du 02 mars 2018
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Le CNRS veut se doter d'une structure dédiée à l'intégrité scientifique

Antoine Petit, président du CNRS depuis un peu plus d'un mois, explique qu'il a mis sur pied un groupe de travail qui devra faire « des propositions et des recommandations sur le traitement par le CNRS des questions de méconduite et de fraude scientifique ».

Le président souhaite que les choses bougent rapidement : il veut un pré-rapport d'ici deux mois, la version définitive dans trois mois et la mise en place du dispositif avant l'été. Antoine Petit se montre ferme : « j’attends de ce nouveau dispositif qu’il permette de sanctionner les fraudeurs à la juste hauteur de leurs méfaits, sans aucune complaisance, et qu’il assure une certaine sécurité juridique ».

Cette annonce n'est pas anodine : elle arrive quelques semaines après l'enquête visant Anne Peyroche, l'ex-présidente par intérim du CNRS. Comme l'explique Le Monde, elle avait été convoquée mi-janvier par sa hiérarchie « pour un entretien destiné à l’éclairer sur des anomalies constatées dans certains de ses articles ».

À la même période, le Ministère de lʼenseignement supérieur et de la recherche publiait un communiqué pour annoncer son remplacement à la tête du CNRS par Antoine Petit. Le gouvernement restait vague sur les raisons, évoquant simplement qu'Anne Peyroche se trouvait « pour l’heure empêchée ». D'après Le Figaro, elle n'aurait « pas été désavouée par le ministère ni par le CNRS », mais son remplacement « aurait été précipité pour des raisons de santé ».

Au même moment, la biologiste Catherine Jessus était sous le coup d'une commission d'enquête de la Sorbonne Université – CNRS pour « méconduites scientifiques ». Le rapport conclut finalement « n'avoir pas trouvé, dans les figures incriminées sur internet, de fondement à une méconduite scientifique de Mme Jessus ».

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