du 24 mai 2019
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La Pologne attaque la directive Droit d’auteur et son article 17 sur le filtrage

La Pologne a décidé d’attaquer la directive sur le droit d’auteur. C’est, sauf erreur, le premier pays a trainer le texte tout juste publié au Journal officiel de l’UE devant la Cour européenne de justice (CJUE). « La directive n’assure pas la balance entre la protection des ayants droit et les intérêts des citoyens et entreprises européennes » explique-t-elle dans un tweet.

De même, selon elle, le texte manque de clarté et engendre donc des incertitudes juridiques pour l’ensemble des parties prenantes. « Elle pourrait avoir un impact négatif sur la compétitivité sur le marché numérique et unique européen ». « Il y a un risque qu’elle gêne l’innovation au lieu de la promouvoir ». Mateusz Morawlecki, Premier ministre polonais : « nous sommes du côté de la liberté sur Internet ».

Contacté, le Parti Pirate se « félicite de cette initiative polonaise qui pourrait permettre de mettre sur le tapis une refonte de la directive copyright sur ses aspects liberticides, avec notamment la suppression de l'article 17 ».

Pierre Beyssac, quatrième de la liste, estime que « plus généralement, une réflexion sur les droits d'auteur reste de toute façon nécessaire sur le long terme à l'échelle européenne, car la situation actuelle, déséquilibrée en faveur de quelques intérêts privés, n'est pas satisfaisante, et pénalise tous les écosystèmes numériques ».

« Les Pirates français comptent bien s'y atteler dès qu'ils obtiendront des élus » conclut-il.

Dans leur programme disponible en ligne, le parti estime notamment que « les intermédiaires en ligne ne devraient pas être tenus responsables des actes de leurs utilisateurs », au motif que les filtres de téléchargement automatisés « entraînent souvent la suppression de contenus légaux, y compris la documentation des violations des droits de l'homme dans les zones de conflit, et empiètent sur les droits des utilisateurs d'utiliser des exceptions au droit d'auteur telles que la citation ou la parodie ».

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Lorsqu'une Page ou une personnalité poste un message public, le nombre de commentaires peut rapidement exploser. Le réseau social utilise depuis longtemps un algorithme afin de mettre les plus « pertinents » en avant en fonction de l'utilisateur.

Facebook annonce un peu de changement à venir avec une mise en avant des commentaires ayant une interaction de la Page ou de la personne à l'origine du message. Il en sera de même pour les commentaires des « amis » de l'utilisateur ayant publié le message initial.

Facebook continue son numéro d'équilibriste en affirmant qu'il ne poussera pas des messages de piètre qualité, même s'ils proviennent de la personne ayant publié le premier message, ou de ses amis.

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La Cour de justice de l’Union européenne a jugé que Gmail n’est pas un « service de communications électroniques ».  La BNetzA, agence fédérale des réseaux allemande, estimait que ce service était soumis à une obligation de déclaration, ce que contestait Google, victorieusement.

Ce jugement pourrait avoir des effets importants, notamment au regard de la loi sur le renseignement, relève l’avocat Me Alexandre Archambault. Et pour cause, les traitements algorithmiques de l’article 851-3 du Code de la sécurité intérieure (les « boîtes noires ») visent avant tous les opérateurs de communications électroniques, les FAO et les hébergeurs.

« La portée de cet arrêt est lourde de conséquences, puisqu’il pose la question de la validité des réquisitions judiciaires ciblant Gmail en tant qu'opérateur de communications électroniques, des sondes de l’ANSSI (visées à l’article) L.33-13 CPCE et autres boîtes noires » écrit le juriste, ancien directeur des affaires règlementaires de Free.

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Area 120 est, chez Google, l’incubateur maison auquel on doit plusieurs projets souvent liés à l’enseignement, au sens large. Par exemple, Grasshopper (versions Android et iOS) pour apprendre les bases du développement.

Il revient avec Game Builder, qui se propose de fournir tous les outils nécessaires au développement d’un jeu, sans avoir besoin d’écrire une seule ligne de code. L’outil irait donc plus loin en ce sens que Game Maker, qui simplifiait déjà largement le processus, mais ne pouvait pas se passer entièrement de code.

Le projet n’est techniquement pas neuf puisqu’il est disponible en accès anticipé sur Steam depuis le 1er novembre 2018. La version finale permet la diffusion générale et la prise en main de ce qui est à la fois un jeu et un outil, mais les notes accumulées alternent entre plutôt et très positives.

Principale différence avec les produits de cet acabit sortis jusqu’à présent : un mode « co-op » qui autorise le développement à plusieurs personnes en même temps. On y glisse/dépose des objets, personnages et autres, puis on connecte l’ensemble avec un système de liaisons logiques.

Game Builder ne peut bien sûr produire que des jeux reprenant son environnement, une sorte de sandbox rappelant Minecraft par certains aspects. À l’inverse, les développeurs plus chevronnés ne seront pas limités aux connexions proposées. Ils pourront créer leur propres interactions via JavaScript.

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Fin avril, quelques jours seulement avant l'arrivée officielle du Galaxy Fold, Samsung repoussait le lancement à une date indéterminée. Presque deux mois plus tard, nous sommes toujours sans nouvelle.

Aujourd'hui, Huawei lui emboîte le pas. Rien à voir cette fois avec la guerre que lui livrent les États-Unis. « Nous ne voulons pas lancer un produit qui détruirait notre réputation », explique un porte-parole de la société à CNBC.

Prévu pour ce mois de juin, il est finalement repoussé à septembre.

Comme le rappelle Reuters, Huawei prépare un plan B s'il devait être privé des Play Services de Google (il aura toujours accès à Android AOSP) : Hongmeng. Ce système pourrait être déployé « dans six à neuf mois » si les circonstances l'y obligent.

« Nous préférons bien sûr Google et Android, car nous sommes partenaires depuis de nombreuses années », ajoute Vincent Peng (président de Huawei en Europe occidentale).

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Selon une source de Kotaku concernée par ce changement, les employés auraient 60 jours pour trouver un nouveau poste au sein d'Amazon. Passé ce délai, ils seraient licenciés.

Le géant du Net confirme, en ajoutant que le but de cette réorganisation serait de donner la priorité à des jeux en cours de développement comme New World et Crucible. Aucune précision cependant sur le nombre de postes impactés. Selon nos confrères, ils seraient plusieurs dizaines.