du 06 décembre 2017
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Le CES répond sur la diversité dans ses keynotes

Fin novembre, l'organisation GenderAvenger attaquait le Consumer Electronic Show dans une lettre, remarquant que l'ensemble des keynotes listées en ligne n'étaient composées que d'hommes.

« Pour présenter une keynote au CES, le conférencier doit diriger une large entité reconnue dans l'industrie. Aussi dérangeant que ce soit, il y a une quantité limitée de femmes à ces postes. Nous ressentons votre douleur. Cela nous ennuie aussi. L'industrie tech doit faire mieux » répond la Consumer Technology Association dans un communiqué.

Elle assure que de nombreuses femmes seront mises en avant dans la prochaine édition, en janvier 2018, rappelant que sa direction et les deux tiers de son personnel sont féminins. 275 femmes auraient donné des conférences l'an dernier au CES.

La réponse ne satisfait pas GenderAvenger, pour qui le CES doit revoir ses critères pour inclure plus de femmes. À Ad Age, Karen Chupka, vice-présidente du salon, répond qu'ouvrir les conférences à d'autres personnes que des dirigeants réduirait d'autant leur intérêt pour ceux qui présentent aujourd'hui des keynotes. Elle déclare par ailleurs que le CES a déjà changé ses méthodes pour inclure plus de conférencières hors de ces keynotes.

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Microsoft s’est associé à Upworks pour proposer un kit spécialisé dans la gestion des employés « temporaires ». Nommé Microsoft 365 freelance toolkit, il peut être utilisé pour gérer les contrats en freelance, autant que des intérimaires.

Les outils veulent répondre à une problématique spécifique : comment gérer facilement et rapidement des personnes ne restant pas longtemps dans une structure équipée de Microsoft 365 ? Il faut après tout créer des comptes, affecter des droits, etc.

Le kit doit répondre à de multiples cas d’usages, notamment l’installation dans une structure, avec mise en place rapide d’un environnement, guidage vers les procédures en cours, liens vers la documentation adéquate, FAQ, modèles et autres.

Lié à d’autres outils, il permettra d’automatiser des tâches à l’entrée et à la sortie, puisqu’il faut qu’un freelance par exemple n’ait plus aucun droit sur les données et canaux de conversation une fois qu’il ne travaille plus l’entreprise.

Le partenariat avec Upworks devrait d’ailleurs profiter aux deux sociétés. D’un côté, Microsoft se dote d’outils spécifiques, de l’autre Upworks pourrait récupérer de nouveaux clients, puisque le kit embarque des liens vers ses propres outils de gestion. Upworks est après tout spécialisée dans la visibilité des freelances.

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La Commission d'enrichissement de la langue française vient d'adopter de nouvelles traductions sur le vocabulaire de l'innovation, du droit et des finances.

Voici quelques exemples :

  • Mouse jacking : vol à la souris
  • Disruptive innovation : innovation de rupture
  • Technology push : innovation par l'offre
  • Revenge porn : pornodivulgation
  • Flash crash : krach éclair
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L’association Illyse cherche 5 520 euros pour payer les frais d’accès au service du réseau d’initiative publique (RIP) de la Loire, THD42. Les conditions tarifaires « semblent confirmer la possibilité de mettre en place un accès associatif à la fibre optique dès début 2019 ». Le montant est indifférent au nombre d’abonnés potentiel.

Comme l’explique la fédération des opérateurs associatifs français, FFDN, l’accès à la fibre est une condition de survie pour ces petits acteurs. Elle appelait d’ailleurs l’Arcep et Orange à ouvrir leurs réseaux à ces fournisseurs d’accès aux moyens limités.

L’association compte proposer une offre à 35 euros par mois, avec des frais d’ouverture de ligne. Le deuxième palier de la campagne (4 114 euros supplémentaires) doit leur permettre de devenir un registre Internet local (LIR), pour obtenir 1 024 adresses IPv4.

La campagne finit dans 30 jours et a collecté 1 515 euros pour le moment.

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Avec un peu de retard sur les autres plateformes de l’éditeur, watchOS 5.1.2 est maintenant disponible pour les Apple Watch.

Ses nouveautés se concentrent, on s’en doute, sur la récente Series 4, avec notamment de nouvelles « complications » pour le cadran Infographie, un raccourci Talkie-Walkie en plus dans le centre de contrôle et surtout la fonction ECG.

L’électrocardiogramme est pour rappel limité aux seuls États-Unis pour l’instant puisqu’il nécessite une validation par les autorités sanitaires de chaque marché pour être reconnu comme tel. Apple n’a pour l’instant reçu que l’approbation de la FDA (Food and Drug Administration).

L’utilisation est simple : on maintient un doigt pendant 30 secondes sur la couronne digitale de la montre, qui doit être portée. L’utilisateur obtient ensuite ses résultats, avec trois indicateurs principaux : rythme sinusal, pas concluant et fibrillation auriculaire.

Ce manque de précision entraîne un avertissement d’Apple sur cette fonction : elle ne constitue en aucun cas un diagnostic, mais peut signaler qu’un problème doit être creusé. La fibrillation auriculaire est ainsi une arythmie fréquente qui peut être déclenchée par d’autres problèmes et non par le cœur lui-même.

Reste que l’application ECG peut enregistrer les résultats sur la durée dans l’application Santé. Elle peut donc être utilisée pour assurer un suivi régulier du rythme cardiaque, Santé pouvant ensuite générer un PDF pour montrer les résultats à un médecin. Pas question cependant de détecter les crises cardiaques, caillots sanguins et autres problèmes.

watchOS 5.1.2 peut être installé depuis l’application parente sur un iPhone.

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Damien Collins, le parlementaire en charge de l’enquête sur les « fake news » et l’affaire Cambridge Analytica outre-Manche, a tiré un boulet de canon. Le 5 décembre, il a mis en ligne un document compilant des communications internes à Facebook.

Face au refus de Mark Zuckerberg d’être auditionné, le Parlement a sauté sur une occasion fin novembre, la visite du patron de Six4Three, une société en conflit ouvert avec le réseau social. Une visite à son hôtel a permis de récupérer une masse de documents internes à Facebook versées au procès.

Facebook a immédiatement demandé aux parlementaires de lui restituer ces messages, sans les diffuser, estimant qu’ils sont protégés par une décision de la Cour supérieure de San Mateo, responsable du procès. Une demande ignorée ici.

Damien Collins relève six points principaux :

  • Après le siphonage abusif de données d’amis par des sociétés (en premier lieu Cambridge Analytica), Facebook avait restreint cet accès pour les applications… sauf une liste blanche de partenaires qui aurait encore pu se passer du consentement des internautes concernés, ce qui resterait à confirmer.
  • L’accès aux données des amis aurait été une motivation importante dans la « Platform 3.0 » de Facebook, qui l’aurait valorisé. « L’idée de lier l’accès aux données d’amis à la valeur financière des relations avec les développeurs est une constante de ces documents. »
  • Les échanges de données avec les développeurs auraient aussi été importants dans la « Platform 3.0 » de Facebook.
  • Sur Android, face au tollé causé par l’accès possible aux métadonnées d’appels et de SMS, le réseau social aurait voulu cacher cet accès à la mise à jour de son application.
  • Facebook aurait exploité son réseau privé virtuel (VPN) Onavo pour obtenir des statistiques d’utilisation des mobinautes, sans qu’ils ne le sachent forcément.
  • Facebook aurait refusé l’accès à des données à des applications concurrentes, contribuant à leur échec, selon Damien Collins.

Nous aurons sûrement l’occasion de revenir plus en détail sur ces documents.