du 04 octobre 2019
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Il y a tout juste un mois, le laboratoire national de Brookhaven (BNL), annonçait avoir terminé la construction d'un réseau de capteurs affichant une définition totale de 3,2 Gpixels. La mise en service du télescope est prévue pour 2022, au Chili.

Aujourd'hui, c'est au tour du CNRS de revenir sur ce projet international. En effet, il intègre également un « échangeur de filtres », développé en France par cinq laboratoires. « Son rôle consiste à repositionner rapidement et très précisément les filtres de couleur les plus grands du monde, pour obtenir les plus belles images du spectacle céleste », explique le Centre national de la recherche scientifique dans une vidéo. 

« Ces filtres permettent de mesurer la couleur des objets célestes, ce qui nous renseigne notamment sur leurs distances », ajoute un des scientifiques en charge du projet. En effet, plus les galaxies s'éloignent rapidement, plus elles sont rouges (décalage vers le rouge ou redshift). 

Chaque filtre pèse entre 26 et 36 kg. Ils doivent bouger suivant les besoins du télescope et se « repositionner à mieux qu'un dixième de millimètre », avec un changement en moins de deux minutes. 

Enfin, le CNRS explique que le LSST « fournira l'équivalent de 30 To de données par nuit », soit un total de plusieurs dizaines de Po à la fin du projet. Une partie sera notamment stockée à Lyon.

Large Synoptic Survey Telescope : le CNRS revient sur l’échangeur de filtres réalisé en France
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