du 04 février 2020
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Le gouvernement ne veut pas doter les éboueurs de « caméras-piétons »

Alors que pompiers et surveillants pénitentiaires peuvent depuis peu s’équiper en « caméras-piétons » (ces caméras embarquées généralement portées au niveau du torse), le ministère de l’Intérieur vient de rejeter une proposition du sénateur François Grosdidier, qui envisageait d’étendre le bénéfice de ce dispositif aux éboueurs.

Les « agents chargés de la collecte des déchets, qu'ils soient en gestion directe ou en délégation de service public (...) sont de plus en plus la cible d'agressions, comme ce fut le cas en 2017 au sein de Metz métropole, ce qui a poussé les agents à réclamer leur droit de retrait », expliquait l’élu LR au travers d’une question écrite en date du 22 mars 2018.

Réponse de la Place Beauvau : « En dépit des agressions physiques ou verbales dont ils font l'objet, les agents en charge de la collecte des déchets ne sont pas en charge de missions de sécurité permettant de considérer comme justifié et proportionné leur équipement en caméras mobiles. »

Le ministère de l’Intérieur souligne tout particulièrement que « le dispositif des caméras mobiles affecte les garanties apportées aux citoyens pour l'exercice des libertés publiques », « en ce qu'il est de nature à porter atteinte au droit au respect de la vie privée ».

Ce sujet devrait bientôt s’inviter à l’Assemblée nationale, le groupe LREM ayant déposé le mois dernier une proposition de loi visant à doter les gardes-champêtres de caméras-piétons.

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