du 23 mai 2019
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Le Conseil national des barreaux (CNB) étrille la loi Avia contre la cyberhaine

Réuni en assemblée générale les 17 et 18 mai dernier, le CNB déplore dans une motion « qu’une fois de plus, le législateur entende légiférer dans la précipitation, sans étude d’impact préalable sérieuse au regard des textes existants et notamment de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse ».

Alors que la loi Avia sera examinée en commission le 5 juin, il tient à rappeler la nécessité de protéger les droits fondamentaux, en particulier la liberté d’expression. Il rejoint ici les remarques du Conseil d’État qui a plusieurs fois fait cette piqûre de rappel.

Le texte porté par l’élue LREM obligera les plateformes à supprimer dans les 24 heures les contenus manifestement haineux. De même, il étend les pouvoirs du CSA sur ces intermédiaires techniques afin de les accompagner dans ces traitements, voire les sanctionner en cas de non-respect de leurs obligations.

Dans cette motion, signalée par Contexte, le CNB « constate que la proposition de loi ne prévoit pas des sanctions graduées, respectueuses du principe de proportionnalité », déplore-t-il. Il dénonce pareillement l’absence de recours effectif à une autorité judiciaire, regrettant lui-aussi « qu’aucune sanction ne soit non plus prévue contre un retrait abusif ».

De manière plus exotique, il « s’oppose à toute mesure qui tendrait à interdire l’anonymat sur les réseaux sociaux », alors que les intermédiaires ont déjà pour obligation de conserver un an durant les données de connexion des inscrits et contributeurs.

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À découvrir dans #LeBrief
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Les développeurs peuvent télécharger depuis hier soir les bêtas 2 de toutes les nouvelles plateformes présentées lors de la WWDC, y compris iPadOS dont les nouveautés suivent celles d’iOS 13.

On note quelques apports dans ces préversions, mais les testeurs seront surtout ravis d’apprendre que des profils spécifiques ont été mis en ligne contrairement à la première bêta, il n’est donc pas nécessaire pour un iPhone ou un iPad de télécharger le système complet et d’exécuter l’opération depuis un Mac avec Xcode 11 bêta ou Catalina.

Quelques nouveautés font leur apparition. Par exemple, Fichiers affiche désormais les partages réseaux SMB dans iOS 13 et iPadOS, suivant les promesses d’Apple de rendre l’application plus utile. Quelques nouveaux gestes avec les doigts apparaissent pour les Memojis (V de la victoire, doigts croisés…), Safari peut désactiver l’aperçu des liens et tvOS 13 a enfin son mode picture-in-picture.

Il s’agit pour l’instant de préversions réservées aux développeurs. Elles corrigent de nombreux bugs mais en contiennent encore beaucoup, avec des incompatibilités pour certaines applications, qui ne se lancent plus. Les bêtas publiques, qui devraient être plus fiables, sont attendues pour le mois prochain.

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Un contrat entre l'Agence spatiale européenne (ESA) et Arianespace a été signé à l'occasion du salon du Bourget.

Il s'agit de la première mission « lourde » du programme Cosmic Vision 2015–2025. « Juice consacrera au moins trois ans à l'observation détaillée de la planète géante gazeuse Jupiter, de trois de ses plus grandes lunes et de ses satellites potentiellement océaniques Ganymède, Europe et Callisto ».

La fenêtre de lancement s'ouvrira mi--2022 à bord d'une fusée Ariane 5 ou 64 (voir notre article) en fonction des disponibilités. Le satellite aura une masse au décollage de six tonnes. Après 7,5 années de voyage, une assistance gravitationnelle de la Terre, Vénus et Mars, la sonde entrera en orbite autour de Jupiter.

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Hier, pour l'ouverture du 53e salon international de l'aéronautique et de l'espace, la France, l’Allemagne et l’Espagne se sont engagés sur le prochain avion de combat qui devra remplacer les Rafale et Eurofighter en 2040.

« Paris et Berlin prévoient de dégager 150 millions d’euros d’ici fin 2019 et au total 4 milliards d’ici 2025, dont 2,5 milliards pour la France [...] La participation industrielle et financière de l’Espagne n’est pas encore fixée », explique Reuters.

Nos confrères rappellent que le Système de combat aérien du futur (alias SCAF) aura au moins un concurrent : le Tempest britannique. « La concurrence entre Européens, quand elle nous nuit par rapport aux Américains, aux Chinois, ou aux autres, est ridicule », a lâché Emmanuel Macron.

Dans un communiqué repris par Reuters, Dassault Aviation et Airbus espèrent que leurs contrats seront notifiés d'ici la fin de l'année pour lancer les hostilités : « Cette phase de démonstration couvrira la période allant de 2019 à la mi-2021 et marquera le point de départ du développement des démonstrateurs et des technologies du chasseur de nouvelle génération (NGF), des drones d’appui (Remote Carriers) et d’un ‘Air Combat Cloud’ (ACC), en vue d’un vol inaugural d’ici à 2026 ».

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L'arrivée du « puzzle game » avait déjà été annoncée, elle est désormais fixée au 10 juillet.

Le téléchargement sera gratuit, mais des achats dans l'application sont prévus, sans plus de détails pour l'instant. Des modes solo et Batailles sont de la partie. En attendant, il est possible de se préinscrire :

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Le décret de Donald Trump plaçant le Chinois sur liste noire a de lourdes conséquences pour ses clients, ses partenaires et lui-même. Le président et fondateur de Huawei estime que les pertes de son chiffre d'affaires sur l'année 2019 atteindraient 30 milliards de dollars.

Il ne s'attendait visiblement pas à ce que la volonté de « démolir » Huawei soit « aussi forte et omniprésente ». En cause, la fameuse liste noire sur laquelle se retrouve l'équipementier lui interdisant tout échange avec des sociétés américaines. Pour l'instant, il dispose d'un peu de répit avec une autorisation temporaire valable jusqu'à mi-août.

Un autre fabricant, américain cette fois-ci, en fait les frais : Broadcom. Lors de la publication de ses résultats trimestriels, il prévoit un chiffre d'affaires de 22,5 milliards de dollars pour 2019. C'est 2 milliards de dollars de moins qu'au premier trimestre, dont les résultats sont tombés le 14 mars, juste avant le décret.

Toujours dans les estimations pour l'année fiscale 2019, la marge d'exploitation est en baisse de 3 %