du 25 mai 2020
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Le décret sur les « jours interdits » arrive, celui sur la publicité segmentée toujours en préparation

Dans les colonnes du Film français, Franck Riester prévient que le premier décret est au Conseil d’État. Comme le rappelle le CSA, c’est une réglementation visant « à protéger l’exploitation des films en salles, et donc à encourager la fréquentation des cinémas, qui impose aux chaînes l’interdiction de diffuser des films de cinéma à certaines périodes de la semaine ».

Selon le ministre, il « devrait donc bientôt pouvoir être publié sur la base de ce que vous savez : supprimant les jours interdits pour la télévision ­gratuite, en maintenant simplement le samedi soir un encadrement au bénéfice des films d’auteur et des œuvres coproduites par les chaînes ».

Le second décret, permettant d’adapter la publicité à chaque foyer sur les écrans de TV, a un peu plus de difficultés. « Nous examinons les remarques formulées par le CSA » avant de transmettre le projet au Conseil d’État. Le ministre de la Culture admet en particulier qu’« il reste des problèmes à régler, notamment la gestion des données personnelles, sur laquelle nous travaillons en parallèle ».

Au passage, il prévient que la publicité pour le cinéma sera autorisée. « Cela permet aussi de réinjecter de l’argent dans les chaînes qui, ensuite, abonderont le compte de soutien du CNC. C’est un cercle vertueux ». « Cela reste encore à finaliser, admet-il, mais nous avons demandé à ce qu’il existe des garanties et des dispositifs spécifiques afin de faciliter la publicité pour les productions et les ­distributeurs dont les moyens sont limités ». 

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