà d'ouvrir leurs réseaux commerciaux 5G à partir de 2020, le vote d'hier ne devrait donc rien changer aux plans actuels.

Enfin, les citoyens seront alertés en « cas d’urgence ou de catastrophe majeure », par SMS ou via une application mobile (dispositif souvent appelé « 112 inversé »). « Les États membres auront 42 mois pour mettre en place ce dispositif une fois la directive entrée en vigueur »… alors que le délai n'était que de 18 mois dans le projet provisoire en juin dernier.

Le paquet télécom doit encore obtenir la validation finale du Conseil. Les États membres auront alors deux ans pour « adapter leur législation nationale afin de mettre en œuvre la directive. Les plafonds en termes de tarifs prendront effet le 15 mai 2019 ».

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Electronic Arts ne sait plus où donner de la tête avec ses anciens titres phares. Après l'annonce (froidement accueillie) d'un jeu mobile, l'éditeur a décidé de relancer la série Command & Conquer sur PC… avec des versions remasterisées de ses anciens succès.

Cela commencera donc avec Command & Conquer :  Conflit du Tiberium, et Alerte Rouge, qui seront tous deux accompagnés de leurs packs d'extension respectifs « dans une collection remasterisée sans microtransactions » promet Electronic Arts.

Pour tenter de garder la patine des jeux de l'époque, et d'en altérer aussi peu que possible le gameplay, l'éditeur a fait appel à Petroglyph Games, un studio qui compte dans ses rangs quelques anciens de Redwood Studios comme Joe Bostic, co-créateur de la franchise, ou encore Frank Klepacki, le compositeur de la bande-originale d'Alerte Rouge.

Aucune date de lancement n'a été dévoilée pour l'instant, et pour cause : EA admet ne « pas avoir encore lancé le développement » de ce projet. Un moyen de prendre la température ?

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Comme évoqué hier, la sortie de Windows 10 October 2018 – et donc de DirectX Raytracing (DXR) – semble avoir débloqué quelques éléments pour NVIDIA et ses partenaires.

Battlefield V bénéficiera ainsi de ces fonctionnalités dès sa sortie, nos confrères de TechPowerUp ayant déjà pu effectuer quelques relevés. On y voit l'impact important sur les performances, les résultats étant divisés par deux ou trois selon le niveau utilisé. Quatre sont proposés : Low, Medium, High et Ultra.

Seul le premier semble exploitable pour une carte comme la RTX 2070, qui affiche alors un score de 60 fps en 1080p avec les autres réglages placés sur Ultra, contre 112,3 fps sans DXR. De quoi laisser craindre le pire pour des modèles plus accessibles comme une éventuelle RTX 2060.

EA précise d'ailleurs que quelques bugs visuels peuvent encore être constatés pour le moment dans certaines zones.

NVIDIA préfère voir de son côté le verre à moitié plein, indiquant que chaque carte proposée actuellement permet de profiter dans de bonnes conditions du ray tracing. La société ajoute que le travail d'optimisation continue avec les éditeurs et que d'autres jeux proposeront une touche de ray tracing, notamment Shadow of the Tomb Raider.

Dans le même temps, une version revue et corrigée de Final Fantasy XV : Windows Edition a été publiée. Elle permet de tester le Deep Learning Super-Sampling (DLSS), à défaut de titres l'utilisant concrètement pour le moment.

Enfin, Wolfenstein II: The New Colossus bénéficiera d'une des avancées de l'architecture Turing via un patch qui sera publié un peu plus tard dans le mois : le Content Adaptative Shading (CAS).

Le titre avait déjà été cité en exemple pour l'utilisation de cette technologie lors du lancement des GeForce RTX. Nous avions alors détaillé le concept du CAS, désormais présentée sous le petit nom de NVIDIA Adaptative Shading (NAS).