du 19 décembre 2018
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Les yeux rivés sur le Royaume-Uni, où il est possible de choisir l’immatriculation de sa voiture (en y intégrant par exemple ses initiales), le sénateur Olivier Cigolotti a récemment demandé au gouvernement d’introduire en France une « option » similaire – bien entendu « payante ».

Une telle réforme aurait permis selon lui « de satisfaire la demande de nombreux propriétaires de véhicules mais aussi de constituer une recette parafiscale extrêmement intéressante pour l'État ». L’élu centriste affirmait par ailleurs qu’elle « exigerait une simple demande de carte grise par Internet, de sorte qu'aucun travail supplémentaire ne soit demandé aux préfectures ».

Le gouvernement, par la voix du secrétaire d’État Gabriel Attal, vient toutefois de rejeter cette proposition : « La personnalisation des plaques, telle que pratiquée à l'étranger, nécessiterait de revenir sur l'architecture réglementaire et technique du système d'immatriculation des véhicules, le SIV, qui a été mis en place en 2009 afin de délivrer un numéro d'immatriculation définitif suivant le véhicule, et non le titulaire du certificat d'immatriculation ». Une réforme « profonde et coûteuse », a poursuivi Gabriel Attal.

L’intéressé a néanmoins concédé que l’exécutif pourrait s’interroger à l'avenir « sur l'opportunité d'une telle modification, lorsque le système d'immatriculation actuel arrivera en fin de vie et que sa numérotation nécessitera une refonte ».  

Le gouvernement ne veut pas de plaques d’immatriculation personnalisables
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