du 25 octobre 2018
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Le CSA sanctionne Canal+ pour son « éloge appuyé » du Togo

Le 22 décembre 2017, la chaîne diffusait un programme faisant « un éloge appuyé de la politique économique menée par le gouvernement d'un État africain et de la stabilité politique de ce dernier ». Sans être cité, il s'agit du Togo.

Le CSA indique que « ce programme n'avait pas été annoncé dans les programmes du service et ne comportait ni générique d'ouverture ni générique de fin, de telle sorte que le téléspectateur ne pouvait être informé ni de sa nature ni de son objet ».

Il ajoute en outre que « l'origine des images diffusées, dont il est établi que plusieurs d'entre elles proviennent de films institutionnels de cet État, n'a pas été indiquée ». Ainsi, « la diffusion de cette séquence, sans que soit fourni aux téléspectateurs aucun élément de contexte ni aucune information sur l'origine des images, caractérise un manquement aux stipulations précitées de l'article 15 de la convention du 29 mai 2000 ».

Le Togo est un pays « dans lequel le groupe Bolloré détenu par Vincent Bolloré, par ailleurs président du conseil de surveillance de Vivendi actionnaire à 100 % de Canal+, a des intérêts économiques » rappelle Le Figaro. Canal+ avait alors expliqué qu'il s'agissait d'un test et que la séquence n'avait eu pratiquement aucune audience.

Le conseil supérieur de l'audiovisuel s'était rapidement saisi de l'affaire et condamne Canal+ à lire son communiqué dans un programme en clair hors week-end, « sans aucun commentaire écrit ou oral, ni d'aucune image d'illustration ».

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Cette liste est actualisée deux fois par an : en juin et novembre. Les États-Unis sont présents aux deux premières places avec les machines Summit et Sierra (tous les deux d'IBM).

Ils relèguent ainsi le supercalculateur chinois Sunway TaihuLight à la troisième place, alors qu'il était en tête en 2017 et 2016. La Chine est également sur la quatrième marche avec Tianhe-2A.

Dans le reste du Top 10, nous retrouvons la Suisse, le Japon et l'Allemagne. Il faut descendre à la 16e place pour trouver la France avec le Tera-1000-2 du Commissariat à l'Énergie Atomique (CEA).

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La prochaine version de l’environnement est toujours en développement, mais Microsoft en donne régulièrement des nouvelles. Cette fois, elles sont d’ordre graphique.

On commence avec une nouvelle icône se voulant plus moderne. Chaque Visual Studio se doit d’avoir une icône légèrement différente, car les versions majeures sont concurrentielles (installations parallèles) et peuvent donc cohabiter.

Le choix retenu peut surprendre, l’éditeur abandonnant cette fois les aplats 2D pour revenir à la 3D. Et pas n’importe laquelle, tant le style rappelle celui des icônes dans les anciennes versions d’Office pour Mac, le logo ressemblant à un pliage. D’ailleurs, ce changement sera répercuté sur Visual Studio pour macOS.

Les autres changements se retrouvent dans le panneau de lancement nettement rénové, pour un accès plus direct aux projets et fonctions principales. Le thème principal est un peu plus clair (une évolution à contre-courant des tendances actuelles) et les notifications plus visibles (et plus propres).

Plusieurs changements à noter également dans l’interface principale. La barre de titre est ainsi supprimée, VS 2019 n’affichant plus par défaut que deux barres : menus et fonctions. Le champ de recherche se rapproche des menus, tandis qu’une zone dédiée à la collaboration apparaît à droite des fonctions.

Les apports décrits ne sont pas encore disponibles. Il faudra attendre janvier pour qu’une préversion les répercute. À Redmond, on se dit prêt à écouter les développeurs. Le travail peut d’ailleurs commencer, les commentaires sur l’annonce réclamant déjà une option pour remettre en place la barre de titre.

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« Considérant l’ancienneté et la fragilité des équipements actuellement utilisés pour le dépouillement et l’analyse politique des scrutins publics », la Haute assemblée avait annoncé en mars dernier qu’il lui semblait « indispensable d’installer un système moderne de scrutin électronique » pour ses votes en hémicycle.

La semaine dernière, le Bureau du Sénat a précisé que « le Conseil de Questure devrait attribuer le marché dans le courant du mois de janvier 2019 », pour « une mise en service à la rentrée parlementaire d’octobre 2019 ». L’institution explique avoir instauré un « dialogue compétitif », afin de « co-construire avec les entreprises candidates la solution répondant le mieux aux besoins exprimés par le Sénat ».

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Le groupe annonce l'acquisition de la majorité des parts de la jeune pousse spécialisée dans la publicité programmatique. Fondée en 2015, elle a réalisé un chiffre d'affaires de 6,9 millions d'euros en 2016.

Si ce rachat ne devrait pas bouleverser les résultats financiers de la chaîne, Giles Pelisson, PDG du groupe TF1 estime que cette nouvelle structure pourra l'aider à « à mieux valoriser nos actifs digitaux et la data qualifiée collectée auprès des annonceurs. Nous pourrons ainsi mettre à leur disposition des capacités de ciblage plus fines et enrichir le dialogue de nos partenaires avec les internautes au-delà de nos supports ».

Sont particulièrement concernées les « nouvelles activités digitales » de l'entreprise, qui comprennent notamment Doctissimo, Neweb ou encore Au féminin.

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Le 9 novembre, le Conseil de l’Union européenne a validé le règlement sur la libre circulation des données non-personnelles. L’instance qui regroupe les États-membres compte, bien entendu, favoriser l’économie numérique.

La principale mesure, selon le Conseil, est l’interdiction pour les États d’imposer le stockage ou le traitement de ces informations sur leur sol, à moins qu’elles ne concernent la sécurité publique. Le texte encourage aussi la conception de codes de conduite pour les services traitant ces données, dans l’idée de faciliter la migration d’un acteur à un autre.

Le texte est censé être signé en plénière au Parlement européen à la mi-novembre. Il sera appliqué directement par les États, sans transposition, six mois après cette signature.

Le lobby Cispe Cloud, monté par de nombreux acteurs du cloud (dont Amazon, OVH, Hetzner ou encore Ikoula) félicite sans surprise cette adoption. Il a été créé pour concevoir un code de conduite commun, réclamé par le Règlement général sur la protection des données (RGPD). Il compte donc fournir le premier code de conduite sur la portabilité réclamé par ce nouveau texte.

Des données non personnelles sont par exemple « les lots de données agrégées et anonymisées utilisés pour le big data et l'analyse, les données sur l'agriculture de précision qui peuvent aider à surveiller et optimiser l'utilisation de pesticide et d'eau, ou les données sur les besoins de maintenance de machines industrielles ».

Il reste tout de même à voir les conséquences concrètes de ce cadre. La frontière entre les données personnelles a été un lourd sujet de débat ces dernières années, dans le cadre d’autres règlements notamment.

La question est des plus sensibles, quelques mois après les scandales sur la vie privée de Facebook, l’entrée en application du RGPD et en plein piétinement des négociations autour du règlement ePrivacy, censé compléter le précédent.