du 27 mars 2018
Date

Choisir une autre édition

La police américaine des frontières exploite les données de Facebook

Dans la vague de révélations sur le laxisme de Facebook sur les données personnelles, The Intercept ajoute sa pierre. Le Service américain des douanes et de la protection des frontières (ICE) a utilisé les données du réseau social dans une enquête sur un suspect spécifique.

La police des frontières serait ainsi en mesure d'accéder au numéro de téléphone, aux adresses IP de connexion à un compte donné, avec la dernière date de présence. Un éclairage cru sur les outils d'analyse utilisés par ces autorités.

Selon Facebook, ces informations ne sont pas issues d'un système caché, mais sont bien le fruit d'une demande légale en bonne et due forme. Les requêtes seraient simples à produire pour la police, sans besoin de passer par un juge. Les informations seraient aussi croisées avec des données publiques des profils Facebook.

Dans un échange d'e-mails, consulté par The Intercept, un policier déclare pouvoir combiner ces informations avec celles de l'opérateur T-Mobile. La société Palantir est également mentionnée. Elle produit des outils de gestion de données et de surveillance pour de nombreuses autorités et services de renseignement, y compris les DGSE et DGSI françaises.

chargement Chargement des commentaires...